L'humanisme politique de saint Thomas d'Aquin - Individu et Etat
Nouvelle édition entièrement recomposée.
Ouvrage de politique réaliste très complet, il est un des textes fondamentaux de l'anti-personnalisme.
Le père Lachance offre, dans cet œuvre majeure, un exposé systématique de la philosophie politique de saint Thomas d’Aquin, et nous en livre sa pensée authentique Grand connaisseur des écrits du Docteur commun et de ceux d’Aristote, l’auteur s’attache à replacer la politique sur le plan moral, c’est-à-dire sur le plan de l’agir humain. Ceci à l’opposé de certaines conceptions qui ne voudraient voir dans la politique qu’une métaphysique ou qu’une physique sociale. L’État doit être à la poursuite du bien commun, bien qui doit correspondre véritablement aux aspirations et aux exigences de la nature humaine. L’État travaille donc à la poursuite d’un véritable humanisme. Ce bien humain, quel est-il ? L’auteur entreprend une vaste enquête pour nous le faire (re) découvrir en compagnie de saint Thomas d’Aquin.
Le père Lachance se refuse d’entrer dans une distinction abusive entre individu et personne, qui dénature toute la perspective de la vie politique et humaine. L’État n’est pas au service de la personne. Au contraire la personne est sub-ordonnée à l’État. C’est dans la vie sociale que l’homme trouve sa perfection et rien ne peut faire disparaître la dimension politique de sa vie morale.
AU SOMMAIRE : AVANT-PROPOS
PREMIÈRE PARTIE : RÉFLEXIONS DIALECTIQUES, ORDRES ET PERSPECTIVES
- CHAPITRE I : L'OPTION DU MAITRE DOMINICAIN
- CHAPITRE II : LE SPÉCULATIF ET LE PRATIQUE
- CHAPITRE III : NATURE ET GRACE
- CHAPITRE IV : ANGLE RÉEL DE VISION
DEUXIÈME PARTIE : LA PERSONNE HUMAINE ET SON INSERTION DANS L’ÉTAT
- CHAPITRE V : LE SUJET DE L'ORDRE POLITIQUE
- CHAPITRE VI : STRUCTURE MÉTAPHYSIQUE DE LA PERSONNE HUMAINE
- CHAPITRE VII : ACCEPTION PSYCHO-PHYSIQUE DE LA PERSONNE HUMAINE
- CHAPITRE VIII : ORGANISATION PRATIQUE DE LA PERSONNE HUMAINE
- CHAPITRE IX : LE POSSESSEUR POSSÉDÉ
- CHAPITRE X : LA SAGESSE DANS LA CITÉ
- CHAPITRE XI : GRATUITÉ DE L'INSPIRATION CRÉATRICE
- CHAPITRE XII : LE MÉTIER D'HOMME
- CHAPITRE XIII : LE SENTIMENT RELIGIEUX
TROISIÈME PARTIE : L’ÉTAT
- CHAPITRE XIV : LE PHÉNOMÈNE ÉTAT CHAPITRE XV : LA SOCIABILITÉ
- CHAPITRE XVI : LE BIEN COMMUN
- CHAPITRE XVII : LA « FORME » DE L'ÉTAT
- QUATRIÈME PARTIE : INDIVIDU ET ÉTAT
- CHAPITRE XVIII : LES SERVICES DE L'ÉTAT
- CHAPITRE XIX : LE «TOUT» ET LA «PARTIE»
- CHAPITRE XX : CONCEPTION SOCIALE DE L'ACTIVITÉ MORALE
- CHAPITRE XXI : HUMANISME POLITIQUE ET HUMANISME SOCIAL
INDEX DES NOMS
Il est peu de questions sur lesquelles un thomisme à courte vue ait écrit plus de sottises depuis trente ans que sur les rapports de l'individu et de l'Etat. Aussi le R. P. Lachance a-t-il rendu à la pensée catholique un service opportun et précieux en consacrant deux volumes à dégager d'une façon approfondie la pensée de saint Thomas sur la question. Le P. Lachance connaît saint Thomas ; il connaît le thomisme, les origines de la pensée thomiste, ses relations avec la pensée aristotélicienne. Et il appuie chacun de ses dires sur des textes nombreux.
L'auteur réduit à néant, en passant, la distinction, si chère à un certain nombre de publicistes catholiques, entre personne et individu, et il expose longuement, avec insistance, à quel point l'idée du devoir social imprègne toute la morale de saint Thomas. La vie en société étant une exigence fondamentale de la nature humaine, l'homme ne pouvant atteindre sa perfection sans la société, on ne peut étudier l'individu, ni déterminer la règle morale, sans y trouver au premier plan l'exigence de la vie sociale et, par conséquent, le devoir de l'homme de se consacrer au bien commun. La recherche du bien commun apparaît dès lors à saint Thomas comme le sommet de la vie morale sur le plan naturel." (Jacques Leclerc, Revue néo-scolastique de philosophie. 43ᵉ année, Deuxième série, n°66, 1940.)
On le sait, il n'y a pas un thomisme mais des thomismes. L'auteur de ce compte-rendu l'illustre par cet ajout déconcertant : "S'il m'est permis de faire une critique à ce beau travail, je lui reprocherai, comme on peut le faire à beaucoup de thomistes, de n'avoir pas songé à relever ce qu'il y a de périmé dans certaines des conceptions sociales de saint Thomas. Parmi les questions auxquelles s'attache la réflexion humaine, il n'en est sans doute pas auxquelles les temps modernes aient apporté plus d'éléments nouveaux que les questions sociales. Il n'est pas possible que saint Thomas ait prévu tous les problèmes que notre époque soulèverait. Il semble évident qu'il eût formulé avec plus de réserves sa théorie du tout et de la partie, s'il avait écrit au temps de l'organicisme et du fascisme. De même qu'il n'eût jamais écrit de nos jours, sans autre précision : « ... Si un homme devient un danger pour la communauté..., il est louable et salutaire de le mettre à mort afin que le bien commun soit sauvegardé » (IIa IIae, Q. 64, a. 2).
La pensée politique du Père Lachance a fait l'objet d'un échange d'articles dans le COURRIER DE ROME entre l'abbé Devillers et l'abbé Gleize, prêtres de la Fraternité Sacerdotale saint Pie X.
Fiche technique
- Parution
- 1965
- Nombre de pages
- 608
- Hauteur
- 20.5
- Largeur
- 12.5
- Épaisseur
- 3.5
- Poids en KG
- 0.660