Les idées royalistes

Préface de Guillaume Staub.

"Seule la Monarchie assure le salut public et répondant de l'ordre, prévient les maux publics que l'antisémitisme et le nationalisme dénoncent. Organe nécessaire de tout intérêt général, la Monarchie relève l'autorité, les libertés la prospérité et l'honneur."

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   Charles Maurras (1868–1952) est un écrivain, journaliste et philosophe politique français. Né à Martigues il se forme par une culture classique rigoureuse. Il fonde au tournant du XXᵉ siècle la doctrine du nationalisme intégral, conciliant la grande tradition contrerévolutionnaire et le nationalisme. Figure centrale de l’Action française, qu’il dirige intellectuellement, il défend la monarchie héréditaire comme principe d’ordre et de continuité. Écrivain prolifique, il marque la critique littéraire, la poésie et l’essai politique. Académicien en 1938, il soutien au régime de Vichy. Condamné en 1945 à la réclusion et à l’indignité nationale, il est libéré pour raisons de santé. Il meurt à Tours en 1952, laissant une œuvre majeure mais profondément controversée qui il influença de près ou de loin des écrivains mais aussi des hommes politiques : de Bernanos à Maritain en passant par Marcel Proust, du général De Gaulle à François Mitterrand en passant par Georges Pompidou…

LE SALON BEIGE, G. Staub, 8 avril 2026 :

   Tous nos compatriotes se lamentent sur la déliquescence de notre nation, sur son archipélisation pour reprendre les mots de Jérôme Fourquet. Il n’y a plus de socle civilisationnel commun, les religions sont nombreuses, les opinions politiques diverses, chaque petit détail de la vie quotidienne renvoyant au gouffre qui ne cesse de se creuser entre les citoyens ; essayez seulement d’organiser des repas dans une cantine scolaire – végétariens, halal, et j’en passe ! A contrario, encore trop peu de Français s’aperçoivent que cette atomisation n’est pas due à un concours de circonstances, ni à de simples mauvaises politiques, mais bien à une matrice politique initiale excessivement délétère qui se nomme République française. [...]

  « D’abord, écartons l’utopie. › ― Charles Maurras. Toute la sève de ce livret est contenue dans cette formule. Et quelle utopie, quelle île imaginaire gangrène notre pays depuis plus de deux siècles ? Nulle autre que cette nation-contrat des jacobins, qui confond société et État, les fondant sur le principe abstrait de la volonté générale : cette République « une et indivisible », qui ne reconnaît aucun intermédiaire entre la nation et des individus isolés les uns des autres. La conception maurrassienne de la nation, quant à elle, repose sur la reconnaissance d’un topos, d’une réalité concrète : une construction historique, enracinée, unique.

   Chez Maurras, la nation ne peut exister sans les corps qui la composent : familles, provinces, villes… Les hommes y sont les parties de corps intermédiaires, cercles concentriques nécessaires à toute cohésion véritable. Maurras rappelle ici l’impérieuse nécessité d’une conception fédéraliste et décentralisatrice de la nation. Car la nature ayant horreur du vide, si vous supprimez les corps intermédiaires naturels, d’autres viendront occuper leur place : partis politiques, coteries et autres groupes, rarement au service de la nation.

   Ce sera la mort de l’utopie ou la nôtre.

 

    Charles Maurras (1868–1952) est un écrivain, journaliste et philosophe politique français. Né à Martigues il se forme par une culture classique rigoureuse. Il fonde au tournant du XXᵉ siècle la doctrine du nationalisme intégral, conciliant la grande tradition contrerévolutionnaire et le nationalisme. Figure centrale de l’Action française, qu’il dirige intellectuellement, il défend la monarchie héréditaire comme principe d’ordre et de continuité. Écrivain prolifique, il marque la critique littéraire, la poésie et l’essai politique. Académicien en 1938, il soutien au régime de Vichy. Condamné en 1945 à la réclusion et à l’indignité nationale, il est libéré pour raisons de santé.

   Il meurt à Tours en 1952, laissant une œuvre majeure mais profondément controversée qui il influença de près ou de loin des écrivains mais aussi des hommes politiques : de Bernanos à Maritain en passant par Marcel Proust, du général De Gaulle à François Mitterrand en passant par Georges Pompidou…

9782493750129

Fiche technique

Reliure
Broché, couverture souple
Parution
2025
Nombre de pages
64
Hauteur
18
Largeur
13
Poids en KG
0.091

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