Général Pau - Il aurait pu être généralissime, il a préféré être exemplaire
Préface du général François Lecointre.
S’appuyant sur des archives privées inédites, cette biographie fait revivre une figure discrète mais lumineuse, trop longtemps restée dans l’ombre.
CONFLITS, 18 juillet 2026 :
En 1870, à vingt-deux ans, le sous-lieutenant Paul Pau a la main droite fracassée à la bataille de Frœschwiller. Devant être amputé, il exige d’être opéré sans anesthésie, afin que le peu de produit disponible soit réservé aux blessés plus graves. Ce geste inaugural dit tout de l’homme : courage, humilité, souci des autres. C’est cette figure oubliée que le colonel et historien Rémy Porte, spécialiste reconnu de la Grande Guerre et biographe primé de Joffre, tire de l’ombre dans une biographie servie par des archives familiales inédites, éclairée notamment par l’influence de sa sœur aînée Edmée. Un demi-siècle durant, Pau sert la France sans relâche, de la guerre de 1870 au commandement de l’armée d’Alsace en 1914, puis d’une mission auprès de l’état-major russe. « Glorieux blessé de 1870 », il devient un symbole de la Revanche, aussi populaire en son temps que Joffre ou Foch. Pourtant, il refuse les honneurs faciles : appelé au poste de généralissime, il décline, préférant, selon le sous-titre, « être exemplaire » plutôt que puissant. En 1918, il sert encore, à la tête de la Croix-Rouge française, pendant quatorze ans. Loin de l’hagiographie, Remy Porte restitue un caractère — modeste, exigeant, d’une absolue probité — et interroge le rapport français au commandement. Une belle leçon de vertu militaire, à l’heure où l’on redécouvre le prix de l’exemplarité.
Au sommaire :
- Jeunesse, formation et premières années de carrière
- Le glorieux blessé de 1870
- Une brillante carrière métropolitaine
- La crise d'Agadir et les tensions de 1911
- Dernières années de service : vers une retraite méritée ?
- Août 1914 : retour à l'activité
- Missions diplomatiques et militaires
- Au service des blessés et des anciens combattants
- Annexes - Sources et bibliographie - index des noms de personnes.
À 22 ans, le sous-lieutenant Gérald Pau est grièvement blessé à la main droite lors de la terrible bataille de Froeschwiller, en 1870. Devant être amputé, il demande à être opéré sans anesthésie, pour que le peu de produit disponible soit réservé aux soldats plus gravement atteints. Ce geste, resté dans les mémoires, incarne les qualités morales qui guideront toute sa vie : le courage, l’attention aux autres, l’humilité.
Pendant plus d’un demi-siècle, Gérald Pau sert la France sans relâche. De la guerre de 1870 à la veille de Verdun, il gravit les échelons, jusqu’à prendre le commandement de l’armée d’Alsace en 1914. Mais il n’est pas un chef comme les autres. Modeste, exigeant, fidèle à ses hommes, il refuse les honneurs faciles. Il ne manœuvre pas pour devenir généralissime : son devoir, il le voit ailleurs — dans le travail, l’exemplarité, la loyauté. En 1918, il quitte les armes pour servir autrement : il présidera la Croix-Rouge française pendant quatorze ans, avec la même droiture.
S’appuyant sur des archives privées inédites, cette biographie fait revivre une figure discrète mais lumineuse, trop longtemps restée dans l’ombre.

Le lieutenant-colonel Rémy PORTE est historien, spécialiste de la Première Guerre mondiale. Officier référent « Histoire » pour l’armée de Terre, l’auteur est docteur en histoire et habilité à diriger des recherches depuis 2009. Animateur du blog « Guerres et conflits – XIX° et XXI° siècle », on lui doit de nombreux articles et ouvrages de référence parmi lesquels Dictionnaire de la guerre d’Indochine (Perrin, 2021), 1940. Vérités et légendes (Perrin, 2020) ou Joffre (Perrin, 2014 ; rééd. coll. « Tempus », 2016).
Fiche technique
- Reliure
- Broché, couverture souple
- Parution
- 26 juin 2026
- Nombre de pages
- 240
- Hauteur
- 24
- Largeur
- 16
- Épaisseur
- 2
- Poids en KG
- 0.450