Main basse sur l'Education nationale. Enquête sur un suicide assisté

Sélectionné pour le PRIX ESSAIS DE L'INCORRECT - 2025.

Une enquête détonante. Un livre de vérité.

Le Cerf
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   Rien ne changera tant que l’on n’apportera pas les bons remèdes, en ayant établi préalablement les bons diagnostics. Notre ouvrage explore les voies et moyens de ce nécessaire redressement. Il vise d’abord à expliquer les racines du krach éducatif et à analyser la sociologie et les dogmes qui régissent l’Éducation nationale.

   À partir de ce diagnostic, il trace les contours d’un plan ambitieux mais applicable, pour réparer ce qui a été détruit, protéger notre école des assauts de ses ennemis et rappeler à l’ordre ceux qui ont érigé la désobéissance en vertu. Ce faisant, il s’emploie à recenser les résistances qu’un gouvernement volontariste devra affronter pour, après quarante ans d’impuissance institutionnalisée, reconstruire le primat du politique. Nous ne pouvons nous permettre d’échouer car la France vaudra demain ce que vaut son système éducatif aujourd’hui. Un chemin pour s’en sortir existe, mais il implique des choix radicaux et le courage de conduire, non pas une politique des petits pas, mais un virage à 180 degrés. Que celui-ci soit périlleux ne le rend que plus exaltant. Il n’y a plus une seconde à perdre. Il est minuit moins une.

LE POINT, Erwan Sezenec, août 2025 :  L’Éducation nationale est le plus mal géré de tous les ministères

   Bureaucratie, pédagogisme, syndicats politisés, ministres sans pouvoir : dans un essai, Joachim Le Floch-Imad appelle à des mesures radicales pour reprendre la main. En sous-titre de son essai « Main basse sur l'Éducation nationale », paru le 21 août, Joachim Le Floch-Imad évoque le « suicide assisté » du ministère, plombé selon lui par ses propres lourdeurs et son dogmatisme. Diplômé de Sciences Po et de la Sorbonne, Joachim Le Floch-Imad est enseignant et essayiste. Il publie au Cerf le 21 août un essai intitulé Main basse sur l'Éducation nationale, qui va probablement faire des vagues. L'auteur, qui dit marcher politiquement dans les pas de Jean-Pierre Chevènement, a décidé d'aborder tous les sujets qui fâchent. L'immigration ? Elle fait baisser le niveau en primaire, « évidemment ». Les zones d'éducation prioritaire ? « Un fiasco. » Les sciences de l'éducation ? Une imposture néfaste, dont la mort a été annoncée trop tôt. Le ministère ? Une bureaucratie lourde qui appelle des « coupes drastiques ». Les syndicats ? « Politisés », sortis depuis trop longtemps de leur champ de compétences. Le Conseil scientifique de l'Éducation nationale et le Conseil supérie...

Au sommaire : Introduction

1. L’impuissance consentie du ministre face à sa propre administration

  • Le politique et le syndrome de Pénélope
  • Une administration pérenne et affranchie de tout pilotage ministériel
  • L’inertie de la technostructure : entre gigantisme bureaucratique, culture du silence et mépris de l’humain

2. Des syndicats contre l’école ?

  • Des acteurs embusqués dans les locaux de la rue de Grenelle
  • Syndicalisme et culture d’extrême gauche
  • Haine du ministre et appels à la désobéissance
  • Un pouvoir politique complaisant face aux dérives

3. Les gestionnaires de Bercy, le management et le « manque de moyens »

  • L’école de la République à l’heure du tout-management
  • L’école, une cible stratégique pour les technocrates de Bercy
  • Repenser l’allocation des moyens et renouer avec le sens du temps long

4. Que peut encore le locataire de la rue de Grenelle ?

  • Gouverner par circulaires, une fausse bonne idée
  • Une éducation malade des excès de la communication
  • La rue de Grenelle à l’heure du fait du prince
  • Bercy, le management et le « manque de moyens »
  • L’école de la République à l’heure du tout-management
  • L’école, une cible stratégique pour les technocrates de Bercy
  • Repenser l’allocation des moyens et renouer avec le sens du temps long

4. Que peut encore le locataire de la rue de Grenelle ?

  • Gouverner par circulaires, une fausse bonne idée
  • Une éducation malade des excès de la communication
  • La rue de Grenelle à l’heure du fait du prince

5. Haine de la transmission et fantasme d’une éducation sans contrainte

  • La faute à Rousseau ?
  • De l’Éducation nouvelle à Jean Piaget
  • Le tournant des années 1970-1980
  • Où en sommes-nous ?

6. Idéologie égalitaire ou émancipation républicaine, il faut choisir

  • Aux racines de l’obsession anti-inégalitaire
  • Les classes populaires sacrifiées sur l’autel d’un égalitarisme niveleur
  • Pour un débat apaisé sur la mixité scolaire

7. Inclusion, que de crimes on commet en ton nom !

  • Immigration et effondrement du niveau scolaire
  • La scolarisation des élèves en situation de handicap : vrais progrès, fausses promesses
  • Lutte contre les LGBTIphobies, éco-féminisme, antiracisme

8. Une école en première ligne face à l’ultraviolence et à l’obscurantisme

  • À l’école du renoncement
  • Victimes innocentes, crise des vocations et retour du nihilisme : le prix de la lâcheté
  • À quand le big bang de l’autorité ?

9. Se défier des modes

  • De la fascination pour l’étranger à la passion de l’uniformisation
  • Le mantra de la liberté pédagogique et de la différenciation
  • Des sciences cognitives à l’EdTech : l’école face aux tentations scientistes

10. Dessiner les voies du sursaut

  • Élever le niveau éducatif des jeunes Français
  • Rendre aux professeurs les moyens matériels, intellectuels et moraux de leur mission
  • Refaire de l’école un sanctuaire
  • Reprendre la main sur l’État profond

Conclusion

   Chute du niveau, mépris de la transmission, explosion des violences, entrisme militant, crise des vocations. Où va l'école ? Les réformes se succèdent. L'effondrement se poursuit. Comment l'expliquer ? Quelle est la responsabilité de l'Etat profond ? L'Education nationale peut-elle encore être réformée ? Et à quelle fin ? Voici l'autopsie d'un chaos annoncé. Voici comment sauver notre école.

   La "crise de l'école" est d'abord et avant tout une crise du politique, affirme Joachim Le Floch-Imad. Dépourvus de vision, de courage et de sens du temps long, les ministres de l'Education nationale abdiquent aussitôt nommés, lorsqu'ils n'aggravent pas la situation. Pendant ce temps, un Etat dans l'Etat, mêlant bureaucrates installés, experts autoproclamés, syndicats, associations et lobbies, en profite pour prendre le pouvoir et imposer des choix éducatifs aux antipodes des besoins réels des élèves et des attentes des Français.

  Interrogeant enseignants et hauts fonctionnaires, scrutant réformes et contre-réformes, confrontant rapports et directives, Joachim Le Floch-Imad dévoile l'envers du décor et décrypte les mécanismes de la ruine. Comment enrayer et renverser cette catastrophe nationale ? 

   Diplômé de Sciences Po et de la Sorbonne, Joachim Le Floch-Imad est enseignant et essayiste. Il est l'auteur, au Cerf, de Tolstoï, une vie philosophique (Prix Brantôme de la biographie historique 2024).

Editeur : Le Cerf
9782204157759

Fiche technique

Reliure
Broché, couverture souple
Parution
21 Août 2025
Nombre de pages
276
Hauteur
21
Largeur
13.5
Épaisseur
1.9
Poids en KG
0.320

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