• Nouveau

Vive le roi quand même ! Les derniers défenseurs de l'Ancien régime 1788-1792

Une leçon riche d'enseignements, notamment sur les racines du conservatisme en France, l'histoire des droites et leur impossibilité à s'entendre...

Perrin
25,00 €
TTC
En stock - Expédition sous 1/2 jours ouvrables

LE FIGARO MAGAZINE, Jean Sévillia le 1er novembre 2026  : « 1789-1792, ces députés qui voulaient la réforme, mais sans la table rase révolutionnaire » 

   Jacques de Saint Victor remonte au lendemain de la révolution française et raconte la naissance du clivage politique fondamental entre gauche et droite, lorsque les députés délibérèrent sur le droit de veto à accorder à Louis XVI. Passer la publicité Publicité Aux états généraux de 1789, dont le Parlement de Paris avait imposé la convocation à Louis XVI, environ un quart des députés appartenait à la noblesse. À partir de l’ouverture des états généraux, tout s’était enchaîné : proclamation du tiers comme Assemblée nationale, serment des députés de donner une Constitution à la France, réunion du clergé et de la noblesse au tiers état, prise de la Bastille, nuit du 4 août. Le 11 septembre 1789, les députés délibérèrent sur le droit de veto accordé à Louis XVI : à droite du président s’installèrent les défenseurs d’un veto absolu qui aurait permis au roi de rejeter définitivement toute loi, à sa gauche ceux qui préconisaient un simple veto suspensif, et qui eurent gain de cause…[...]

      1789, les Etats généraux se proclament Assemblée constituante et renversent la monarchie séculaire au profit de la nouvelle souveraineté de la nation. Face à cet ouragan, trois cent députés, issus pour la plupart de l'ordre de la noblesse et du clergé, se rassemblent pour former le groupe que ses adversaires affublent du sobriquet de "noirs", portant le deuil de l'Ancien Régime, ou "d'aristocrates", bientôt promis à l'exil ou à la lanterne.

   Grands seigneurs ou simples hobereaux, prélats, abbés de cour ou curés de campagne, mais aussi bourgeois pour une minorité, ils offrent un condensé de l'ancien monde, soudain réunis autour d'un trône en pleine déliquescence. Loin d'être tous des réactionnaires bornés, et homme comptent quelques orateurs d'exception qui perçoivent d'emblée la dérive jacobine et tentent de la conjurer en alertant un Louis XVI qui pourtant se méfie d'eux. Beaucoup sont arrivés en 1789 en disciples de Montesquieu, désireux de limiter le pourvoir royal ; mais le cours de la révolution les transforme bientôt en défenseurs de cet Ancien régime qu'ils étaient venus réformer. Certains, proches de Burke, tentent d'esquisser la première union des droites de notre histoire, tandis que d'autres prônent une contre-révolution intégrale en s'appuyant sue la pape Pie VI.

   Jacques de Saint Victor raconte l'histoire méconnue de cette naissance de la droite qu'il poursuit jusqu'à la restauration, dans un récit très enlevé, nourri à de nombreuses archives, croisant les événements marquants avec les grands débats parlementaires, ainsi que les multiples complots qui, de Paris au Vatican, émaillent la période.

   Une leçon riche d'enseignements, notamment sur les racines du conservatisme en France, l'histoire des droites et leur impossibilité à s'entendre...

Jacques de Saint Victor est historien du droit. Professeur des Universités, il enseigne l'histoire de la pensée politique à l'Université de Paris VIII et est aussi professeur invité à l'Université de Rome III. Auteur de nombreux ouvrages, il a notamment publié, sur le XVIIIe siècle, Les racines de la liberté (Perrin, 2007). Il a aussi préfacé le Testament et Manifestes de Louis XVI (Equateurs, 2009).
Editeur : Perrin
9782262115272

Fiche technique

Reliure
Broché, couverture souple
Parution
29 octobre 2026
Nombre de pages
432
Hauteur
24
Largeur
15.5
Épaisseur
2.8
Poids en KG
0.565

Dans la même catégorie

Commentaires (0)