Pierre de Porcaro l'un des "Cinquante" mort à Dauchau en 1945

L'abbé Pierre de Porcaro est béatifié à Paris en novembre 2025 avec 49 compagnons morts à Dachau.

Artège
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L'HOMME NOUVEAU, Aliette Bernard, décembre 2025 :

   Cette réédition d’un livre de Mgr Charles Molette, grand spécialiste de l’histoire des chrétiens face au nazisme, est particulièrement bienvenue alors que le procès en béatification de l’abbé de Porcaro est engagé. L’auteur retrace ici la courte existence (1904-1945) de ce fils de militaire, qui entre au séminaire en 1923, habité d’une « vitalité débordante ». Une fois ordonné prêtre, en 1929, Pierre de Porcaro est nommé au petit séminaire. « Au point de vue humain, écrit-il, c’est ce que je redoutais le plus. » Mais ce premier fiat ouvre la voie à beaucoup d’autres, jusqu’au sacrifice suprême. Il se dévoue ensuite au sein des patronages et quand la guerre éclate, il est finalement fait prisonnier mais refuse de travailler pour l’ennemi. Libéré, son évêque lui demande, en 1943, de repartir clandestinement en Allemagne au sein de la Mission Saint-Paul, comme ouvrier du STO. Alors qu’il est en Allemagne, les nazis décident de réprimer l’apostolat catholique français.

   Le 11 septembre 1944, Porcaro est arrêté et envoyé ensuite à Dachau où il meurt. Saintement ! Il est l’un de ces témoins d’une résistance spirituelle entièrement fondée sur la charité. Un bel exemple.

COUP DE COEUR 123 LOISIRS, décembre 2025 :

   Le 3 décembre 1943, Ernest Kaltenbrunner, le terrible chef de la Gestapo, signa un décret contre « l’activité de l’action catholique française au sein des travailleurs civils français dans le Reich ». Cela entraîna l’arrestation et la déportation des scouts, membres de la JOC ainsi que des prêtres clandestins qui assuraient le soutien spirituel de leurs compatriotes envoyés en Allemagne pour le STO (Service du Travail Obligatoire). Parmi eux, se trouvait un prêtre du diocèse de Versailles, l’abbé de Porcaro.

   Pierre de Porcaro était né le 10 août 1904 à Dinan. Son père, militaire, meurt pour la France en 1916. La famille s’installe à Versailles ; c’est dans cette ville que Pierre rentre au séminaire. Il est ordonné prêtre en 1929. Vicaire à la paroisse de Saint-Germain-en-Laye, il s’illustra particulièrement dans la pastorale des jeunes et anima avec ardeur le patronage, appelé le « Trait d’Union ». Acteur de théâtre hors-pair, bon camarade, gai et dynamique, il mit toute son énergie au soin des âmes. Le 10 avril 1943, Mgr Roland-Gosselin, évêque de Versailles lui demande de partir pour être aumônier des travailleurs en Allemagne, à la suite des prêtres partis avec la Mission Saint-Paul. La réponse de Pierre est immédiate : « Au final, est-il besoin de réfléchir ? L’évêque émet un souhait : n’est-ce pas Dieu qui me parle par lui. (…) La discussion n’est pas possible. Demain matin, je vais à Versailles. Je dis « oui » d’avance. » « En toute confiance, en tout abandon, en tout amour, j’offre au bon Dieu cette nouvelle tranche de vie, peut-être la dernière. Comme il veut ! » Cette acceptation rapide le mena jusqu’au sacrifice suprême et à la mort, foudroyé par le typhus contracté auprès des détenus en détresse qu’il venait assister.

   Martyr de la foi, il compte parmi les « Cinquante » béatifiés à Notre-Dame de Paris le 13 décembre 2025.

L'HOMME NOUVEAU, N°1843, Aliette Bernard, novembre 2025 :

   Cette réédition d’un livre de Mgr Charles Molette, grand spécialiste de l’histoire des chrétiens face au nazisme, est particulièrement bienvenue alors que le procès en béatification de l’abbé de Porcaro est engagé. L’auteur retrace ici la courte existence (1904-1945) de ce fils de militaire, qui entre au séminaire en 1923, habité d’une « vitalité débordante ».

   Une fois ordonné prêtre, en 1929, Pierre de Porcaro est nommé au petit séminaire. « Au point de vue humain, écrit-il, c’est ce que je redoutais le plus. » Mais ce premier fiat ouvre la voie à beaucoup d’autres, jusqu’au sacrifice suprême. Il se dévoue ensuite au sein des patronages et quand la guerre éclate, il est finalement fait prisonnier mais refuse de travailler pour l’ennemi. Libéré, son évêque lui demande, en 1943, de repartir clandestinement en Allemagne au sein de la Mission Saint-Paul, comme ouvrier du STO. Alors qu’il est en Allemagne, les nazis décident de réprimer l’apostolat catholique français. Le 11 septembre 1944, Porcaro est arrêté et envoyé ensuite à Dachau où il meurt. Saintement !

   Il est l’un de ces témoins d’une résistance spirituelle entièrement fondée sur la charité. Un bel exemple. Aliette Bernard

   Ce livre évoque la lutte – trop souvent méconnue – que les nazis entreprirent contre tout ce qui était chrétien en Allemagne.

   À travers la lumineuse figure de l'abbé Pierre de Porcaro, né à Dinan, prêtre du diocèse de Versailles, parti en 1943 comme aumônier clandestin sous l'habit d'ouvrier à Dresde, mort à Dachau le 12 mars 1945, c'est le décret de persécution nazi du 3 décembre 1943 qui est mis en évidence. En Thuringe, à Berlin, en Saxe, en Silésie, en Autriche… Les arrestations et déportations des scouts, jacistes et prêtres clandestins illustrent le projet nazi d'éradiquer l'action catholique française au sein des travailleurs civils français dans le Reich, donc d'éradiquer le christianisme de « l'Europe nouvelle ».

   L'histoire de l'abbé Pierre de Porcaro est celle d'une résistance authentique, mais exclusivement spirituelle : « Je veux aider le Christ à porter sa croix : mon départ n'a pas d'autre signification ».

   Mgr Charles Molette, spécialiste d'histoire religieuse contemporaine, depuis ses grands travaux sur la prise de conscience des responsabilités du laïcat catholique dans l'Église et la cité, a défriché la réaction des catholiques français en face de l'idéologie nazie. Il a ainsi contribué à révéler que la Seconde Guerre mondiale avait une dimension idéologique, visant à détruire toute trace d'humanité chez l'" homme nouveau " nazifié. Il a été canoniquement désigné comme " postulateur général de la cause de béatification collective " des Cinquante martyrs victimes du décret de persécution explicitement porté contre l'activité de l'action catholique française au sein des travailleurs civils français requis dans le Reich ".

Editeur : Artège
9791033617211

Fiche technique

Reliure
Broché, couverture souple
Parution
2025
Nombre de pages
140
Hauteur
21.5
Largeur
13.5
Épaisseur
1.2
Poids en KG
0.184

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