La messe n'est pas dite - Pour un sursaut judéo-chrétien

Après le temps des sombres diagnostics, celui de l'espoir lumineux. Après les best-sellers du Suicide français et du Destin français, Éric Zemmour reprend sa réflexion sur l'histoire et l'avenir de notre pays : il rêve d'une Europe sauvée parce qu'elle renoue avec ses racines chrétiennes. Un véritable manifeste pour un sursaut judéo-chrétien.

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ZEMMOUR A BORDEAUX , le 14 novembre 2025. INSCRIPTIONS

   « La chrétienté a fait l’Europe. La chrétienté est morte. L’Europe va crever, quoi de plus simple. » En trois phrases lapidaires, écrites – on a envie de dire trois phrases jetées, crachées, hurlées – dans son célèbre livre, Les Grands Cimetières sous la lune1, l’écrivain français Georges Bernanos pose la question fondamentale, la question existentielle, de la mort de l’Europe. Conséquence inéluctable de la fin du christianisme sur le Vieux Continent. La chronologie nous trouble. Bernanos écrit son pamphlet dans les années 1930, soit vingt ans avant ce concile de Vatican II, souvent donné comme la cause de la déchristianisation en France et en Europe, et il y a alors fort peu d’immigrés musulmans sur le continent européen. Bernanos annonce la mort de l’Europe, comme punition pour avoir abandonné le message évangélique ; mais dans toute l’Europe, y compris en France, les églises sont à l’époque encore pleines.

RENAISSANCE CATHOLIQUE, Jean-Pierre Maugendre, novembre 2025 :

   Eric Zemmour aime passionnément la France et tout aussi passionnément sa famille, juive séfarade originaire d’Algérie. Il aime moins l’Eglise, surtout post conciliaire et pas du tout l’Islam. Il croit que « La France sans le christianisme n’est plus la France » et que pour continuer à exister la France doit, logiquement, être rechristianisée.

   Une famille amoureuse de la France :  Au-delà des constructions intellectuelles, souvent brillantes et érudites, le président de Reconquête apparaît fondamentalement comme un homme marqué par une histoire bien particulière. Sa famille a accueilli l’entrée des troupes françaises dans Alger en 1830 comme une libération du pesant statut de dhimmi imposé par la Sublime Porte aux Juifs de l’Empire ottoman. Reconnaissance portée à son paroxysme par le décret Crémieux (24 octobre 1870) qui attribuait aux Israélites d’Algérie la citoyenneté française, déniée aux populations indigènes musulmanes. Désormais, entre les Juifs séfarades d’Algérie et la France c’est une union à la vie à la mort comme en témoigne le fait qu’en 1962 les 140 000 Juifs d’Algérie quitteront quasiment tous le pays pour rejoindre la France ou Israël. Ce » patriotisme incandescent » s’était scellé dans le sang du grand-père maternel d’Eric Zemmour, officier français, blessé d’un coup de couteau lors des émeutes de Sétif en mai 1945. Parallèlement à cet amour inconditionnel de la France la famille de notre auteur ne nourrit pas, et cela depuis des siècles, un amour immodéré pour un Islam qui l’avait réduite à un statut social inférieur.

   Une connaissance approximative du catholicisme : Ce bref essai est la réponse à la demande du directeur d’une revue américaine : First things demandant de répondre à la question suivante : Comment sauver le catholicisme en Europe ? Logiquement l’auteur ne peut manquer de s’interroger sur ce qui constitue, selon lui, l’âme et l’essence du catholicisme. D’heureuses observations : « Le message évangélique se focalisa sur le salut de l’âme individuelle » ou « Saint Paul (mais pas que lui NDA) favorisa l’émergence d’un individu développant un contact personnel avec la divinité » cohabitent avec de plus étranges considérations sur l’opposition artificielle et systémique créée entre l’Eglise comme institution, héritage de saint Pierre et de la synagogue et la religion intérieure, héritage de saint Paul. Parler de « Jacques, frère de Jésus » n’est-il pas inutilement provocateur ? Quant à l’affirmation selon laquelle : « La Loi n’importe guère, les œuvres n’importent guère, le salut ne vient que de Jésus, fils de Dieu » notre auteur doit confondre le catholicisme avec le luthéranisme.

   Une nouvelle Sainte-Alliance ? Nonobstant ces approximations Eric Zemmour dénonce les complaisances de l’Eglise post conciliaire, rongée par la repentance et la culpabilité, avec la submersion migratoire, en bonne partie de religion musulmane que subit l’Europe et ne craint pas de faire l’éloge d’un « catholicisme viril » que ne renierait pas l’abbé Raffray. Prenant acte des racines juives du christianisme notre auteur en appelle à une union des Juifs et des catholiques car « seule leur alliance peut sauver la France et l’Europe d’une inéluctable et funeste islamisation ». Cette proposition soulève de nombreuses questions. Tout d’abord n’est-il pas un peu rapide de présenter les Juifs comme une entité homogène ? Zemmour note, en effet, que de nombreux Juifs ont joué un rôle déterminant dans toutes les sanglantes révolutions bolcheviques en Europe de l’Est et en Russie et que de nombreux Juifs, en particulier ashkénazes, ont mené en France depuis les années 1970 une lutte acharnée contre toutes les tentatives de préserver l’identité française et de limiter les flux migratoires. Ensuite, l’auteur du suicide français tient sur la laïcité des propos, certes cohérents avec son histoire personnelle : « Français dans la rue et Juif à la maison » lui répétait sa mère, mais tout à fait étrangers à notre tradition nationale : « La seule solution est d’appliquer la laïcité dans toute sa rigueur, toute la laïcité à la française, celle qui prévoit un « devoir de discrétion dans l’espace public » et qui doit donc interdire tout signe religieux comme le voile, non seulement à l’école, mais aussi à l’université, au travail dans la rue même ». Emile Combes ou Jules Ferry ne pensaient pas autre chose : expulser la religion de la vie publique et la cantonner à la sphère privée. Il s’agit ni plus ni moins que de la négation de deux millénaires d’histoire de France. Interdire tout signe religieux dans la rue c’est interdire les processions de la Fête-Dieu et raser les calvaires. Ce n’est, bien sûr, pas ce que souhaite Eric Zemmour mais c’est néanmoins la conséquence logique de ce qu’il écrit. Parce qu’il n’a pas la foi notre auteur ne peut comprendre qu’une expérience religieuse authentique demande aussi à s’exprimer dans la sphère publique. La vie chrétienne ne peut se cantonner à la sphère privée.

   Le piège de la laïcité. Contre la doxa largement dominante, à droite comme à gauche, il nous apparaît que la laïcité est à la fois un piège et une trahison. Un piège car elle est un athéisme pratique qui conduit au nihilisme de la modernité, terreau sur lequel prospère un Islam au pouvoir de séduction inentamé. Une trahison de la vocation catholique de la fille aînée de l’Eglise qui ne peut accepter de voir la religion qui l’a portée sur les fonts baptismaux de Reims cantonnée aux foyers domestiques et aux lieux de culte. Eric Zemmour n’étant pas catholique il ne peut être accusé de trahison, un catholique est cependant dispensé de le suivre sur ce point. Enfin, comme vient d’opportunément le rappeler Pierre Manent : « Pendant deux bons siècles (…) on a cru que l’on pouvait garder les vertus et les principes chrétiens sans la foi au Christ. Les esprits les plus lucides -je pense en particulier à Nietzsche- se sont aperçus que cela ne tenait pas : avec l’eau du bain il fallait jeter aussi le bébé ». (Ecrits de Rome No 25- Novembre 2025) Un christianisme sans le Christ est à la fois un non-sens et une impasse. Rappelons au passage que la foi est un don gratuit de Dieu. C’est ce don que sollicitent pour Eric Zemmour les pieuses personnes qui lui offrent « des médailles sacrées de la Vierge Marie » non pas pour lui « porter bonheur » mais pour contribuer à sa conversion, gage du salut.

   Comment sauver le catholicisme en Europe ? Comment sauver le catholicisme en Europe ? était la question originellement posée. D’abord en refaisant des catholiques. Fidèles aux promesses de leur baptême, au décalogue- commun avec les Juifs- et aux Béatitudes. Si Eric Zemmour semble avoir bien compris que les enjeux actuels sont, effectivement, des enjeux de civilisation et se réjouit du dynamisme du catholicisme traditionnel, il est à craindre qu’il ne tire pas toutes les conséquences logiques de ses analyses préliminaires. S’il observe, justement, que « La jeunesse occidentale est la première depuis deux mille ans à n’avoir reçu aucun héritage religieux et quasiment aucun héritage culturel » son mépris pour l’islam est, en partie, mal placé. En effet, un musulman, dans sa version modérée et occidentalisée, a au moins le sens de la loi naturelle et du culte rendu à Dieu en justice. C’est d’ailleurs de la faute des laïcards de combat, largement déconstruits et dégénérés, si une partie de la jeunesse se jette dans les bras de l’Islam car on l’a dépossédée des grandes questions métaphysiques et religieuses. Eric Zemmour mérite notre reconnaissance pour le courageux combat qu’il mène au service de la France éternelle. Il mérite aussi nos prières pour qu’il ait le courage, et la grâce, de mettre ses pas dans les traces de Jean-Marie Lustiger, Véronique Lévy – la sœur de Bernard-Henri -, Marcel Dassault ou Edith Stein. Ce sera certainement sa contribution la plus déterminante au sauvetage du catholicisme en Europe.

LE SALON BEIGE : Rémi Fontaine 5 novembre 2025 : De Maurras à Zemmour : entre tentations identitaire et dévote.

   Le dernier livre d’Eric Zemmour (La messe n’est pas dite, Fayard) et quelques polémiques récentes ont fait ressurgir le vieux débat entre identité française (culturelle) et foi catholique (évangélique) dans une aporie souvent mal posée. Il n’est pas inutile de rappeler l’approche que faisait Jean Madiran de cette question disputée, telle que la résume ici Rémi Fontaine dans cet extrait de son essai Itinéraires de Chrétienté avec Jean Madiran

LE FIGARO :«La messe n’est pas dite» : dans son nouveau livre, Éric Zemmour en appelle à un sursaut culturel chrétien.

   L’essayiste et président du parti Reconquête se livre à un vibrant plaidoyer pour l’identité chrétienne de la France, sa seule voie de salut. Une compétition avec l’islam dans l’espace public Depuis le VIIe siècle, c’est l’islam qui déploie et incarne l’étendard d’un Orient toujours en quête de revanche contre l’Occident. Mais l’Église ne veut rien entendre. Avec à sa tête, jusqu’à sa mort il y a quelques mois, un pape « pacifiste », comme on l’était lors des années 1930, elle s’est perdue dans une quête inlassable de complaisance et de compromis, et s’est obstinée à appeler ami ce qu’elle devrait reconnaître comme ennemi. De concession en concession, il est fait une place de plus en plus grande dans le paysage urbain de l’Occident, et donc dans l’imaginaire des populations européennes, à la religion islamique. Et donc à la civilisation islamique. De plus en plus de mosquées, d’écoles coraniques, de boutiques halal, de nourriture halal, de femmes voilées, d’hommes en qamis. Pour reprendre […] la terminologie de Fukuyama, les formes islamiques imprègnent peu à peu l’espace européen, tandis que les formes chrétiennes s’effacent et disparaissent. En France, de nombreuses églises…[...] 

MEDIAS PRESSE INFO, 22 octobre 2025 :

   [...] L’apport du livre d’Eric Zemmour revient donc d’une part à une constatation du contexte chrétien inséparable de la civilisation française, ce qui est très positif, et, d’autre part, à un projet d’alliance politique entre deux entités spirituelles distinctes et séparées. Il s’agit là d’une question purement politique sur le bien-fondé de laquelle nous nous ne souhaitons pas nous prononcer ici, mais en aucun cas d’une réalité historique ou théologique.

LE JDD  : 

   «La France sans christianisme n'est plus la France» Dans « La messe n’est pas dite » l’essayiste appelle à un réveil judéo-chrétien face à la déchristianisation et à l’islamisation de la France. Un manifeste identitaire et civilisationnel.

   - Éric Zemmour. La question qui se pose à nous est simple : la fille aînée de l’Église va-t-elle devenir le fils cadet de l’islam ? Rien ne me semble plus urgent, ni plus actuel. Il y a quelques mois, après que j’ai été invité à l’investiture de Donald Trump, la prestigieuse revue américaine First things m’a demandé de répondre à la question suivante : « Comment sauver le christianisme en Europe ? » Je me suis rendu compte, en écrivant l’article, que cette question me passionnait et qu’elle dépassait largement le cadre d’un article, même dans une revue. J’ai donc écrit ce livre. "

  " L'Eglise a fait les rois, qui ont fait la nation, qui a fait la République. La France sans le christianisme n'est plus la France. Et je veux vivre en France".

Au sommaire :

  • L'Europe est mortelle
  • Foi et loi
  • Naissance de l'individu
  • Tous coupables
  • l'inversion entre le christianisme d'Occident et celui d'Orient
  • La grande alliance pour sauver la chrétienté
  • Rechristianisation de l'Europe
  • Conclusion
Auteur : Eric Zemmour
Éric Zemmour est né le 31 août 1958 à Montreuil. Il est journaliste politique, écrivain, essayiste et polémiste français. Journaliste français le plus redouté, le plus lu et le plus écouté (RTL, Le Figaro magazine et Le Figaro). Il coanime l'émission " Ca se dispute " sur Télé et conduit le talk-show " Zemmour & Naulleau " chaque vendredi soir sur Paris Première. Il a déjà publié 15 romans et essais.
Editeur : Fayard
Eric Zemmour
9782213734224

Fiche technique

Reliure
Broché
Parution
22 octobre 2025
Nombre de pages
128
Hauteur
18
Largeur
12
Poids en KG
0.134

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