Le secret de la sérénité. La confiance en Dieu avec saint François de Sales

Apprendre l'abandon avec saint François de Sales, ce docteur de la douce charité. Apprendre à suivre les pas du maître de la sérénité qui "possédait une paix imperturbable et la communiquait à ceux qui s'approchaient de lui".

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   PRESENT, Anne Le Pape, extraits de l'entretien avec l'auteur, 29 janvier 2022 :

— Cette année est celle du 400e anniversaire de la mort de saint François de Sales. Peut-il encore nous servir de guide ?

— Sous bien des aspects, saint François de Sales (1567-1622) est de plain-pied avec nous, sa doctrine est très parlante pour notre époque. Il ne s’est pas contenté de recopier une doctrine spirituelle lue dans des livres, il l’a vécue, cela donne une très grande force à son enseigne- ment : il est à la fois témoin et maître. D’autre part, même s’il n’était qu’un évêque de province, il subissait ce qu’il appelait « la presse » – le stress ou la pression, dirions-nous aujourd’hui. Voici ce qu’il écrit à une dame de l’époque, facilement inquiète : « J’ai tant d’affaires moi-même, et plus de cinquante lettres à répondre ! Si je voulais m’empresser parmi tout cela, je me perdrais, mais je ne veux ni m’empresser ni me troubler. Faites comme cela, ma fille, car le temps est nôtre. » — Le côté concret des enseignements de saint François de Sales est-il ce qui peut le plus « parler » à des lecteurs contemporains ? — Saint François de Sales ne « plane » pas. Il considère les personnes « réelles », il demande qu’on prenne à bras le-corps les situations concrètes : « Ne désirez point de n’être pas ce que vous êtes, mais désirez d’être fort bien ce que vous êtes. […] Chacun aime selon son goût ; peu de gens aiment selon leur devoir et goût de Notre Seigneur. A quoi cela sert-il de bâtir des châteaux en Espagne, puisqu’il nous faut habiter en France ? »

— Quels sont selon vous les manques les plus criants dans le discours actuel sur la nouvelle évangélisation ?

— Aujourd’hui, les évangélisateurs, par-delà la diversité de leur mission, font preuve de grande générosité et d’inventivité admirable. Cela dit, on peut se demander si le discours sur la nouvelle évangélisation ne se réduit pas parfois à un kit de trucs, à une technique de marketing. Il faut oser le redire, les âmes, ça s’achète ! Le silence concernant la mortification au service des conversions trahit la légèreté du discours actuel en matière d’évangélisation. François de Sales jeûnait pour obtenir le retourne- ment des protestants. Il en est de même avec le déni plus ou moins diffus de la croix dans le discours pastoral. On peut se demander si c’est encore le « vrai » Jésus qu’on annonce… notre Sauveur est inséparablement le Crucifié et la Glorifié.

— « L’abandonnement à Dieu » est-il si facile ?

— L’abandon à Dieu – qu’à l’époque de saint François de Sales on appelait abandonnement – est un chemin. Saint François de Sales, comme tous les saints, est persuadé que la Providence de Dieu s’occupe des moindres détails de notre vie. Le cœur de l’abandon salésien consiste donc à s’unir à la volonté de la Providence se manifestant en chaque instant : « … il faut avoir une grande confiance pour s’abandonner sans aucune réserve à la Providence divine. […] Notre Seigneur prend soin de tout et conduit tout. […] Rien ne peut nous arriver sans que Dieu ne nous en fasse tirer du bien et de l’utilité. » Bien évidemment, on ne parvient pas à cette remise totale de soi en Dieu sans de multiples exercices d’assouplissement, sans une mort progressive de notre volonté propre : « Il y en a fort peu qui embrassent la pratique de cet abandonnement, lequel n’est autre chose qu’une parfaite indifférence à recevoir toute sorte d’événements, selon qu’ils arrivent par l’ordre de la providence de Dieu, aussi bien l’affliction comme la consolation, la maladie comme la santé, la pauvreté comme les richesses, le mépris comme l’honneur et l’opprobre comme la gloire. » Une chose est certaine, la personne qui entrera résolument dans cet abandon à la Providence y trouvera paix intérieure et transformation profonde de son âme. Elle sera même tout étonnée de voir sa vie se simplifier. 

   ALETEIA 23 janvier 2022

   RADIO NOTRE DAME 17 janvier 2022


L'auteur : Père Joël Guibert
Le père Joël Guibert, prêtre du diocèse de Nantes, exerce sa mission entre l'écriture de livres de spiritualité Il est l'auteur, entre autres, de Renaître d'en haut, L'art d'être libre, Rendre amour pour amour et de La puissance de la Foi, Prêcher dans l'esprit saint et assure la prédication de retraites destinées à tout public.

4ème de couverture

   Les saints sont certainement les meilleurs médecins de l'âme humaine, les thérapeutes les plus compétents pour soigner notre mal-être profond. Leur doctrine est sûre parce qu'ils ont expérimenté le pouvoir curatif et pacifiant des remèdes qu'ils préconisent. Saint François de Sales, « Docteur de l'Amour », enseigne et nous invite à l'abandon confiant entre les mains de Dieu. Or, nous le savons bien, le plus compliqué dans la vie, c'est d'avancer avec simplicité et confiance.

   À l'école de ce docteur de la douce charité, le père Joël Guibert nous guide pas à pas pour vivre et faire grandir cette remise de nous-mêmes entre les mains du Seigneur, que ce soit par la prière ou par nos actions quotidiennes. Mûris par l'expérience, vient pour nous le moment de recueillir les fruits délicieux et les immenses bienfaits de l'union de nos coeurs avec celui de Dieu.

Fiche technique

Catégories Livres Religion Spiritualité
ÉditeurArtège
ReliureBroché
Parution5 janvier 2022
Nombre de pages263
Hauteur21
Largeur14
Épaisseur2.2
Poids0.350 kg

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