Histoire partiale Histoire vraie - Tome 4 - L'Ancien régime - XVII°-XVIII° siècles : deuxième partie
Nouvelle édition entièrement recomposée.
Échos inconscients de vieilles rancunes universitaires, disciples attardés de Michelet, de Villemain, de Quinet, dont le fanatisme voltairien dirigea, il y a quatre-vingts ans, la lutte contre les Jésuites, instruments plus ou moins aveugles de la franc-maçonnerie, cette ennemie jurée du catholicisme, les auteurs primaires de manuels laïques ont réédité toutes ces attaques plusieurs fois séculaires ; et la haine du Jésuite est l’un des sentiments qu’inculque à la jeunesse de France l’enseignement laïque et obligatoire.
Plus curieux et plus équitables que ces historiographes officiels, nous allons essayer de dégager l’histoire vraie de la Société de Jésus en la débarrassant de la légende haineuse qu’une histoire partiale a voulu former autour d’elle. Mieux que les préjugés et la passion, les faits et les documents nous diront ce qu’il faut penser des accusations portées contre les Jésuites et de ceux qui les ont fabriquées et propagées. »
Au sommaire :
- Origines des accusations portées contre les jésuites
- Les constitutions et la politique des jésuites
- Les jésuites et le régicide
- La morale des jésuites
- Les jésuites confesseurs de rois
- La suppression de la Compagnie de Jésus au XVIII° siècle - I
- La suppression de la Compagnie de Jésus au XVIII° siècle - II
- La suppression de la Compagnie de Jésus au XVIII° siècle - III
- La suppression de la Compagnie de Jésus au XVIII° siècle - IV
Dans ce quatrième volume, Jean Guiraud traite brillamment la question de l’ordre des Jésuites.
Pendant près de quatre siècles, le procès de la Société de Jésus a été instruit sans relâche devant l’opinion publique soulevée contre elle par des pamphlétaires, dont l’un, Pascal, fut un homme de génie ; devant les Parlements de l’Ancien Régime et les tribunaux modernes, qui ont maintes fois prononcé la confiscation de ses biens, la dispersion et l’exil de ses membres ; devant les rois et les assemblées politiques qui ont multiplié pour l’abattre les lois et les édits ; devant le Saint-Siège lui-même auquel on a réussi à arracher une bulle de suppression contre ses plus fidèles serviteurs. Mémoires et réquisitoires, traités théologiques, pages enflammées de haine ou cinglantes d’ironie d’un Pascal, d’un Quinet, d’un Michelet, calomnies plates et stupides de journalistes de bas étage, n’ont cessé de présenter les Jésuites comme les ennemis inexorables de la civilisation, des princes et des peuples, de l’Église et de Dieu lui-même ; comme les destructeurs de la morale sacrifiée à une avide recherche de domination universelle. On a voulu faire du mot jésuite le synonyme d’hypocrite et de fourbe et dans certains milieux on y est parvenu.
Jean Guiraud, spécialiste de l'histoire de l'Eglise, agrégé d'histoire 1888, docteur es lettres 1895, professeur d'histoire et de géographie de l'Antiquité et du Moyen Age à l'université de Besançon, rédacteur en chef de la Croix de 1917 à 1939.