Les fondements philosophiques de la Démocratie moderne
Préfaces de Pierre Magnard et Edouard Husson.
Quatrième édition augmentée.
LE CLUB DES HOMMES EN NOIR, le 31 mars 2026 :
Une semaine après le second tour des élections municipales, la France reste un peu sonnée par les changements que certains résultats annoncent pour l’avenir de notre pays et, très concrètement, celui de nos enfants. Le projet de loi sur l’euthanasie que les plus hautes autorités civiles veulent à tout prix voir inscrit dans la loi « avant l’été » traduit également une terrible course aux abîmes. Derrière les projets d’une « Nouvelle France » et des lois de mort, le Christ continue d’être combattu, moqué, ridiculisé, flagellé afin que toute référence chrétienne disparaisse définitivement.
C’est pourquoi le Club des Hommes en noir a voulu aller au cœur des choses plutôt que de nous contenter de l’écume des résultats électoraux. Cette semaine, Philippe Maxence reçoit l’écrivain et philosophe Maxence Hecquard pour la quatrième édition de son livre, Les Fondements philosophiques de la démocratie moderne (éditions des Tilleuls, préface de Pierre Magnard). Cette plongée au cœur du monde dans lequel nous vivons permet de saisir les ressorts et la cohérence d’un système bâti comme une négation de Dieu et de l’ordre qu’il a créé.
LE SEL DE LA TERRE, 2016 :
Réédition très enrichie d'un livre déjà recensé deux fois (dans Le Sel de la terre 65, été 2008, p. 172 et Le Sel de la terre 76, printemps 2011, p. 198). Nous ne pouvons que nous réjouir du succès d'un livre qui fait « un réquisitoire en bonne et due forme, parfaitement instruit et argumenté » de la démocratie moderne, comme le dit Pierre Magnard dans sa préface.
BOULEVARD VOLTAIRE, 4 juin 2016, Florent de Bonneville :
À l’heure où chacun fourbit ses armes en vue des présidentielles, où les grands (et moins grands) partis hésitent sur celui (ou celle) qui incarnera leur projet, dans une bataille dont le champ a rarement été aussi embrouillé et l’issue aussi incertaine, quand les socialistes sont accusés de faire le jeu du grand capital et les libéraux d’asservir la France à l’Empire américain, il est urgent de prendre le temps de réfléchir. Je vous propose une lecture certes exigeante mais récréative en ce qu’elle jette une nouvelle lumière sur les événements.
Le livre de Maxence Hecquard sur Les Fondements philosophiques de la démocratie moderne permet d’y voir plus clair, car il donne de précieuses clés de lecture. La 3e édition, très enrichie, de cet ouvrage de référence analyse les concepts et les valeurs de notre démocratie à partir des textes des grands penseurs anciens et modernes. Dans une rare synthèse, l’auteur explique la cohérence remarquable de ce système en évolution permanente. Que la démocratie soit percluse de contradictions, qu’elle n’existe pas vraiment puisque tous conviennent que le peuple est incapable de gouverner ne constituent un problème qu’apparent. En effet, la démocratie est beaucoup plus qu’une question politique. Elle correspond à une vision du monde, à ce qu’on appelait autrefois une métaphysique. Hecquard montre qu’il s’agit de celle d’Épicure et de Lucrèce reprise par les Lumières et validée « scientifiquement » par Darwin. De là, cette « philosophie générale » est exclusive. Elle élimine systématiquement tout ce qui reste du despotisme de l’Ancien Régime, tout ce qui se réfère à un soi-disant ordre de la nature. Au moyen d’une révolution sémantique méconnue, la démocratie substitue aux « communautés naturelles » d’Aristote (famille, nation) des créations purement juridiques destinées à évoluer rapidement.
L’auteur explique que la seule obligation morale véritable est la démocratie elle-même, condition ultime du progrès de l’espèce humaine. Il montre encore que le concept d’une Société des nations, c’est-à-dire le projet mondialiste et cosmopolite d’une démocratie planétaire, a été pensé dès le XIVe siècle par le légiste Pierre Dubois et repris régulièrement depuis, jusqu’à Kant sous la Révolution française, en passant par Sully et Castel de Saint-Pierre. Or, comme l’a souligné Rousseau, ce projet ne peut être réalisé que par la guerre puisque le despotisme ne peut être renversé que par la violence. Voilà qui explique les guerres occidentales au Moyen-Orient ou en Libye. La démocratie est donc congénitalement violente et totalitaire. Elle est, de même, congénitalement libérale puisque, l’esprit et la matière étant la même chose pour Épicure, le seul bien commun de nos sociétés est matériel. Mieux : l’égalité matérielle elle-même constitue la réalisation concrète de la démocratie. Voilà qui explique que les débats de nos sociétés sont désormais essentiellement économiques et que libéralisme et socialisme finissent par converger dans la réalisation de cet idéal. À lire et à relire pour ceux qui pensent et ceux qui agissent.
La démocratie est aujourd’hui une valeur sacrée, une véritable religion.
Dans un ouvrage « passionné, passionnant [...] où toute l’histoire de la pensée politique moderne et contemporaine est citée à comparaître » (P. Magnard), Maxence Hecquard revisite les fondements et la genèse de cette religion séculière. L’antique ordre du monde s’est écroulé. La mort de Dieu, définitive depuis Darwin, fait place à un État de droit fondé sur une... vérité scientifique : le progrès.
Qui contesterait un tel régime ? La cohérence remarquable du système apparaît ainsi à l’énoncé de la métaphysique sous-jacente : celle d’un univers en évolution peint par Condorcet et Teilhard de Chardin, mais véritablement pensé par Kant, Hegel et Darwin. La démocratie est le moment politique de ce progrès. Hasard et liberté, droit et morale, intérêt et bien commun forment désormais autant de couples indissolubles. Le lien social devient essentiellement économique.

Maxence Hecquard, philosophe, collabore à diverses revues spécialisées. Par ailleurs diplômé de l'ESSEC et de la faculté de droit d'Assas (Paris II), il mène en parallèle une carrière d'homme d'affaires qui l'a conduit à vivre à Tokyo, Buenos-Aires et Londres.

Fiche technique
- Reliure
- Broché
- Parution
- 2016 - Nouvelle édition 2025
- Nombre de pages
- 492
- Hauteur
- 24
- Largeur
- 16
- Épaisseur
- 3.4
- Poids en KG
- 0.755