La grande peur des bien-pensants

Préface de Bernard Franck,

Postface de Michèle Estève.

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  • TEXTE INTEGRAL.

   Vous pouvez lire La Grande Peur des bien-pensants. D'ailleurs, vous n'aviez besoin de personne pour le faire. Quand un écrivain est un écrivain, on peut tout lire de lui forcément.

   Avec tendresse et férocité comme Bernanos lisait. Nous n'allons pas pousser le ridicule jusqu'à offrir à Bernanos un certificat de moralité ou de littérature. Il mérite mieux que notre indulgence. L'antisémitisme est l'antisémitisme et celui de Bernanos ne vaut pas mieux qu'un autre. Il est d'époque et 1930 n'était pas une très bonne année. Mais quand on a été contre Pétain en 1940 et qu'on l'a été, comme Bernanos l'a été avant presque qu'il y ait eu un Pétain à la devanture de la misérable boutique de spécialités françaises de Vichy, alors laissons à Bernanos ces quelques souvenirs de jeunesse qui ne sont pas à notre goût. Et puis La Grande Peur des bien-pensants, c'est bien sûr quelques phrases admirables, mais c'est aussi un de ces bahuts que l'on regarde isolé dans son coin avec une vraie délectation. Comme certain meuble incroyable que l'on a déniché dans la salle des ventes d'une petite ville de province dont on n'oserait citer le nom. On s'en est entiché à jamais et on aimerait être le seul à le posséder.

   Georges Bernanos est né à Paris en 1888. Romancier, journaliste, conférencier et pamphlétaire au style passionné, il débute sa carrière comme journaliste. Engagé volontaire durant la Première Guerre mondiale et blessé plusieurs fois, il en restera profondément marqué. Il devient inspecteur d'assurances et sillonne la France, écrivant dans les trains ou les hôtels. En 1926, il publie son premier roman, Sous le soleil de Satan, qui connaît un succès immédiat. En 1929, il obtient le prix Femina pour La Joie, et reçoit plus tard le Prix du roman de l'Académie française pour Le Journal d'un curé de campagne. En 1937, témoin de la répression en Espagne, il fustige les exactions du franquisme dans Les Grands Cimetières sous la lune. En 1938, il part au Brésil où il deviendra l'un des écrivains majeurs de la Résistance française. De retour en France en 1945, il écrit Dialogues des Carmélites. Georges Bernanos meurt à Neuilly le 5 juillet 1948.

9782253933021

Fiche technique

Reliure
Broché
Parution
1998 - Nouvelle édition février 2021
Nombre de pages
416
Hauteur
18
Largeur
11
Épaisseur
2
Poids en KG
0.235 kg

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