Pour le bien des pauvres - Vie de Claude et Marguerite de La Garaye
Préface de Mgr Denis Moutel.
PLAISIR DE LIREN°206, septembre 2026 :
Président de la commission historique d’enquête diocésaine en vue de la béatification du « couple » formé par M. et Mme de La Garaye, l’auteur y recueille tous les documents et retrace l’évolution de leur personnalité et de leur comportement au cours de leur vie.
Claude de La Garaye, fringant mousquetaire, cadet non de Gascogne mais de Bretagne, rescapé du siège de Namur a dix-sept ans en 1692. Subitement héritier de grands biens à vingt et un ans, il épouse en 1701, « par amour », Marguerite Piquet de La Motte, charmante cavalière fortunée. Installés au château de la Garaye, 26 ils partagent pendant près de huit ans, une vie mondaine entre gestion de leurs biens, grandes chasses et éclatantes réceptions. Peu à peu, leur destinée bascule : accident de Marguerite qui la prive de tout espoir de descendance, morts subites de plusieurs proches, rencontre de plusieurs prédicateurs émérites, retraites spirituelles, conversions et décisions instantanées et communes qui leur offrent une nouvelle fécondité. « Tout ce que vous ferez au plus petit d’entre les miens, c’est à moi que vous le ferez ». Pour l’amour de Dieu, tous deux mettent au service des pauvres toutes leurs capacités matérielles, manuelles, intellectuelles et spirituelles, partageant réellement une vie quotidienne réglée avec tous : malades, indigents, visiteurs, étrangers, curieux et bienfaiteurs. Que de maux soignés ou guéris, que d’âmes éclairées et sauvées !
Pour qui ce livre ? Ce gros ouvrage enrichi d’un encart illustré, augmenté de plusieurs pages (références, témoignages, recueil des sources, chronologies) destinées à convaincre de la véracité du récit ne doit arrêter aucun lecteur car la vie de ce couple est une histoire qui ne peut laisser indifférent et porte à méditer sur la miséricorde divine et la richesse du lien conjugal chrétien.
Au sommaire :
- Une noblesse récente, parlementaire et fortunée - La belle vie - Les huit années d'une conversion progressive - L'exercice d'une charité intelligente - L'Hôpital de La Garaye - La recherche pour le bien des pauvres - Des dévots sans extase - Convertis mais toujours à place - L'organisation d'une charité durable - Sainte mort et mémoire de saints
- Conclusion ; Une histoire qui ne laisse pas indifférent
- Annexe :la relation de Dom Trottier
Un cahier de 6 pages de photos et documents.
Le souvenir demeure vif, en Bretagne, du dévouement hors-norme d’un couple exceptionnel : près de trois siècles après leur disparition, bien des familles gardent mémoire des « époux charitables ». Unis par un amour d’une rare sincérité au XIII° siècle, Claude et Marguerite de La Garaye ont profondément marqué les esprits par leur engagement au service des malades et des pauvres.
Rien ne les y destinait. Issus de la noblesse parlementaire bretonne, promis à une existence aisée, ils transforment pourtant leur château en hôpital après une conversion radicale. Il a trente-cinq ans ; elle vingt-neuf. Leur fortune, leurs talents, leur vie : tout sera désormais consacré aux plus démunis.
Ils ne sont pas entrés en religion ; ils n’ont pas renoncé à leurs biens. Leur choix n’en est pas moins radical : pendant quarante-cinq ans, ils vont se donner avec compétence, générosité et prudence. Lui se forme en chirurgie et en chimie ; elle dans le soin des yeux et l’art de guérir les plaies. Ensemble, ils soignent, innovent et servent. Éclatante démonstration de ce que la sainteté peut être vécue au coeur du monde, dans le mariage. Voici la biographie, scientifique et exemplaire, de ce couple dont la cause de béatification est aujourd’hui ouverte.
Claude et Marguerite de La Garaye n’ont pas fini de faire parler d’eux…

Jean-Marie Gueullette, dominicain, est théologien à l'Université catholique de Lyon. Ses travaux sur l'histoire de la spiritualité et sur le père Lataste l'ont amené à travailler la question de l'influence de Maître Eckhart en France au XVIIe siècle. Il a publié plusieurs ouvrages aux Éditions du Cerf, dont Laisse Dieu être Dieu en toi (2002).