L'ambassadeur Alquier fut sans doute celui qui résuma le mieux sa personnalité : "on a vanté à tort l'étendue et la supériorité de son esprit. Elle ose tout, voilà son secret. Le besoin d'intriguer la tourmente et ne s'éteindra jamais en elle, quoiqu'elle ait été assez malheureuse à ce jeu." Telle l'Athalie de Racine, elle n'eu jamais le bonheur de trouer une paix qui toujours l'avait fuie.
Au sommaire :
- Insouciance et illusions 1752-1770
- Audace et ambition 1771 - 1786
- Alliances et révolutions 1786 - 1794
- Menaces et oppositions 1795 - 1799
- Exil et déceptions 1800 - 1814
Marie-Caroline d'Autriche (1752-1814), reine de Naples et de Sicile, est de toutes les souveraines du XVIIIe siècle celle qui a le moins trouvé grâce aux yeux de ses contemporains puis des historiens - tout à fait injustement. D'abord portée aux nues par les esprits éclairés, elle est en effet rejetée par ces derniers lorsqu'elle s'oppose avec véhémence à la Révolution française qui lui enlève Marie-Antoinette, sa soeur préférée.
Pourtant, fille de la grande impératrice Marie-Thérèse d'Autriche, mariée juste avant ses 16 ans à Ferdinand IV, roi inculte et brutal, Marie-Caroline est une femme de tête qui refuse de se cantonner à un simple rôle de représentation. Elle entend bientôt détacher Naples de l'influence des Bourbons pour placer son royaume dans l'orbite de l'Autriche et de l'Angleterre. Mais cette diplomatie d'Ancien Régime se heurte aux événements de la Révolution et à l'ascension de Bonaparte : la première la chasse quelques mois de son royaume en 1799 ; le second la détrône en 1806.
Animée par une haine inextinguible des révolutionnaires, elle se bat jusqu'à son dernier souffle, en 1814, pour reconquérir le pouvoir.
Fiche technique
- Reliure
- Broché
- Nombre de pages
- 444
- Hauteur
- 21
- Largeur
- 14.5
- Épaisseur
- 3
- Poids en KG
- 0.445