Letizia Bonaparte

« C'est à ma mère que je dois toute ma Fortune. » Napoléon

Tallandier
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LE FIGARO HISTOIRE : 

   D'une plume pleine 'allant et de sensibilité, elle [...] fat surgir le portrait attachant d'une femme élevée au plus hauts honneurs puis condamnés à l'exil après la chute de son fils.

LE FIGARO VOX, novembre 2025  :  Une femme, une voix

   Après avoir publié une biographie de l’Aiglon, cette historienne, qui fut l’élève de Jean Tulard, retrace avec talent la vie de Letizia Bonaparte, sa lointaine aïeule. Dans la famille Bonaparte, elle descend de Jérôme, dernier frère de Napoléon, et donc de la mère de l’empereur des Français. Après avoir écrit une biographie remarquée de l’Aiglon, Laëtitia de Witt vient d’en publier une de Letizia Bonaparte, sa lointaine aïeule. On reste en famille et c’est très bien. Hypothèse : est-on porté par son sujet lorsqu’on écrit sur les siens, à l’instar de Jean d’Ormesson, Emmanuel Carrère ou Anne Berest ? À cette nuance près que ces trois noms sont ceux d’écrivains alors que Laëtitia de Witt, dont le directeur de thèse fut Jean Tulard, est historienne.

   De l’enseignement du maître incontesté du premier Empire, l’élève a gardé le goût de l’enquête, la religion des sources, la recherche de l’exactitude, les scrupules dans l’écriture. Le contraire, en somme, des méthodes de la bande de Patrick Boucheron, qui réécrit l’histoire à des fins politiques. Avec sa biographie de Maria-Letizia Ramolino, dont elle a hérité du prénom, Laëtitia de Witt a la politesse…

   Letizia Bonaparte (1750-1836), née Ramolino, est bien plus que la mère de Napoléon et de ses sept frères et sœurs presque tous devenus ensuite des têtes couronnées. Veuve à 36 ans, elle a poursuivi avec opiniâtreté l’œuvre d’ascension sociale et politique entamée par son mari, Charles. Dans une Corse sens dessus dessous, elle s’est révélée le pilier de la famille. Des temps glorieux aux heures sombres de l’exil, « Madame Mère » a su consolider un clan hors-norme, calmant les disputes, s’accommodant de mariages manqués et de divorces pénibles, soucieuse des intérêts matériels des uns et des autres. C’est bien elle qui a rendu le miracle impérial possible. À Sainte-Hélène, Napoléon, cherchant dans son enfance les clefs de sa réussite, disait d’ailleurs : « C’est à ma mère que je dois toute ma Fortune. »

   S’appuyant sur une solide documentation, dont beaucoup de correspondances familiales, Laetitia de Witt dresse un portrait de son aïeule dépouillé des oripeaux d’une légende simpliste cantonnée au célèbre « pourvou que ça doure ». Elle donne chair avec sensibilité à une femme « belle comme les amours », ardente et réaliste, imperturbable devant la gloire et la richesse comme devant le désastre et la maladie.

   

   Historien, vice-présidente de l’Institut Napoléon et descendante de Letizia Bonaparte, Laetitia de Witt est l’auteur d’une biographie du prince Victor-Napoléon et, chez Tallandier, de L’Aiglon, le rêve brisé de Napoléon (« Texto », 2024), récompensé par le grand prix de la Fondation Napoléon et par le prix Combourg-Chateaubriand.

Editeur : Tallandier
9791021053403

Fiche technique

Reliure
Broché, couverture souple
Parution
2025
Nombre de pages
496
Hauteur
21.5
Largeur
14.5
Épaisseur
3
Poids en KG
0.503

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