La tragédie d'un Stuart Jacques II d'Angleterre - Récit littéraire
A l’heure où certains ont la prétention d’afficher que le temps des livres est terminé, voici un livre d’altitude qui ne cache pas son ambition de célébrer l’art littéraire comme étant la voix haute pour rendre grâce à l’histoire autant qu’à ceux qui l’ont servie.
Un récit passionnant à conseiller à tous ceux qui ne croient pas que l’Europe se confond avec la Commission de Bruxelles et pour qui les mots de fidélité et d’honneur ne sont pas de vains mots.
PASSÉ-PRÉSENT, sur TV liberté, le 06 mai 2026 :
Le 5 novembre 1688, une flotte hollandaise de deux cents navires longe les côtes anglaises. À sa tête : Guillaume d'Orange, prince des Provinces-Unies. Il n'est pas venu en conquérant. Il a été invité - par sept lords protestants anglais - à prendre la couronne d'un roi en exercice. Ce roi, c'est Jacques II d'Angleterre. Stuart. Catholique. Fils d'un roi décapité. En quelques semaines, sans bataille décisive, il perd tout : son armée, ses généraux, ses fils, son trône. Et il fuit - vers la France, vers Louis XIV, vers l'exil. L'histoire a retenu l'événement sous le nom de Glorieuse Révolution. Un triomphe de la liberté et du parlementarisme, dit-on. Bertrand de Ramondy, lui, y voit autre chose : un coup de force dynastique, orchestré de l'intérieur, contre un roi dont le seul crime était sa foi. Son livre, "Jacques II d'Angleterre, la tragédie d'un Stuart", paru chez Godefroy de Bouillon, est une contre-lecture assumée de l'un des tournants les plus mal connus de l'histoire britannique.
LE SALON BEIGE, Michel Janva, 31 janvier 2026 :
Notre ami Bertrand de Ramondy vient de publier son premier ouvrage sur un sujet, aujourd’hui à peu près ignoré de tous et qui, pourtant, enflamma l’Europe voici quelques siècles : le renversement des Stuarts et le combat de Jacques II d’Angleterre face à Guillaume d’Orange.
Récit passionnant et poignant (et, ce qui ne gâte rien, fort bien écrit!). Jacques II avait découvert la vérité de la foi catholique – alors que son prédécesseur Henri VIII avait rompu avec Rome et que le parlement et les notables anglais, copieusement enrichis par le schisme et la spoliation des biens de l’Eglise, avaient posé toutes sortes de barrières pour empêcher le règne d’un roi catholique. Tout au long de ce livre, se noue sous nos yeux un drame cornélien: le roi choisit de suivre sa conscience et voit son gendre lui voler le trône, sous les yeux désolés des fidèles. Le livre éclaire aussi puissamment le lecteur français sur les différences entre la monarchie anglaise et la nôtre. D’abord au plan de la légitimité: de 987 à 1789, une seule famille a occupé le trône de France quand quatre ou cinq dynasties se sont succédées à Londres, souvent après de féroces guerres civiles. Mais aussi au plan de la nation: si les libertés provinciales étaient bien plus larges sous l’Ancien Régime qu’aujourd’hui, nous n’avions pas un monarque regroupant plusieurs couronnes indépendantes sur une même tête (on mesure en particulier la fidélité particulière des Ecossais aux Stuarts – bien plus grande que celle des Anglais puisque les Stuarts avaient été rois d’Ecosse avant d’être rois d’Angleterre). Mais, surtout, c’est la question religieuse qui traverse tout ce récit : si Guillaume d’Orange l’emporte finalement, c’est qu’il incarne le protestantisme contre le catholicisme. Il bénéficie donc du soutien d’une bonne partie de l’industrieuse Europe du Nord et surtout des plus riches du royaume d’Angleterre, peu désireux de perdre les fortunes qu’ils avaient volées à l’Eglise catholique. Tandis que Jacques II ne bénéficie que du soutien de Louis XIV – soutien puissant, certes, mais aussi soutien de l’ennemi héréditaire.
Un récit passionnant à conseiller à tous ceux qui ne croient pas que l’Europe se confond avec la Commission de Bruxelles et pour qui les mots de fidélité et d’honneur ne sont pas de vains mots.
Hiver 1688. Par un coup de force magistral signé de son propre gendre, l’intrigant Guillaume d’Orange, Jacques II d’Angleterre vacille en quelques semaines du trône des Stuart hérité de ses ancêtres. Comment en était-on arrivé là ?
Pour tirer ce drame au clair, Bertrand de Ramondy s’est glissé dans la peau d’un roi livré au sort des réprouvés. Sa jeunesse guerroyeuse. Sa conversion au catholicisme. Devenu roi, son impuissance à gouverner une Angleterre gagnée à l’anglicanisme. Dépossédé de sa couronne, son incapacité à la reconquérir. Pour finir, son exil et sa mort sur cette terre de France qui lui offrira son ultime thébaïde. En dressant le portrait foisonnant d’un monde qui bascule, ce récit au souffle épique autant que coloré nous fait revivre la grande épopée des Stuart. Il nous fait découvrir un homme plus attachant, plus noble, que ce que l’histoire convenue nous a légué de ce roi d’un autre temps. Dans des pages qui font feu de tout bois, l’auteur jongle avec la grande et la petite histoire, faits historiques et séquences romanesques, scènes de guerre et chapelets de poésie dans les splendeurs des territoires du nord.
Cela nous vaut une galerie de personnages hauts en couleurs. Outre Guillaume d’Orange, Marie Stuart, le duc de Marlborough, Henri VIII, Olivier Cromwell, le général Dundee et jusqu’au prince Charles-Edouard Stuart qui 45 ans après la mort de son grand-père tentera gaillardement de reconquérir le trône perdu de ses aïeux. Chemin faisant, laissant courir sa plume hors des sentiers battus, Bertrand de Ramondy ne résiste pas au plaisir de faire des variations sur l’écheveau touffu des relations franco-anglaises, sur le calvaire de vivre en catholique dans un pays hostile en fin XVIIe siècle, sur l’audace indomptable qui habite l’âme aventureuse des guerriers d’Ecosse et d’Irlande, sur les grandeurs du passé, la modernité, la jeunesse, la guerre, la royauté, la foi, la mort, tout en se risquant à faire des va-et-vient entre le monde d’hier et celui d’aujourd’hui.
A l’heure où certains ont la prétention d’afficher que le temps des livres est terminé, voici un livre d’altitude qui ne cache pas son ambition de célébrer l’art littéraire comme étant la voix haute pour rendre grâce à l’histoire autant qu’à ceux qui l’ont servie.
Après une carrière de consultant, Bertrand de Ramondy collabore à des revues littéraires, passionné d’histoire, voyageur assidu des pays d’outre-Manche.
La tragédie d’un Stuart est son premier ouvrage.
Fiche technique
- Reliure
- Broché, couverture souple
- Parution
- Novembre 2025
- Nombre de pages
- 380
- Hauteur
- 24
- Largeur
- 16
- Épaisseur
- 3
- Poids en KG
- 0.653