La repression dans l'Espagne de Franco 1939 - 1975 - De la propagande mémorielle à la réalité historique
Préface de Stanley George Payne,
Traduction de Arnaud Imatz.
Il manquait une étude sérieuse sur la répression franquiste de l’après-guerre. Cet ouvrage constitue, à coup sûr, une grande étape dans l’historiographie de la guerre d’Espagne.
Un ouvrage hautement recommandé pour tous ceux qui recherchent des informations exemptes de distorsions politiques ou idéologiques.
RENAISSANCE CATHOLIQUE, Margaret Wandsworth, le 28 mai 2026 :
Voilà un livre dont la grande presse n’a guère fait écho lors de son parution il y a quelques mois. Et pour cause, son auteur, Miguel Platon, journaliste, homme de médias espagnol depuis plus de 40 ans et historien chevronné, vient battre en brèche un des mensonges les plus tenaces de la Guerre civile d’Espagne (1936-1939), à savoir que la répression après la victoire du camp nationaliste aurait été aveugle, arbitraire et sanguinaire (jusqu’à 200 000 morts, selon certaines commentateurs).
Depuis les travaux d’Arnaud Imaz (La Guerre d’Espagne revisitée, parue en 1993) et plus récemment, de Pio Moa (Les Mythes de la guerre d’Espagne, 2023), cette vision binaire entre les bons (le gouvernement républicain) et les méchants (les insurgés nationalistes) se fissure peu à peu. Alors qu’il reste de bon ton, en Espagne comme en France, de glorifier la noble lutte du gouvernement républicain espagnol contre les rebelles franquistes, rappelons tout d’abord que la coalition socialo-communiste, largement soutenue par l’Union soviétique pendant les trois années du conflit, a tué -parfois avec un raffinement de cruauté- près de 7000 membres du clergé espagnol (plus de 4000 prêtres diocésains, 2300 religieux, 280 religieuses et même 13 évêques), ce qui amené l’Eglise, depuis les années 1980, à béatifier un très grand nombre d’entre eux, reconnaissant leur assassinat « en haine de la foi ». Sans parler des autres victimes non-membres du clergé. Même si du côté nationaliste, les exécutions sommaires furent nombreuses, elles sont loin d’atteindre, en nombre comme en intensité, les massacres auxquels se livrèrent les partisans de la République espagnole (qui en vinrent aussi à s’entre-tuer, comme à Barcelone, à partir de 1938, dans les combats opposant communistes et anarchistes). Il était inévitable que dans le contexte de haines et de vengeance, le nouveau régime du général Franco s’emploie à juger ceux qu’il estimait coupables du déchaînement de violence pendant la Guerre civile. À partir des Archives générales du corps juridique militaire d’Avila, Miguel Platon a consulté patiemment tous les dossiers judiciaires de condamnations à mort, qui étaient systématiquement remis à Franco, chef de l’Etat espagnol, pour décision in fine de la peine capitale ou de sa commutation. L’auteur a donc accompli un travail de bénédictin, très rigoureux (salué dans la préface par le professeur américain Stanley Payne faisant référence dans l’étude de la guerre d’Espagne), qui rend parfois la lecture de ce gros ouvrage un peu fastidieuse et répétitive, tant chaque cas est présenté de façon exhaustive et dans le contexte de l’époque, mais qui permet à l’auteur de livrer une conclusion définitivement étayée : le nombre réel d’exécutions est proche de 15 000, la très grande majorité des condamnations à mort ayant été commuée après un examen attentif des pièces du procès par Franco lui-même, après avis de son entourage. Mieux encore, comme le souligne Miguel Platon, » à partir de 1940, une politique de libération progressive des condamnés pour faits de guerre a été mise en place. Dans la pratique, les seules peines vraiment purgées ont été celles des condamnés à mort exécutés. Parmi les autres condamnés, aucun n’a purgé l’intégralité de sa peine, pas même ceux dont la condamnation à mort a été commuée en réclusion à perpétuité (ce qui équivalait à trente ans de prison) En fait, il n’y a pas un seul cas de condamné à trente ans qui ait purgé le quart de la peine (sept ans et demi) ».
Résumons : des exécutions de condamnés à mort après-guerre bien moins nombreuses que le nombre de condamnations prononcées et des durées de détention bien inférieures à la peine prononcée lors de la sentence. Certes, comme le rappelle l’auteur le chiffre de 15 000 exécutions reste « terrifiant ». À la fin des combats, la répression fut cruelle, à la hauteur de l’acharnement des combats mais aussi des massacres sans nom perpétrés par les Républicains dans les zones qu’ils contrôlaient pendant les quatre ans de guerre , ce que le gouvernement socialo-communiste actuel de Pedro Sanchez se garde bien d’évoquer, trop occupé à sa croisade anti-religieuse et la réécriture de l’histoire des années 30 en Espagne. Le sectarisme est resté dans le même camp depuis 90 ans, ce que dénonce le sous-titre du livre de Platon : De la propagande mémorielle à la réalité historique. Comme toute guerre civile, la Guerre d’Espagne fut une tragédie. Par son rappel des faits après la fin du conflit, Miguel Platon contribue à lutter contre sa falsification.
L'HOMME NOUVEAU, Stephen Vallet, mars 2025 : Les vrais chiffres de la répression espagnole (Cf l'article en photo).
Une nouvelle étude sur la guerre d’Espagne continue de remettre l’Histoire à l’endroit, contre les approximations idéologiques des récents gouvernements espagnols. Après Pío Moa, Miguel Platón poursuit cette œuvre de salubrité intellectuelle à propos des exécutions du régime franquiste.
BREIZH INFO, janvier 2025 :
L’actuel président du gouvernement espagnol, le socialiste Pedro Sánchez, a déclaré qu’il ne se souciait pas de la rigueur historique, mais de l’utilisation du passé à son profit politique actuel. Pas n’importe quel passé, mais un passé qui présente la droite actuelle comme héritière des crimes du franquisme et qui omet les crimes de la gauche, c’est-à-dire une fausse histoire. Certes, la guerre civile espagnole a été terrible mais elle n’a pas causé 1 millions de morts, comme c’est souvent affirmé avec gourmandise, mais 400 000. 400 000 tués aux origines multiples : victimes de droite de la 1re République, franquistes er républicains tués au combat, anarchistes et communistes s’entretuant dans une guerre civile dans la guerre civile, épuration des républicains après la victoire franquiste. Sur ce dernier point, l’historien Miguel Platón, auteur de La répression dans l’Espagne de Franco 1939-1975. De la propagande mémorielle à la réalité historique, déclare : « Plus il y avait de morts supposées, mieux c’était pour la cause de la gauche ». Or la répression franquiste n’a pas fait 200 000 morts comme le fantasme le discours mémoriel socialiste mais 15 000. Terrifiant certes, mais radicalement différent néanmoins, Franco ayant dès 1940 commué les condamnations à mort en détentions. Des détentions qui ont duré quelques années.
POLEMIA 2024.
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Au sommaire :
- Avant-propos : une contribution de la plus haute importance à l'historiographie contemporaine
- Introduction : les chiffres définitifs
- La cadre général de la répression
- La procédure
- Les application pratiques
- Les grâces
- Les personnalités condamnées
- Le bilan d'une tragédie
Pendant plus de cinq ans, l'auteur de ce livre a consulté méthodiquement tous les dossiers judiciaires qui, à partir de 1939, ont été remis à Franco pour décider, en dernière instance, des commutations de peine capitale ou des exécutions. Aucun chercheur n'avait pris la peine d'effectuer ce travail de recherche avant lui alors que les Archives générales du corps juridique militaire d'Avila sont disponibles depuis 2010.
Son livre reprend des centaines de cas et de témoignages qui montrent la tragique dureté du conflit fratricide et la dimension humaine du drame. L'ampleur exacte de la répression de l'après-guerre, objet de tant de polémiques depuis des décennies, est enfin révélée de manière irréfutable. Alors qu'un certain nombre d'historiens ont longtemps soutenu qu'il y avait eu jusqu'à 200 000 exécutions, le nombre réel, près de 15 000, se révèle très inférieur car une grande partie des condamnations à mort ont été commuées par Franco.
Dans sa préface, le professeur américain Stanley Payne, l'un des plus grands spécialistes mondiaux de la guerre d'Espagne, qualifie ce livre de "contribution à l'historiographie contemporaine de la plus haute importance".
Miguel Platón a été plusieurs années directeur de l'information de l'agence EFE. ll a travaillé pour des journaux comme Diario de Barcelona, El Noticiero Universal et Ya, des revues comme Opinión et Epoca, des radios comme Onda Cero, Cope et Onda Madrid et des chaînes de télévision comme TVE et TeleMadrid. ll est l'auteur d'une douzaine de livres d'histoire contemporaine publiés dans le monde hispanique.
Fiche technique
- Reliure
- Broché
- Nombre de pages
- 422
- Hauteur
- 22
- Largeur
- 14.5
- Épaisseur
- 3.5
- Poids en KG
- 0.550