Les auteurs, qui firent de longs séjours en Espagne pendant la rédaction de ce livre, en 1938 et 1939, font cependant œuvre d’historiens reconnaissent la valeur des uns et des autres militants ainsi que les responsabilités de chacun dans le déclenchement de cette crise grave.
Publié en juin 1939, à la veille de la seconde guerre mondiale, ce livre, comme tous les grands livres, se lit avec beaucoup d’intérêts aujourd’hui, cinquante ans plus tard, au lendemain de l’effondrement du communisme, après la guerre du Liban et celle du Golfe.
Les mêmes manipulations de l’opinion publique réapparaissent, la diplomatie européenne ressemble comme une sœur à celle d’aujourd’hui, quant à la S.D.N., elle ressemble étrangement par son incapacité à l’O.N.U.
L’Histoire de la guerre d’Espagne de Robert Brasillach et Maurice Bardèche est un témoignage de deux acteurs de cette guerre.
De l’intérieur comme de l’extérieur, les auteurs de ce livre ont participé à leur façon à cette guerre civile qui était non seulement espagnole mais aussi européenne.
Selon Robert Brasillach, " elle transforma en combat spirituel et matériel à la fois, en croisade véritable, la longue opposition qui couvait dans le monde moderne... Dans la fumée grise des obus, sous le ciel en feu parcouru par les avions de chasse, russes contre italiens, les contradictions idéologiques se résolvaient, en cette vieille terre des actes de foi et des conquérants, par la souffrance, par le sang, par la mort ".
Quant à Maurice Bardèche, il évoqua « le partage bien net de l’opinion publique en France, et dans toute l’Europe ». La première qualité de cette Histoire de la guerre d’Espagne est, d’après Anne Brassié, sa grande documentation.
Chaque propos est fondé sur une information rigoureuse, véritable, imparable. Toutes les batailles, leurs causes et leurs conséquences sont relatées en détail et d’une façon très vivante.

Essayiste et romancier, Robert Brasillach (1909-1945) fit ses études au lycée Louis-le-Grand à Paris puis à l’Ecole Normale Supérieure. Très jeune, il devint le responsable de la chronique littéraire de L’Action française et l’auteur de plusieurs chef-d’œuvres littéraires. En 1939, il succédera à Pierre Gaxotte à la tête de l’hebdomadaire Je suis partout.
En 1945, victime des drames de l’épuration, il fut condamné à mort par une cour de justice et exécuté malgré une pétition signée et adressée au général De Gaulle par les plus grands écrivains français dont François Mauriac.
Fiche technique
- Reliure
- Broché
- Parution
- 2009
- Nombre de pages ou Durée
- 420
- Hauteur
- 21
- Largeur
- 15