Blanche de Castille
Gérard Sivéry
En épousant un roi de France qu'elle avait aimé avec passion, Louis VIII, elle fit siens les intérêts du lignage capétien et ceux de la France. Dès l'annonce de sa mort (1252), elle s'inscrit dans la mémoire des hommes, et la conscience collective se souvient d'elle comme d'une très grande reine ayant su mater la révolte des grands féodaux, mis un terme à la terrible guerre des Albigeois et surtout préservé l'héritage politique de Philippe Auguste en consolidant les institutions royales menacées.
Ce souvenir n'exclut pas quelques défauts biens réels que ses contemporains ne se sont pas fait faute de lui reprocher durement : despotisme politique, autoritarisme familial, mesquine jalousie envers sa belle-fille, Marguerite de Provence ; l'amour du pouvoir l'a conduite à certains excès.
Malgré tout, sa personnalité apparaît comme plus complexe, avec des formes inattendues de profonde sentimentalité et, parfois, avec une tolérance indéniable.
| Édition | Fayard |
| Parution | 1999 |
| Nombre de pages | 293 |
| Dimensions (cm) | 15.5 x 24 |
Mais l'unanimité se fait sur son rôle : elle est un grand témoin de notre histoire nationale. En outre, sa puissance et son action montrent la place tenue par certaines femmes à l'apogée du Moyen Age.