Prédications - Carnets spirituels N° 78
Editorial de l'abbé Michel Simoulin : Cette série de conférences est une de mes préférées !
Cette série de conférences est une de mes préférées !
D’abord parce qu’elle est l’œuvre du Père lui-même : non seulement les textes, mais leur agencement et les prières qui les jalonnent, tout a été conçu par ses soins, et l’ensemble a ainsi constitué un des tout premiers carnets publiés par le Père.
Ensuite, le thème abordé est le thème central de notre Foi et de notre prédication. Plus ou moins directement toute notre religion se réfère au mystère de la Croix.
Il suffit donc de les lire et, surtout, de les méditer pour retrouver le cœur du Père, et, surtout, celui de Jésus-Christ.
Nous avons ajouté quelques textes beaucoup plus récents, dans lesquels le Père livre un peu son cœur et son drame intime face aux déviations de la vie religieuse et sacerdotale depuis le dernier concile. Elles peuvent paraître dures et sévères, mais on ne peut nier leur vérité, et on ne peut connaître vraiment le Père si on ignore cela.

1902-1984. Le Père Bernard-Marie de Chivré aura été, comme le Père Calmel, l’image exemplaire d’un religieux dominicain ayant subi une continuelle persécution ecclésiastique pour sa fidélité. Fidèle aux traditions et à la vocation de son Ordre ; fidèle à la théologie du Docteur commun de l’Église, saint Thomas d’Aquin ; fidèle à la dévotion dominicaine à la Vierge Marie, fidèle au chapelet, le P. de Chivré a été persécuté surtout pour son inébranlable fidélité, dans le rite dominicain, à la messe catholique traditionnelle, latine et grégorienne.
Avant d’être persécuté pour sa fidélité à la messe, le P. de Chivré était déjà mortellement suspect pour son amitié militante à l’égard d’Itinéraires la revue de Jean Madiran. Cette longue amitié militante a commencé avec la naissance de la revue, et le P. de Chivré l’a maintenue jusqu’à sa mort. C’était une grande partie de sa pensée, de sa préoccupation, de sa sollicitude, de sa vie.