Okinawa 1945

La dernière grande bataille de la Seconde Guerre mondiale qui clôt ainsi, dans le sang, un cycle commencé à la fin des années trente.

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PHILIPPE CONRAD, historien, octobre 2023, facebook.

RADIO COUTOISIE, Livre journal des amitiés françaises, Thierry Delcourt, le 1er octobre 2023 : Apocalypse à Okinawa 

HISTORIA : « La dernière bataille de la Seconde Guerre mondiale a trouvé son historien. »

MEDIAS PRESSE INFO septembre 2023 : 

   Ivan Cadeau, officier et docteur en histoire, est chef du bureau Doctrine, opérations et renseignement au Service historique de la Défense. Spécialiste des guerres d’Indochine et de Corée, il intervient régulièrement devant les cadres de l’armée de terre et est l’auteur de nombreux articles et ouvrages. Son nouvel ouvrage Okinawa 1945 vient d’être publié chez Perrin en collaboration avec le Ministère des Armées.

   Okinawa occupe une place singulière puisqu’elle est non seulement la seule bataille qui se déroule véritablement sur le sol japonais, mais surtout parce qu’elle constitue la dernière bataille de la Seconde Guerre mondiale. Elle clôt dans le sang, et en atteignant un degré de violence jusqu’alors inédit dans le Pacifique, le cycle d’opérations militaires qui secouent la planète depuis la fin des années 1930. Le sort réservé aux habitants d’Okinawa et des îles environnantes symbolise également l’horreur que subissent les populations civiles en guerre, en Europe comme en Asie, écrasées sous les bombes.

   Typhon d’acier

   Quant aux soldats, japonais comme américains, les conditions particulières du combat font d’Okinawa un cas à part. Certes, Guadalcanal, Tarawa, Peleliu ou encore Iwo Jima, pour ne citer qu’eux, ont causé des pertes importantes et connu des épisodes marquants, mais Okinawa les surpasse par leur ampleur : avec plus de 12.500 tués, elle est pour les Américains la plus meurtrière des batailles livrées sur le théâtre d’opérations de l’Asie-Pacifique. Par certains de ses aspects, elle rappelle également les engagements emblématiques de la Première Guerre mondiale tels Verdun et Passchendaele. Les duels d’artillerie et l’intensité du feu dépassent ce que les soldats du Mikado, les GI’s et les Marines, même vétérans des campagnes précédentes, ont pu endurer. Ce sont eux, notamment, qui donnent à la bataille d’Okinawa son surnom de “Typhon d’acier”, quand la mémoire japonaise évoque plutôt la “Pluie d’acier”. Plus de 25.000 soldats de la 10e armée américaine, trop longtemps exposés à l’artillerie nippone, au stress et à la peur, sont incapables de poursuivre la lutte et doivent être retirés du front et mis au repos, pris de tremblements incontrôlés ou plongés dans un état catatonique. Ces syndromes touchent également – et c’est une autre nouveauté – des centaines de marins de l’US Navy soumis entre avril et juin 1945 aux attaques kamikazes, projetés parfois par vagues de centaines d’appareils contre les bâtiments américains.

   Un ouvrage d’une grande clarté qui méritera l’attention de tous les amateurs d’histoire militaire.


L'auteur : Ivan Cadeau
Officier et docteur en histoire, Ivan Cadeau est chef du bureau Doctrine, opérations et renseignement au Service historique de la Défense. Spécialiste des guerres d’Indochine et de Corée, il intervient régulièrement au profit des cadres de l'armée de terre et est l’auteur de nombreux articles et ouvrages. Son dernier livre Cao Bang 1950. Premier désastre français en Indochine (Perrin) est sorti en juin 2022.

4ème de couverture

" Typhon d'acier ". C'est ainsi que la bataille d'Okinawa est surnommée. Le déluge de feu que les forces américaines font pleuvoir sur les défenseurs japonais de l'île entre les mois d'avril et de juin 1945 semble en effet justifier cette appellation. Pour les Etats-Unis, il s'agit de s'emparer d'un tremplin avant le déclenchement de l'opération finale : la conquête du Japon.

   Pour ce dernier, au contraire, le but est de provoquer un tel bain de sang parmi les GI's et les Marines que Washington renonce à son projet d'invasion, mais accepte également d'abandonner le principe de capitulation sans condition qui permettrait la sauvegarde des institutions impériales. Pour ces raisons, les combats qui se déroulent dans les airs, sur terre et sur mer dans l'archipel des Ryukyu prennent un caractère acharné et sans pitié.

   Pour la première fois de l'histoire, des vagues de centaines d'avions kamikazes sont lancés contre la flotte américaine sous les yeux incrédules des marins de la Navy. Les soldats de la 32e armée japonaise, retranchés dans l'incroyable système défensif qu'ils ont construit, entendent vendre chèrement leur vie, et la capture de chaque colline, de chaque crête fait l'objet de pertes extrêmement élevées chez les deux adversaires. Quelque peu éclipsée par le largage des bombes atomiques sur Hiroshima et Nagasaki, la bataille d'Okinawa mérite pourtant d'être mieux connue, non seulement par ses aspects titanesques, mais aussi parce qu'elle constitue la dernière grande bataille de la Seconde Guerre mondiale et clôt ainsi, dans le sang, un cycle commencé à la fin des années trente.

Fiche technique

Catégories Livres Histoire Histoire militaire Deuxième Guerre Mondiale
ÉditeurPerrin & Ministère de la défense
ReliureBroché
ParutionSeptembre 2023
Nombre de pages284
Hauteur22
Largeur16
Épaisseur2.3
Poids0.422 kg

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