L'Ecole des illettrés - Réapprendre à lire et à écrire
Plaidoyer engagé pour un enseignement accessible à tous, ce livre est également une déclaration d'amour à la langue française et à ceux qui la transmettent.
Au sommaire :
- Introduction - B.a. -ba : à la recherche du temps perdu - "Le livre se meurt, le livre est mort" - L'épidémie qui en cachait une autre - Le voyageur sans bagage - L'agonie de la logique : des cerveaux déstructurés - Questions d'avenir - Invitation - Notes.
L'HOMME NOUVEAU, 26 septembre 2026 :
Professeur de lettres en classe préparatoire, Madeleine de Jessey pousse un cri d’alarme à propos de l’effondrement du ni - veau de la langue des jeu nes Français. Elle insiste notamment sur le fait que l’orthographe n’est pas seule en cause, mais aussi la syntaxe et la compréhension logique. Ce plaidoyer propose également des pistes de réformes qui ne concernent pas seulement les professeurs mais aussi les parents, premiers responsables de l’éducation des enfants.
LE JDD, Aziliz Le Corre : la pauvreté du langage emmure un jeune en lui-même !
Dans son livre, l’enseignante en classes préparatoires dresse un réquisitoire contre les choix pédagogiques de l’Éducation nationale. À l'occasion de la rentrée scolaire, elle plaide pour un retour aux fondamentaux et des réformes radicales.
- Le JDD. Dans votre essai, vous affirmez que l’Éducation nationale a « installé et amplifié » les difficultés des élèves. Que reprochez-vous à l’institution ?
- Madeleine de Jessey. Dans un désir à la fois très romantique et très orgueilleux de révolutionner les pratiques du passé, jugées trop verticales, et en l’absence de tout principe de précaution, l’Éducation nationale s’est enthousiasmée pour des théories pédagogiques (méthodes idéo-visuelles et mixtes, pédagogie de l’éveil, dénigrement de la grammaire…) qui n’avaient aucune assise scientifique et ne pouvaient se prévaloir d’aucun retour d’expérience. Dans le même temps, les professeurs des écoles ont été considérablement fragilisés dans leur stature de sachants par une formation qui s’est peu à peu éloignée du savoir disciplinaire et des réalités du terrain et qui les a réduits au statut d’animateurs de classe, face à des jeunes en manque croissant de cadre. À...[...]
LE FIGARO MAGAZINE, le 28 août 2026 Judith Waintraub :
La professeur de lettres classiques mène un combat en faveur de la refonte de l’enseignement du français. Dans L’École des illettrés, elle décrit son effondrement, qu’elle a constaté jusqu’en prépa, où elle exerce actuellement, et propose des solutions.
- LE FIGARO MAGAZINE. - Vous avez intitulé votre livre L’École des illettrés . Cela signifie-t-il que tous les enfants sont concernés, quel que soit leur milieu social ?
- Madeleine de JESSEY. - Oui, absolument. À l’issue de mes études, alors que je n’avais ni expérience ni formation adaptée à ce type de public, j’ai été nommée professeur de lettres dans un collège des Hauts-de-Seine : les élèves y étaient majoritairement issus de l’immigration. Il y avait dans ma classe des situations compliquées, notamment des enfants venant de familles indifférentes ou hostiles à l’institution scolaire et d’autres qui avaient dû passer par une UPE2A (Unité pédagogique pour élèves allophones nouveaux arrivants, NDLR). Ces collégiens avaient d’énormes lacunes en expression écrite : j’étais heureuse lorsqu’un élève me rendait quatre lignes sans faute de construction de phrase ! Mais ils avaient aussi beaucoup de curiosité ainsi qu’une grande capacité d’émerveillement, peut-être supérieures…
Enseignante de lettres en classes préparatoires, Madeleine de Jessey voit chaque année paraître devant elle le « produit fini » de l'Éducation nationale : des jeunes tout juste sortis du Lycée au terme de quinze années de scolarité. Le constat est sans appel : des lacunes linguistiques, culturelles et intellectuelles considérables.
Elle dresse dans cet essai le diagnostic de l'effondrement du niveau de langue des jeunes Français, tous milieux confondus : incapacité à lire avec aisance, syntaxe disloquée, vocabulaire indigent, mémoire atrophiée, et ce jusque dans les filières les plus sélectives du cursus littéraire. Remontant méthodiquement aux origines de la situation, elle propose des réformes ciblées, forte de cette certitude : la maîtrise de notre langue conditionne notre capacité à penser, à raisonner, à nous exprimer, à résister aux manipulations, et, en dernière instance, à nous émanciper.
Plaidoyer engagé pour un enseignement accessible à tous, ce livre est également une déclaration d'amour à la langue française et à ceux qui la transmettent.

Enseignante de Lettres en classes préparatoires
Fiche technique
- Reliure
- Broché, couverture souple
- Parution
- 2 septembre 2026
- Nombre de pages
- 256
- Hauteur
- 22.5
- Largeur
- 14.5
- Épaisseur
- 2.1
- Poids en KG
- 0.364