Jean-François Lambert

La guerre des intelligences n'aura pas lieu - Réponse au transhumanisme

   La définition de l’informatique donnée par l’Académie française comme étant « la science du traitement rationnel de l’information considérée comme le support de connaissances » ; cette définition implique donc qu’il convient de distinguer la connaissance et la forme qui la porte, c’est-à-dire l’information.

 

Salvator
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L'HOMME NOUVEAU N°1838 - 13 septembre 2025, de Stephen Vallet :

   Le développement de l’intelligence artificielle aura-t-il pour conséquence la guerre entre celle-ci et l’intelligence humaine, avec à terme un humain perdant, car foncièrement limité ? Si la réponse est positive, il serait donc préférable d’appuyer ce changement plutôt que de tenter de le juguler ou de le limiter. Écrit par deux scientifiques, ce petit essai remet les choses à plat à propos d’un sujet tout à la fois excitant et angoissant. Il s’appuie sur la distinction entre l’information et la connaissance. De manière didactique, il décrit la différence entre l’intelligence humaine et l’intelligence artificielle pour montrer la spécificité radicale de la connaissance humaine qui n’est pas réductible à un type algorithmique. Quelles que soient ses formidables potentialités, l’intelligence artificielle reste un outil, « qui ne peut se développer de façon autonome ». La guerre entre l’humain et la machine n’aura donc pas lieu. Le vrai danger se trouve ailleurs. Dans l’idéologie technoprogressiste sous-jacente qui vise, elle, à détruire les normes morales tout en réalisant de substantiels profits financiers. À ce stade, la question est donc politique.

GENETHIQUE, le média de la bioéthique :

   Parce qu’il est en symbiose permanente avec l’ensemble des processus sensoriels, parce qu’il est affecté par tout ce qui l’entoure, parce que l’acquisition des connaissances est d’un ordre complètement différent de celui des algorithmes, le cerveau ne peut en rien être comparé à un ordinateur. » Dans un essai concis et très accessible, les scientifiques Rémi Sentis et Jean-François Lambert décryptent le fonctionnement des systèmes d’intelligence artificielle et les parallèles faits avec l’intelligence humaine, le plus souvent pour condamner cette dernière à l’obsolescence programmée. En effet, le courant transhumaniste voudrait faire croire que l’homme doit s’affranchir de sa condition, par l’« augmentation », par la fusion avec la machine. Mais les auteurs alertent : « Derrière l’utopie de l’amélioration de l’intelligence humaine grâce à la convergence NBIC [1] se cache en fait une entreprise bien réelle de démolition des exigences morales liées au respect du corps humain. Derrière le discours béat sur la libération de notre condition soumise à la maladie et à la mort se cachent des intérêts financiers bien réels. »

   Un ouvrage pour redécouvrir la dignité de l’homme, qui restera toujours irréductible à une machine.

   Les progrès de l'intelligence artificielle ne cessent d'interpeller notre conscience : parmi les problèmes les plus souvent cités, le possible rattrapage de l'intelligence humaine par celle que peuvent générer les moteurs informatiques. La question est ancienne, Isaac Asimov se la pose dans I, Robot. Dans cet essai court et ramassé, Rémi Sentis et Jean-François Lambert l'examinent à frais nouveaux et refusent de voir une porosité entre l'intelligence humaine et celle de la machine, affirmant la primauté de la responsabilité humaine dans le développement technologique.

   Leur propos est appuyé à la fois sur une connaissance fine du sujet, acquise au cours de leur carrière universitaire, et sur une réflexion qui met en relief une compréhension intégrale de l'être humain.

   Ancien élève de l'ENS, docteur ès sciences, directeur de recherche émérite, président de l'Association des scientifiques chrétiens. Il a publié de nombreux articles dans des revues internationales et deux livres de mathématiques appliquées. Secrétaire général des AFC Associations familiales catholiques des Hauts-de-Seine.

Editeur : Salvator

 

  Les Editions Salvator ont été fondéee à Mulhouse en 1924 par le chanoine Alphonse Meyer, et ensuite à partir de 1928, les membres de la famille Zumbiehl dirigèrent la maison. Reprises en 1998 par Yves Briend, les éditions sont désormais installées à Paris 103 rue Notre-Dame des Champs dans le 6e arrondissement. Salvator est membre du groupe religion du syndicat national de l'édition. En 2002, les éditions Salvator créent leur propre structure de diffusion : Salvator Diffusion.

   Depuis le 1er janvier 2017, David Briend, fils de Yves Briend, est le nouveau président du conseil d'administration de la société, et la direction générale est confiée à Régis de Villers.

9782706728303

Fiche technique

Reliure
Broché
Parution
Février 2025
Nombre de pages
144
Hauteur
30
Largeur
20
Épaisseur
1
Poids en KG
0.140

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