Monseigneur Vladimir Ghika vagabond apostolique

Illustrations de Louis-Bernard Koch,

Préface de Mgr Philippe Brizard.

Un bienheureux, prêtre pour le diocèse de Paris et lien entre orthodoxie et catholicisme.

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   Né dans l’orthodoxie, Vladimir Ghika est éduqué, avec ses frères et soeurs, dans les bonnes écoles françaises de l‘époque : voilà de jeunes orthodoxes dans un pays catholique qui suivent leur gouvernante au culte protestant ! Le tournant décisif de la vie du jeune aristocrate se produit à Rome. En 1902, après un long cheminement spirituel, il fait son entrée officielle dans l’église catholique. Pour lui, il insiste, il ne s’agit pas d’une conversion. Car il était déjà "catholique d’esprit et de coeur".

   Sa vocation sacerdotale naissante est cependant contrariée par sa mère qui s’en inquiète… et s’en ouvre au pape Pie X ! Vladimir obéit mais suit les mêmes études qu’un prêtre, chose extraordinaire pour un laïc à l’époque ! À Paris, il se lie avec les élites catholiques françaises de l’époque dont les Maritain. Tout prince qu’il est, sa préférence va aux pauvres et aux malades. Il se dévoue sans compter aux côtés des Filles de la Charité à tel point qu’on le surnomme "soeur Vladimir".

   Enfin, à l’âge de 50 ans, il franchit le pas et est ordonné prêtre devant toutes les têtes couronnées et découronnées d’Europe. Son ministère est hors-norme : il célèbre pour les deux rites latin et byzantin, côtoie le pape et l’empereur du japon tout en vivant un temps dans une baraque misérable de Villejuif. Quand il ne confesse pas dans son église de la rue de Sèvres, il voyage à travers le monde, il enseigne et il prie. Inlassablement, il implore. À tel point qu’il obtient des guérisons miraculeuses de son vivant !

   Il projetait d’ouvrir une léproserie en Roumanie lorsque la Seconde Guerre mondiale éclate. Beaucoup fuient le régime communiste. Lui choisit de rester parmi ses compatriotes. À Bucarest, il devient le "catalyseur" de l’église gréco-catholique en proie à la pire des persécutions. C’est un Mgr Ghika âgé de 80 ans qui est finalement arrêté en novembre 1952 et torturé sans aucun égard pour son grand âge. Mais, tel saint Paul sous les verrous, il professe encore avec douceur que "Rien n’est plus honorable que d’être détenu pour la cause de Jésus-Christ."

   Il meurt d’épuisement le 16 mai 1954. Reconnu martyr de la Foi, Monseigneur Vladimir Ghika a été béatifié le 31 août 2013.


L'auteur : Gaëtan Evrard

4ème de couverture

   Prince roumain, Vladimir Ghika est né à Constantinople. Baptisé selon le rite orthodoxe, ordonné prêtre catholique du diocèse de Paris, il a voyagé à travers le monde comme missionnaire. En 1939, il est en Roumanie lorsque la guerre éclate. Il poursuit alors son ministère de prêtre auprès de ses compatriotes et, face au communisme, soutient l'Eglise gréco-catholique roumaine persécutée.

   En 1952, il est arrêté, torturé et, après un simulacre de procès, il meurt en prison âgé de 80 ans, le 16 mai 1954.

   Reconnu martyr de la foi il est béatifié le 31 août 2013.

Fiche technique

Catégories Livres Bandes dessinées De 12 à 15 ans
ÉditeurLe Triomphe
CollectionLe vent de l'histoire
Âge conseilléDe 11 à 15 ans
ReliureAlbum relié
ParutionSeptembre 2020
Nombre de pages42
Hauteur29
Largeur22.5
Épaisseur0.8
Poids0.420 kg

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