Le tournant de la Régence - 1715-1723
Comment on est passé de l'absolutisme royal à la République, de la France catholique à la laïcité belliqueuse, du bien commun au profit sans entrave, une autre vision du siècle des Lumières.
Une recherche universitaire qui éclaire notre siècle.
Historienne, Marion Sigaut étudie, recherche... Différents travaux l’ont conduite à remettre en cause l’idée du progrès apporté par les Lumières. Elle montre au contraire que celles-ci permirent l’émergence du monde bourgeois et libéral opposé à une monarchie et un ordre chrétien qui, loin d’opprimer le peuple comme on veut aujourd’hui nous le faire accroire, étaient le rempart des faibles contre les puissants et la consolation des plus pauvres. L’Histoire, telle qu’elle est enseignée dans nos écoles et relayée par nos médias, empêche de comprendre le monde actuel et de le saisir dans une critique globale.
Une réécriture orientée dans le but de nous forcer à penser dans une seule direction : celle du progrès contre la tradition, de la raison contre l’esprit et de la liberté contre une supposée tyrannie. Combat contre la tyrannie qui nous amène, de façon bien plus certaine, à la « servitude volontaire ».
La Régence dura à peine huit ans, de 1715 à 1723, mais ces huit années marquèrent un tournant irréversible, traçant le sillon qui allait mener à la Révolution. Dès le lendemain de la mort du roi Louis XIV, son testament fut foulé au pied, les jansénistes et le Parlement imposèrent leurs volontés, Philippe d’Orléans était nommé régent. La dette laissée par le Roi-Soleil était abyssale. Arrive alors un Écossais nommé John Law et son « système » : billets de papier, Banque générale et Compagnie du Mississippi, créant la première grande bulle de l’histoire financière. Pendant ce temps, à Marseille, parce que les autorités avaient refusé des précautions qui auraient nui au commerce, la peste tuait la moitié de la population...
Alors qu'elle n'a duré que huit ans, de la mort de Louis XIV en 1715 à la majorité de Louis XV en 1723, la régence a durablement laissé sa trace dans la mémoire collective : il existe un style Régence.
"L'aimable régence, où l'on fit tout excepté pénitence". Voltaire, fut le remps du réveil des parlements, du bandit Cartouche, de la première expérience de papier-monnaie, de la peste qui a failli rayer Marseille de la carte...
Dirigée par le surprenant tandem du prince Philippe et du fils d'un apothicaire, personnages hauts en couleur, cultivés autan que mal embouchés, la Régence devra naviguer entre un Parlement frondeur auquel Philippe céda en voulant bien faire, et la nécessité impérieuse de rétablir les finances et de sauver la paix, nous faisant passer en permanence du tragique au cocasse.
Marion Sigaut, née le 2 juin 1950 à Paris, est historienne et romancière. Résidant en Bourgogne, elle écrit depuis l’automne 2011 des articles de vulgarisation historique sur l’absolutisme royal et ses opposants, De la centralisation monarchique à la révolution bourgeoise...
Son étude décapante sur Voltaire est un succès.
Ses cinq premiers livres sont des récits autobiographiques relatant sa vie en Palestine occupée. En 2001, Marion Sigaut reprend ses études d’Histoire. Titulaire d’un troisième cycle à l’Université de Paris VII, elle publie en 2008 La Marche rouge, les enfants perdus de l’Hôpital général et en mars 2010, Mourir à l’ombre des Lumières, l’énigme Damiens. En décembre 2010 paraît Le Mystère du tableau de David.
En 2012, Kontre Kulture édite un de ses premiers romans : Du Kibboutz à l’Intifada.
Marion Sigaut donne de nombreuses conférences que l'on peut voir ou revoir sur internet et anime le site marionsigaut.fr
Fiche technique
- Collection
- Les Manuels d'Histoire de Marion Sigaut
- Parution
- 2017 - Nouvelle édition 2026
- Nombre de pages
- 222
- Hauteur
- 21
- Largeur
- 15