Les corps intermédiaires - Une question cruciale, une étude magistrale

"Il convenait, pour préparer par l'étude le redressement du corps social et travailler à notre place au règne du Christ-Roi, que ce livre puisse être à nouveau entre toutes les mains."

Chiré
20,85 €
En stock

   L'étude de Michel Creuzet sur les corps intermédiaires est  tout à fait exemplaire des méthodes et des finalités assignées à l'oeuvre de la Cité catholique. Il s'empare à bras le corps de l'un des sujets clefs de la politique sociale et le traite à la lumière de l'enseignement des papes, tout en se cantonnant "au plan civique" et naturel, et en s'informant aux sources les plus abouties de son temps.

   Certes les données factuelles de l'ouvrage datent des années 1960 et mériteraient sans doute d'être réactualisées. Mais l'exposé et la mise en oeuvre des principes demeurent magistraux et sans réplique. Cela fait de cet ouvrage une référence inégalée et indispensable sur le sujet. On retiendra tout particulièrement dans la deuxième partie, l'exposé clair et décisif du principe de subsidiarité" dans l'ordre social.

PLAISIR DE LIRE, mars 2026 : ****

   Par la loi Le Chapelier, la Révolution a détruit toutes les entités indépendantes et modératrices se dressant entre l’État et l’individu : corporations, provinces, paroisses, noblesse et même communes – un préfet y impose la férule de l’État. Plus d’écoles entièrement libres, ni de congrégations religieuses autonomes. L’État autorise, contrôle et au besoin interdit. La France, coquille vide coupée de son histoire, n’est plus qu’un territoire à exploiter et à peupler par des individus interchangeables. Devenue incivique et donc ingouvernable, notre « dissociété » est une civilisation qui agonise. Seule l’Église, replacée au centre de la vie sociale, permettrait de rétablir la « sainte hiérarchie des libertés et des autorités » et de restaurer les conditions d’une plénitude temporelle permettant à chacun d’atteindre sa fin et sa perfection. Pour qui ce livre ?

   Ouvrage magistral publié en 1964 par l’un des cadres éminents de la Cité catholique, ce livre d’étude heureusement réédité est plus pertinent que jamais. Solide et accessible, il conviendra particulièrement à tous ceux qui souhaitent contribuer au redressement du corps social en vue du règne de Notre-Seigneur sur les nations et sur les âmes. À signaler la remarquable préface de l’éditeur. (

JEUNE NATION, 4 octobre 2025.

LECTURES FRANCAISES, septembre 2025 : Pourquoi ce livre est-il la clé pour comprendre notre temps ?

   Vous le constatez chaque jour : notre époque est un tissu de contradictions qui la rendent difficile à déchiffrer. Ce livre vous offre la clé en éclairant trois paradoxes fondamentaux que nous vivons tous. Le paradoxe de l’impuissance. Vous avez des droits, mais vous vous sentez impuissant face à la bureaucratie. Ce livre explique pourquoi : ce n’est pas une impression, mais la conséquence mécanique d’une société où l’individu, isolé, est écrasé par la masse de l’État. Le paradoxe de la division. On vous parle de «vivre-ensemble», mais la société est plus fracturée que jamais. Ce livre démontre que sans les corps intermédiaires (métiers, communes...) pour servir de médiateurs, il ne reste que l’affrontement stérile entre les intérêts particuliers et le pouvoir central. Le paradoxe de l’État. Vous attendez tout de l’État (sécurité, prospérité), mais vous dénoncez son coût et son inefficacité. Ce livre explique cette schizophrénie : en voulant tout gérer, l’État a outrepassé son rôle et s’est transformé en «perturbateur général», s’épuisant dans des tâches pour lesquelles il n’est pas fait.

   Lire cet ouvrage, ce n’est donc pas survoler un problème. C’est acquérir un diagnostic précis, un principe d’intelligibilité si fondamental que le chaos contemporain s’en trouve éclairé d’une lumière nouvelle. Exigeante, car elle est avant tout libératrice, cette lecture constitue l’instrument de discernement nécessaire pour former son jugement au-delà des solutions illusoires. Elle permet de substituer à la stérile indignation une compréhension structurée des principes d’une restauration possible. C’est, en somme, une œuvre essentielle pour toute intelligence qui refuse la fatalité et veut penser les conditions de la reconstruction de la Cité. Vincent CHABROL et Clément DENÉCHAUD

_____________________________

Au sommaire :

La vie sociale ​

  • Chapitre I : L'homme et les communautés où il vit
  • ​Chapitre II : Unités géographiques ​
  • Chapitre III : Du village à la ville ​
  • Chapitre IV : De la commune à la région ​
  • Chapitre V : Département, province, région
  • ​Chapitre VI : Les corps professionnels

Ordre hiérarchique et fonction supplétive des corps intermédiaires

  • ​Chapitre I : Les corps intermédiaires au service des personne ​
  • Chapitre II : Principe de subsidiarité
  • ​Chapitre III : Ordre hiérarchique des corps intermédiaires ​
  • Chapitre IV : Fonction supplétive des corps intermédiaires ​
  • Chapitre V : Légitimes autonomies des corps intermédiaires
  • ​Chapitre VI : Corps intermédiaires litigieux ou communautés artificielle

 Rôle de l'Etat et décentralisation ​

  • Chapitre I : L'Etat et les corps intermédiaires ​
  • Chapitre II : Interventions légitimes et illégitimes de l'Etat
  • ​Chapitre III : La décentralisation

Systèmes totalitaires

  • ​Chapitre I : Origine des conceptions totalitaires de la vie sociale ​
  • Chapitre II : Libéralisme
  • ​Chapitre III : La barbarie socialiste ​
  • Chapitre IV : Le monde fermé des technocrates

Conclusion : La civilisation - Les corps intermédiaires et la civilisation

Annexe : L'Eglise, modèle de toute vie sociale

   « Il n’y a plus de corporation dans l’État ; il n’y a plus que l’intérêt particulier de chaque individu et l’intérêt général. Il n’est permis à personne d’inspirer aux citoyens un intérêt intermédiaire, de les séparer de la chose publique par un esprit de corporation. »

   Par ces paroles, prononcées par Isaac Le Chapelier le 14 juin 1791 à la tribune de l’Assemblée nationale, fut donné le coup de grâce aux corporations, mais aussi plus largement au rôle exercé par les corps intermédiaires. Plus d’intermédiaires entre l’individu-citoyen et l’État ! Tel fut le principe nouveau provoquant tout à la fois la ruine du corps social, l’anarchie individualiste et la marche vers le totalitarisme.

   À rebours de la « table rase révolutionnaire » et de l’évolution délétère qu’elle a engendrée, le recours aux indispensables corps intermédiaires demeure plus que jamais nécessaire.

   Michel Creuzet délivre en ces pages un exposé magistral, une somme de référence jusqu’ici inégalée sur ce sujet décisif. Il convenait, pour préparer par l’étude le redressement du corps social et travailler à notre place au règne du Christ-Roi, que ce livre puisse être à nouveau entre toutes les mains. Il convenait, pour préparer par l’étude le redressement du corps social et travailler à notre place au règne du Christ-Roi, que ce livre puisse être à nouveau entre toutes les mains.

   Michel Creuzet (1923-1986), enseignant de formation, fut l’un des cadres les plus éminents de la Cité catholique, le mouvement fondé par Jean Ousset en 1946-1947, et l’un des principaux rédacteurs des revues Verbe et Permanences. Spécialisé dans les études de fond sur la question sociale, on lui doit notamment les ouvrages Le Travail (en collaboration avec Jean Ousset, 1962), Les Corps intermédiaires, ici réédités (1964), ou encore L’Enseignement (1965).

Editeur : Chiré

9782851903631

Fiche technique

Reliure
Broché, couverture souple avec rabats
Parution
Août 2025
Nombre de pages
256
Hauteur
21
Largeur
13.5
Épaisseur
1
Poids en KG
0.210

Vous aimerez aussi

Les clients qui ont acheté ce produit ont également acheté :

Dans la même catégorie

Commentaires (0)