Le chemin de la Croix-des-Ames

Préface de François Angelier.

Pour Bernanos la Seconde Guerre mondiale marque la fin d'un monde, l'avènement d'une civilisation de masses, le règne de la technologie, "de la matière qui prévaut lentement contre l'homme alors qu'il se donne l'illusion de l'asservir"...

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   Au-delà du témoignage, cette édition du Chemin de la Croix-des-Ames prend une résonnance particulière aujourd'hui...


L'auteur : Georges Bernanos
Georges Bernanos est né à Paris en 1888. Romancier, journaliste, conférencier et pamphlétaire au style passionné, il débute sa carrière comme journaliste. Engagé volontaire durant la Première Guerre mondiale et blessé plusieurs fois, il en restera profondément marqué. Il devient inspecteur d'assurances et sillonne la France, écrivant dans les trains ou les hôtels. En 1926, il publie son premier roman, Sous le soleil de Satan, qui connaît un succès immédiat.
En 1929, il obtient le prix Femina pour La Joie, et reçoit plus tard le Prix du roman de l'Académie française pour Le Journal d'un curé de campagne. En 1937, témoin de la répression en Espagne, il fustige les exactions du franquisme dans Les Grands Cimetières sous la lune. En 1938, il part au Brésil où il deviendra l'un des écrivains majeurs de la Résistance française. De retour en France en 1945, il écrit Dialogues des Carmélites.
Georges Bernanos meurt à Neuilly le 5 juillet 1948.

4ème de couverture

   Lorsque Georges Bernanos commence à rédiger les articles qui formeront Le Chemin de la Croix-des-Ames, il est au Brésil. Quelques mois avant l'appel du 18 juin 1940 dans "Les enfants humiliés", il prophétisait : "Mon pays est soigneusement tenu dans l'ignorance de ce qu'il défend, de ce qu'il risque de perdre, de ce qu'il est presque sûr de perdre si quelque miracle ne suscite pas au dernier moment un homme qui parle enfin à son coeur, à ses entrailles." A un ami, il confie début 1940 : "Dans la plus profonde humiliation et avec une honte écrasante, je viens de reprendre conscience de mon pays".

   A travers ses articles écrits entre 1940 et 1945 dans les journaux brésiliens ou pour la BBC, Bernanos dénonce les responsabilités dans la défaite française, la France de Vichy, la collaboration. Il soutient la Résistance, et De Gaulle. Mais il voit aussi plus loin. Car la Seconde Guerre mondiale marque la fin d'un monde, l'avénement d'une civilisation de masses, le règne de la technologie, "de la matière qui prévaut lentement contre l'homme alors qu'il se donne l'illusion de l'asservir". Cette crise sans précédent, qu'il a entrevue dix ans plus tôt, est celle d'une société dont le but "est la simple consommation de ce qui est (...) à mesure qu'approche le jour attendu, infaillible, de la libération absolue de l'homme, non pas de l'Homo sapiens du philosophe antique, mais de l'homme total, qui ne se connaît ni Dieu ni maître, étant à soi seul sa propre fin".

   Une telle crise appelle une révolution des consciences.

Fiche technique

Catégories Livres Littérature Récits - Chroniques
ÉditeurLe Rocher
ReliureBroché
Parution2017
Nombre de pages644
Hauteur23.5
Largeur15
Épaisseur2.7
Poids0.814

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