Mission en terres barbaresques - L'incroyable destin d'un prêtre consul chez les marchands d'esclaves de la Méditerranée.
"Pas de foi sans amour et Dieu est Amour". Saint Vincent de Paul.
Jean Le Vacher : Chargé, seul, du salut de 5 à 6000 esclaves, il y fera merveille tant et si bien que Saint Vincent le fera nommer Consul à Tunis. Jean mènera de front ses deux tâches de Consul et Missionnaire jusqu'en 1653. Il mourra en héros et martyr, attaché à la bouche d’un canon.
L'HOMME NOUVEAU, Blandine Fabre, N°1853, 16 avril 2026 :
« Tout est une question de foi. (...) Foi dans l’action, foi et amour, dans l’acceptation de la Divine Volonté ». Ainsi pourrait se résumer la règle de vie du père Jean Le Vacher (1619-1683), jeune lazariste envoyé à 25 ans par saint Vincent de Paul à Tunis comme consul. C’est en effet aux lazaristes qu’est confiée la rude tâche de négocier avec les maîtres des lieux, de gérer les relations entre les deux pays mais aussi d’apporter réconfort spirituel et matériel aux esclaves chrétiens détenus en ville ou au - tour. Sur place, le père Le Vacher se dévoue corps et âme, malgré les nombreuses difficultés dues aux exigences du dey et des autres puissances musulmanes, mais aussi celles générées par la convoitise des marchands chrétiens dont les agissements font planer l’orage sur une paix fragile. Après plus de vingt ans passés à Tunis, le père Le Vacher est nommé vicaire apostolique d’Alger et de Tunis, et envoyé à Alger où il reprend vite le même labeur. Comme à Tunis, il réorganise le culte (avec l’aide des prêtres es- claves), la distribution des sacrements, la formation des chrétiens qui reprennent avec joie et courage la pratique religieuse et y puisent la force pour chaque jour. À côté de ce labeur incessant, le père Le Vacher doit régulièrement suppléer le consul (le poste se retrouvant souvent vacant) et parlementer, discuter, pour préserver le respect des accords signés et l’autorité du roi de France en ces contrées lointaines. C’est au cours de l’un des nombreux conflits, plus violent celui-là, qu’il est exécuté à 64 ans, victime du manque de diplo - matie des Français sur place et du désir de vengeance du dey régnant. Une biographie passionnante qui se lit comme un roman et rappelle le sort des chrétiens en terre d’islam au XVIIe siècle.
FAMILLES D'ABROD - Revue du Mouvement des Familles Catholiques, MCF - Isabelle Thiébault :
Nous sommes au milieu du XVIIème siècle, des milliers d’esclaves croupissent dans les bagnes d’Afrique du Nord. Saint Vincent de Paul, ému par leurs souffrances, parvient à faire accepter l’envoi d’un prêtre par le Dey de Tunis. Ce prêtre, ce sera Jean Le Vacher. Il n’a que 28 ans lorsqu’il débarque à Tunis. Parti simple missionnaire, il sera bientôt vicaire apostolique, puis consul de France au service de Louis XIV. Il donnera sa vie, toutes ses forces pour aider les pauvres captifs tant sur le plan spirituel que sur le plan matériel. Il incarne un courage apostolique et diplomatique incroyable. En 1683, il meurt en héros et en martyr, attaché à la bouche d’un canon, proclamant jusqu’à son dernier souffle sa Foi en Notre Seigneur Jésus Christ. Spécialiste du monde arabe, Geneviève Chauvel fait revivre dans une biographie vivante, bien agréable à lire, cet épisode assez méconnu de l’histoire, tout en offrant en exemple cette belle figure de prêtre et d’apôtre.
LE SALON BEIGE, juin 2025 :
Geneviève Chauvel a grandi en Syrie, puis en Algérie. Photographe de guerre et grand reporter, elle a réalisé des interviews des principaux chefs d’État du Moyen-Orient. Sa connaissance du monde arabe, de son histoire et de sa culture, comme celle du monde chrétien, a été saluée avec le succès de ses nombreux ouvrages. Elle vient de publier un ouvrage tout à fait passionnant, qui se lit comme un roman, intitulé Mission en terres barbaresques. Il s’agit de l’histoire du père Jean Le Vacher, missionnaire à Tunis puis à Alger, envoyé par saint Vincent de Paul pour aider les esclaves chrétiens à garder la foi
Pionnier de « l’oeuvre des esclaves » créée par Vincent de Paul pour secourir les captifs chrétiens enchaînés dans les bagnes de Tunis et Alger, le père Le Vacher n’a que 28 ans quand il débarque à Tunis. Ce simple missionnaire deviendra rapidement vicaire apostolique, représentant le pape, et consul de France, au service de Louis XIV. Pénétré de l’amour du Christ, il ne ménagea pas ses forces pour venir en aide, tant sur le plan matériel que sur le plan spirituel, aux nombreux esclaves capturés par les corsaires barbaresques lors de razzias en Méditerranée.
Il finira sa vie à la fois en héros et en martyr, attaché à la bouche d’un canon par l’épouvantable dey d’Alger Mezzomorto, qui lui avait laissé le choix entre cette mort et devenir musulman…
ZOOM TV LIBERTE, avec Martial Bild : Le tabou de l’esclavage des Blancs et des chrétiens en Afrique
LECTURES DE CLAVES, 2025 :
[...] La relative brièveté de l’ouvrage (280 pages) et la fluidité de son style rendent sa lecture très agréable et vivement recommandable. Le lecteur relativement averti aurait pu souhaiter que les sources documentaires de l’auteur soient plus explicitement citées, afin de distinguer clairement les passages les plus précisément connus des épisodes nécessairement romancés. On aurait encore pu souhaiter retrouver quelques citations des écrits du père Le Vacher lui-même, permettant d’entrer plus directement en contact avec sa physionomie spirituelle.
Parmi les sujets que l’ouvrage effleure à travers la figure du consul lazariste, et qui pourraient ouvrir à une discussion plus large et un approfondissement, revient celui des conditions de la mission. On peut s’étonner en effet que le père Le Vacher, suivant scrupuleusement en cela les instructions de son supérieur Vincent de Paul, ait soigneusement évité toute démarche directement missionnaire envers les musulmans des pays maures (natifs ou renégats), afin de conserver la confiance des autorités locales et de préserver le bien commun spirituel des captifs chrétiens. Faut-il y voir un pur exercice de prudence, une maîtrise de la realpolitik locale, ou plus profondément une application de l’ordo caritatis cher à saint Augustin et saint Thomas d’Aquin, en vertu duquel la charité s’exerce d’abord envers le prochain le plus immédiat, notamment par la religion ?
"Monsieur Vincent était loin d'admettre cet état de fait qui le bouleversait. Son grand souci était le sort des pauvres esclaves, et le salut de leur âme auquel il n'avait de cesse de remédier à sa façon. Mais comment faire accepter par le dey de Tunis l'envoi d'un prêtre chrétien en terre d'islam ? "
Il y parviendra. Cet homme, ce sera le père Jean Le Vacher, pionnier de "l'oeuvre des esclaves" créée par Vincent de Paul pour secourir les captifs chrétiens enchaînés dans les bagnes de Tunis et Alger. Ce jeune prêtre n'a que 28 ans quand il débarque à Tunis sans se douter des détours de la Providence et de l'épopée incroyable qui l'attend. Parti simple missionnaire, il sera bientôt vicaire apostolique, représentant le pape, et consul de France, au service de Louis XIV, et finira sa vie héros et martyr à la bouche d'un canon.
Fiche technique
- Reliure
- Broché, couverture souple
- Parution
- 30 avril 2025
- Nombre de pages
- 310
- Hauteur
- 23.5
- Largeur
- 15
- Épaisseur
- 2
- Poids en KG
- 0.383