Nicolas Diat

2050 - L'Eglise sera-t-elle encore un phare ou l'écho lointain d'une voix oubliée ?

L'Occident chrétien vacille : où va l'Eglise ?

Fayard
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LE FIGARO, Jean-Marie Guénois, mars 2026 :  «Nous traversons une crise profonde, spirituelle, liturgique» : le cardinal Robert Sarah fixe un rendez-vous aux catholiques en 2050.

   Le célèbre prélat africain publie un ouvrage sans concession sur le bilan de l’Église catholique après François et se réjouit de la nouvelle voie ouverte par Léon XIV. Étrange titre que 2050 - entendez l’année 2050 -, sur la couverture du nouvel ouvrage que le cardinal Robert Sarah cosigne avec Nicolas Diat. Si l’intitulé intrigue, ce chiffre a une signification précise. L’an 2050 sera une « année sainte » dans l’Église catholique à la suite des années 2000 et 2025, dates anniversaires indexées sur la naissance du Christ. Ainsi Robert Sarah, cardinal d’origine africaine mondialement connu, fixe comme un rendez-vous à l’Église catholique.

Ce prélat a vu le jour il y a quatre-vingts ans, en Guinée. Il ne verra probablement pas ce jubilé lointain, mais il l’entrevoit comme si c’était demain. Non à la manière d’un prophète ou d’un prévisionniste, mais de façon prosaïque : son enfance modeste en symbiose avec la nature lui a notamment enseigné l’art de la trajectoire des flèches ; mal décochées, elles ratent leur cible à tout coup. Cet homme sage, fort de l’expérience millénaire de l’Église, sait ce qui portera du fruit en 2050 et ce qui…[...]

LE JDD, 4 mars 2026 : Le cardinal Sarah se projette sur l'avenir de l'Église

   ENTRETIEN. Dans son nouvel ouvrage publié aux éditions Fayard, le préfet émérite de la Congrégation pour le culte divin dialogue avec Nicolas Diat sur l’avenir de l’Église. : « Sera-t-elle encore un phare ou l’écho lointain d’une voix? Dans votre livre vous partagez la joie qui habite votre cœur depuis l’arrivée du pape Léon XIV. Qu’est-ce qui vous marque dans son début de pontificat ?

   Cardinal Sarah. « L’Église n’est rien sans Dieu. » Cette affirmation constitue la clef de toute lecture ecclésiale. La grande tentation de notre temps est de substituer au primat de Dieu le primat de l’urgence médiatique. Or, comme nous l’avons rappelé, en citant Benoît XVI, la crise de l’Église provient d’un obscurcissement de la priorité de Dieu dans la liturgie et dans la vie. À...[...]

BELGICATHO mars 2026 :

   [...]  Espérance et renouveau : Malgré les inquiétudes sur la "perte de la foi", particulièrement en Occident, le livre offre des "raisons d'espérer". Sarah invite à un retour à la foi authentique, à la prière et au silence, pour que l'Église redevienne un phare spirituel. Il s'agit d'une vision eschatologique où l'Église, en se recentrant sur Dieu, peut surmonter la crise et rayonner à nouveau. Le cardinal Sarah adopte un ton critique, fidèle à ses positions passées. Il dénonce une Église "décentrée" de Dieu, influencée par des préoccupations mondaines, et appelle à une réforme liturgique et spirituelle. Ses opinions reflètent une vision traditionaliste, où la modernité (postmodernité) est vue comme une révolte contre Dieu, source de tous les maux actuels. Cependant, il équilibre cela par une espérance théologique, invitant les fidèles à persévérer dans la foi pour un avenir où l'Église triomphera en redevenant fidèle à sa mission divine.

LE BARROUX :

    Le catholicisme européen épouse de façon troublante les convulsions d'un monde sécularisé : la morale devient fluide, l'héritage contesté, le passé abandonné au nom d'un présent en perpétuelle mutation. On ne craint plus de se détourner de ses racines, comme si l'arrachement pouvait engendrer un renouveau. Au-delà des enjeux et des défis qui s’imposent à l’Église, le cardinal Sarah en appelle à un véritable renouveau spirituel qui place le lecteur face aux exigences de l’Évangile et de notre baptême afin de vivre pleinement notre relation d’enfant de Dieu.

Au sommaire :

 Préambule - Yôbèl I. Conversation sur l'Église - L'Église n'est rien sans Dieu II. Conversation sur l'oeuvre de Dieu - Nihil Operi Dei paeaponatur - Ne rien préférer à l'oeuvre de Dieu III. Conversation sur mission - La grande définition de l'évangélisation IV. Conversation sur le sacerdoce - Tu es sacerdos in aeternum - Tu es prêtre pour l'éternité V. Conversation sur la vie contemplative - Supériorité des fils et des filles du silence VI. Conversation sur la Tradition - Tradidi quod et accepi - J'ai transmis ce que j'ai reçu VII. Conversation sur la foi - Dieu prend toujours l'initiative VIII. Conversation sur la liturgie - Pour un nouveau sens du sacré IX. Conversation sur l'athéisme - Situation du monde sans Dieu X. Conversation sur la mission du successeur de Pierre - Tu es Petrus - Tu es Pierre XI. Conversation sur les menaces de la division - Vaste région de la dissimilitude XII. Conversation sur l'orgueil et ses chutes monstrueuses - Les conséquences terribles XIII. Conversation sur l'Église dans le Monde - L'universalité XIV. Conversation sur le paganisme ecclésial - L'inacceptable XV. Conversation sur le relativisme - Hélas l'hydre ne meurt pas XVI. Conversation sur la famille - Notre joie parfaite Pour conclusion - « Notre unique espérance c'est le Christ ». 

   « Dans l’Église, tout procède de Dieu : son projet, son initiative, son accomplissement. L’homme est appelé à entrer dans cette vie divine, à vivre de Dieu, par Dieu et pour Dieu. Dès lors, comment comprendre que, dans l’Église des débuts de l’année 2025, le discours dominant semblât porter exclusivement sur le climat, l’écologie, les migrations, le dialogue culturel ? Tous ces thèmes, certes importants dans l’ordre temporel, deviennent problématiques lorsqu’ils écartent ou relèguent la centralité de Dieu. »

   « Il est urgent de rendre à la liturgie sa vérité : qu’elle soit de nouveau la célébration du mystère chrétien et redevienne le lieu où Dieu est premier. Trop souvent, aujourd’hui, la liturgie est un spectacle, une scène d’agitation profane, un lieu d’expressions culturelles désordonnées. Elle est envahie de cris, de caméras, d’applaudissements, de téléphones. Elle bavarde, bruit, et fuit le silence. Mais Dieu parle dans le silence. »

   « Dans cet univers "déthéologisé", l’homme a pris la place vacante de Dieu, et souvent sans avoir à le combattre : Dieu, déjà mort ou oublié, ne faisait plus obstacle. Ce phénomène revêt les traits inquiétants du mythe prométhéen. De même que Prométhée déroba le feu céleste pour le remettre à l’humanité, l’homme moderne s’est emparé de la place divine, persuadé de s’en rendre maître, de se libérer d’un joug ancestral. »

   « Et la société s’abîme dans une spirale de violence, de mensonge, d’égoïsme, de sang. Les guerres qui ravagent l’Ukraine, la Palestine, l’Irak, la Syrie, la Libye, le Soudan, la république démocratique du Congo sont les fruits amers de cet orgueil planétaire. Depuis la chute originelle, la créature humaine n’a cessé de se révolter contre son Créateur, mettant son orgueil à l’endroit même où elle devrait reconnaître sa dépendance. Dans cette révolte, il n’y a que ténèbres et malheur. Et pourtant, le monde postmoderne s’obstine dans sa déchéance, préférant l’indépendance infernale à l’abandon confiant à l’amour de Dieu. »

   Né en juin 1945 à Ourouss en Guinée, le cardinal Robert Sarah fut le plus jeune évêque du monde. Il est une des figures les plus importantes du monde catholique d'aujourd'hui - numéro trois du Vatican.

   Il a été créé cardinal par le Pape Benoît XVI. Il est préfet de la Congrégation pour le culte divin et la discipline des sacrements de 2014 à 2021. Il est actuellement membre de la Congrégation pour la cause des saints, de la Congrégation pour les Églises orientales, ainsi que de la Congrégation pour l’évangélisation des peuples.

Editeur : Fayard
9782213725185

Fiche technique

Reliure
Broché, couverture souple avec rabats
Parution
Mars 2028
Nombre de pages
288
Hauteur
21.5
Largeur
14
Épaisseur
2.4
Poids en KG
0.375

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