L'épopée de la Vendée

Roman historique

Le roman débute en 1830, lors de veillées organisées au château de La Helgue. Entouré de ses vieux compagnons de lutte, mais aussi de ses petits-enfants avides de récits chevaleresques, l’ancien combattant parle et se souvient. Il y a une délicieuse bonhomie dans ces souvenirs romanesques, distillés au coin du feu. 

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    PRESENT, Charles Benignet, décembre 2020 :

   A qui souhaite découvrir les guerres de l’Ouest « de l’intérieur », on ne saurait recommander de meilleures lectures que celles des Mémoires du temps, signés de Mesdames de La Rochejaquelein, de Bonchamps ou de La Bouëre. Dans ces textes, écrits de mains qui avaient parfois tenu le sabre ou égrené le chapelet aux côtés des insurgés, règne un souffle épique. En lisant Mme de La Rochejaquelein, les frères Goncourt ont cru voir « tout à la fois l’Iliade et Le Dernier des Mohicans ». Il y a un génie des Mémoires.

   C’est à ce genre qu’emprunte le touffu roman de Philippe Pichot-Bravard : L’Epopée de la Vendée. L’historien du droit se fait ici romancier, peignant par tableaux les épisodes majeurs de « la Grand’ Guerre » des provinces de l’Ouest. Philippe Pichot nous fait voyager dans le temps et dans l’espace, de la paroisse angevine fictive de Fonteville jusqu’aux rivages de la Manche ; des Tuileries assiégées aux chemins creux du Bas-Poitou. Dans ce voyage, le lecteur suit un guide, fictif lui aussi, mais aux traits terriblement réels : un certain Philippe de La Helgue, comte des confins méridionaux de l’Anjou, compagnon d’armes de Bonchamps, vétéran de l’Armée catholique et royale.

   Le roman débute en 1830, lors de veillées organisées au château de La Helgue. Entouré de ses vieux compagnons de lutte, mais aussi de ses petits-enfants avides de récits chevaleresques, l’ancien combattant parle et se souvient. Il y a une délicieuse bonhomie dans ces souvenirs romanesques, distillés au coin du feu. On s’imagine volontiers, devisant de l’épopée blanche avec Monsieur le comte, un verre d’armagnac ou de calva à la main.

   Le roman est d’autant plus chaleureux que l’auteur a mis, on le sent, une partie de lui-même dans le narrateur, avec qui il partage non seulement un prénom mais aussi une authentique gentilhommerie. Il y a du La Varende dans l’écosystème provincial mis en couleur par Philippe Pichot : un monde de seigneurs et de métayers, de braves gens et de « manants du roi ». Un univers de batailles et de veillées, de messes clandestines et de « chocs » au son du cor. Une France vivante, bigarrée, « hérissée de libertés », où le chevalier voisine avec le faux-saunier. Comme un vieil alcool, ce roman a mûri et pris une belle robe. Il s’agissait d’une œuvre de jeunesse, entreprise il y a plus de vingt ans par Philippe Pichot.

   Au fil du temps, au gré de vacances bretonnes, l’auteur y a ajouté scènes et personnages nouveaux, par petites touches impressionnistes. Il en résulte une édition nouvelle considérablement enrichie. De cette fresque, aux confins du roman d’aventures et du livre d’histoire, le lecteur retiendra aussi des moments d’anthologie, comme la passion de l’abbé Lagneau, sans doute inspirée de la mort du bienheureux Noël Pinot. Devant l’âtre, voilà une saine lecture, fenêtre vers une épopée bien française et intégralement déconfinée. A cheval !

    RADIO COURTOISIE, émission de l'abbé de Tanouarn Libre-journal de chrétienté ; Pichot-Bravard, octobre 2020.


L'auteur : Philippe Pichot-Bravard
Philippe Pichot-Bravard est docteur en droit et maître de conférences en histoire du droit public. Il a publié notamment Le Pape ou l'Empereur : les catholiques et napoléon III (Tempora, 2008) ; Conserver l'ordre constitutionnel XVI°-XIX° siècle (2011) ; Histoire constitutionnelle des parlements de l'Ancienne France (Ellipses, 2012).

4ème de couverture

   Autour de 1830, un gentilhomme vendéen confie ses souvenirs sur la Révolution et les guerres de Vendée. Personnage injustement méconnu, le comte de La Helgue a nourri ses mémoires du récit de ses compagnons d’armes, gentilshommes et paysans.

   Fidèle serviteur du roi Louis XVI, le comte de La Helgue est aux Tuileries le 10 août. Avec les siens, il échappe de justesse aux massacres de Septembre. Au mois de mars 1793, les paysans de sa paroisse d’Anjou viennent lui demander de prendre leur commandement. Avec son fils, ses amis et ses vassaux, il rejoint alors Bonchamps dont il est l’un des lieutenants. Il combat dans la Vendée, avant de suivre l’Armée catholique et royale dans la Virée de Galerne. Blessé lors de la déroute du Mans, rescapé de Savenay, il rentre sur ses terres prendre la tête de la résistance face aux colonnes infernales qui exterminent la population. Plus tard, il rejoint la chouannerie bretonne, combattant sous les ordres de Georges Cadoudal à la lisière de la forêt de Brocéliande. Au cours de ces années terribles, il voit mourir nombre de ses proches, noyés, guillotinés ou tués dans le bocage.

   Son épopée s’identifie donc avec celle des guerres de Vendée, et sa plume enlevée témoigne au coeur des violences de la Révolution de cet esprit français qui fait tout le charme du XVIIIe siècle. Elle dépeint des manants prenant les armes pour défendre leur foi, leurs familles, leurs libertés et leur terre, illustrant la force d’âme de ces paysans et gentilshommes, unis dans une même résistance héroïque à la régénération totalitaire imposée par la Convention, fidèles à Dieu, fidèles au Roi.

Fiche technique

Mot clé Guerres Vendée-Bretagne
Catégories Livres Histoire Littérature - Art - Musique Révolution - Vendée... Romans français et étrangers
ÉditeurVia Romana
ReliureBroché
ParutionAoût 2020
Nombre de pages312
Hauteur24
Largeur16
Épaisseur2.5

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