Auteur de la série Brigitte, Berthe Bernage apporte au roman d'Elisabeth la même vision romanesque, saine et optimiste de l'existence, défendant des valeurs, une morale toujours d'actualité (ouvrages couronnés par l'Académie française).
Le roman d'éducation d'une jeune fille de milieu aisé, Elisabeth Morlainville, épargnée de tout souci matériel, mais livrée à elle-même en raison de l'absence d'unité familiale.
D'une extrême générosité, sensible, ouverte et tolérante, Elisabeth trouve le bonheur dans le don de soi et aspire à rendre heureux les gens qui l'entourent. Une tâche difficile que s'impose la jeune fille, surnommée « Liseron » en raison de sa pureté, sa fraîcheur et de son caractère sauvage.
La guerre fait rage, dévastant la France et les familles, celle d'Elisabeth comme celle de Florent, prisonnier au loin en Allemagne.
Alertes, incendies, bombardements, résistance, dénonciation, prison, évasion, ces mots si forts sont devenus les plus courants dans ces temps de tourmente.
Elisabeth doit rester courageuse, pour soutenir par la pensée le jeune Florent, toujours prisonnier, pour soigner sa belle-mère Jeanine, qui vieillit sans vouloir l'admettre, pour réconforter son père le poète, dont la carrière semble compromise...
Berthe Bernage (Paris 11 août 1886 - Paris 2 mai 1972), connue sous le pseudonyme de Bettine ou celui de Bernerette. naît à Paris, dans le quartier bourgeois de St Philippe du Roule, dans une famille d'universitaires tant du côté paternel que maternel. Elle est la cadette de six filles Diplômée es Lettres de la Sorbonne, Berthe est jeune femme cultivée et spirituelle. Dès son enfance elle a observé et noté le comportement de son entourage bourgeois, milieu dans lequel elle évolue, où seuls, ordre, discipline, devoir, sacrifice, amour de la patrie et bons sentiments sont de rigueur. C'est du moins ce qu'elle croit et retient. Ses tableaux enfantins deviennent peu à peu des contes qu'elle lit à ses amis puis qu'elle envoie à quelques revues bien pensantes qui les acceptent.
Ainsi en 1923 elle commence véritablement une carrière littéraire. Très active dans les organisations catholiques, elle participa en octobre 1932 avec Marguerite Bourcet qu'elle avait connue aux Vieillées à une retraite d'écrivains catholiques organisée par le Père Bessières au Couvent de la Solitude à Versailles : y furent fondées les Journées des Femmes écrivains Catholiques, rencontres-retraites qui se tinrent trois fois par an dans les années suivantes. En 1934 Berthe devient sociétaire de la Société des Gens de Lettres.
On peut considérer l'ensemble des écrits de Berthe Bernage comme une littérature morale écrite dans le but de faire des jeunes filles, de bonnes maîtresses de maison, des femmes du monde, de la bonne société, mais en fait très éloignée de la vie du plus grand nombre. Pourtant ses romans eurent un grand succès auprès des femmes de classes moins favorisées justement car ils apportaient le rêve d'un autre monde qui leur était inaccessible. Elle resta toujours fidèle à Gautier-Languereau et à sa mort leur légua tous ses biens. Elle a écrit plus de 50 livres qui comprennent la série de Brigitte et Le Roman d'Elisabeth ainsi que des livres de savoir vivre qui sont encore édités.
Elle reçut trois fois le Grand Prix de l'Académie Française. Ses livres furent traduits en plusieurs langues.
- 1930 : Prix Sobrier-Arnould de l'Académie française pour Brigitte
- 1939 : Prix Louis-Paul-Miller de l'Académie française pour Elle et son mari
- 1950 : Prix Montyon de l'Académie française pour Le Roman d'Elisabeth
Fiche technique
- Âge conseillé
- À partir de 12 ans
- Parution
- 2001
- Nombre de pages ou Durée
- 200
- Hauteur
- 20.5
- Largeur
- 13