Le procès du commandant de Saint Marc

Nous ne laisserons pas notre honneur en Algérie

Préface d'Olivier Dard.

" Depuis mon âge d’homme, Monsieur le Président, j’ai vécu pas mal d’épreuves, la Résistance, la Gestapo, Langenstein, trois séjours en Indochine, la guerre d’Algérie, Suez, encore la guerre d’Algérie..."

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   L'HOMME NOUVEAU, Philippe Maxence, juillet 2021 : 

   Le 5 juin 1961, le commandant Hélie Denoix de Saint Marc se retrouve face aux juges du Haut Tribunal militaire. Pourquoi cet officier valeureux, ancien résistant et déporté, soldat d’Indochine et d’Algérie, doit-il être confronté aux jugements des hommes ? Dans sa déclaration liminaire, l’officier donne déjà une réponse à cette question : « On ne peut lui (au soldat, NDLR) demander de tricher, de se dédire, de se contredire, de mentir, de se renier, de se parjurer… » Sa présence comme accusé s’inscrit donc dans la fidélité à la parole donnée pour maintenir l’Algérie à la France, parole donnée par d’autres mais assumée par l’armée au prix de nombreux morts. En avril 1961, le commandant de Saint Marc a entraîné son régiment, le 1er REP, dans le putsch et il a tenu à en endosser l’échec. Il sera finalement condamné à dix ans de détention criminelle avec des circonstances atténuantes.

   L’ouvrage rapporte la sténographie du procès, faisant revivre ces moments de grandes tensions entre les interrogatoires du prévenu et le bal des témoins. Les notes de Bernard Zeller permettent de bien situer les protagonistes et la préface de l’historien Olivier Dard, spécialiste de cette période, de replacer le procès dans le parcours de Saint Marc, modèle de haute exigence morale.

   MEDIA PRESSE INFO, juin 2021 :

     ..L’affaire se termine en pantalonnade et les légionnaires de Saint Marc se rendent aux autorités en chantant à tue-tête : «Non, rien de rien, je ne regrette rien…», d’Edith Piaf.

   Quarante ans plus tard, Saint Marc est devenu un mythe au sein de l’armée française. Il était reçu par les grands chefs, adulé à Saint-Cyr, et ses nombreux livres ont rencontrés un large public, bien au-delà des casernes. En novembre 2011, il a été élevé à la dignité de Grand Croix de la Légion d’honneur, la plus haute distinction que la République peut conférer. » Ce livre est là pour témoigner de la grandeur d’un engagement au-delà des intérêts politiques. Pour que les jeunes générations connaissent ces pages tragiques, ces pages d’honneur.. 


L'auteur : Bernard Zeller
Polytechnicien, ingénieur de l'armement, Bernard Zeller a fait toute sa carrière dans les industries de la Défense et de l’Espace. Sa présente étude rigoureuse et documentée bénéficie de l’accès récent aux archives du secrétariat de la Présidence de la République.

4ème de couverture

   Le 5 juin 1961, le commandant Hélie Denoix de Saint Marc est traduit devant le Haut Tribunal Militaire créé pour juger les principaux protagonistes du « putsch » d’Alger du 22 avril 1961.

   Une semaine auparavant, les généraux Challe et Zeller, à l’encontre desquels le ministre de la Justice Edmond Michelet avait enjoint au procureur général de requérir la peine de mort, ont bénéficié de circonstances atténuantes et été condamnés à une peine de quinze années de détention criminelle.

   Hélie de Saint Marc fait à son procès une déclaration liminaire qui fera date. " Depuis mon âge d’homme, Monsieur le Président, j’ai vécu pas mal d’épreuves, la Résistance, la Gestapo, Langenstein, trois séjours en Indochine, la guerre d’Algérie, Suez, encore la guerre d’Algérie (…) On nous a fait faire tous les métiers, oui…, tous les métiers, parce que personne ne pouvait, ne voulait les faire. Nous avons mis dans l’accomplissement de notre mission, souvent ingrate, parfois amère, toute notre foi, toute notre jeunesse, tout notre enthousiasme. Nous avons laissé le meilleur de nous-mêmes (…) Monsieur le Président, on peut demander beaucoup à un soldat, en particulier de mourir : c’est son métier. On ne peut lui demander de tricher, de se dédire, de se contredire, de mentir, de se renier, de se parjurer (…)"

   Le compte rendu intégral du procès plonge le lecteur, minute après minute, déposition après déposition, au cœur du drame personnel et collectif que fut pour l’armée et d’abord pour Saint Marc le processus d’abandon de l’Algérie et de ses habitants après celui de l’Indochine.

Video

Passé-Présent, TV Liberté, émission de Philippe Conrad

Fiche technique

Catégories Livres Histoire Histoire de France Algérie - Histoire - Guerres...
ÉditeurNouvelles Editions Latines
ReliureBroché
ParutionMai 2021
Nombre de pages214
Hauteur22
Largeur14
Épaisseur1.8

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