Le massacre de Nankin 1937 - Entre mémoire, oubli et négation
Que s'est-il réellement passé à Nankin, la capitale du Guomindang, au cours de l'hiver 1937 ?
Ce livre interroge deux mémoires distinctes qui, entre propagande et tabou, s’affrontent. Par la rencontre des victimes et des bourreaux, les analyses des plus grands spécialistes chinois et japonais, la confrontation de documents d’archives inédits et une enquête de terrain, de la Chine au Japon, Michaël Prazan s’efforce d’éclairer l’événement plutôt que de jeter l’anathème. Une plongée au coeur d’une histoire qui, aujourd’hui encore, menace l’équilibre de la région.
Au sommaire :
- 1937 : "Guerre d'invasion" - La marche vers Nankin - La prise de Nankin
- Le massacre : Le "nettoyage " - La Zone de sécurité
- La mémoire et l'oubli : L'oubli volontaire du Japon - La mémoire armée de la CHine
- Pour ne pas conclure
- Notes et remerciements
POLITIQUE MAGAZINE, 1er mars 2026 :
Voilà donc un livre érudit, complet, clair et bien écrit, qui montre à la fois comment on lève le voile sur les horreurs oubliées mais aussi comment d’autres voiles restent obstinément baissés, notamment par les communistes.
Décembre 1937 : l’armée japonaise, lancée dans une guerre d’expansion coloniale en Chine, prend Nankin, capitale du régime nationaliste du Guomindang.
Six semaines durant, la ville est livrée aux soldats nippons, qui se déchaînent dans un massacre d’une cruauté sans précédent. En 1946, suite à la défaite du Japon, la justice des vainqueurs tentera tant bien que mal de déterminer les responsabilités et de punir les coupables lors de deux procès, l’un à Tokyo sous l’égide des alliés, l’autre à Nankin voulu par Tchang Kaï-chek. Aujourd’hui encore, le nombre de victimes n’est pas connu avec précision, les estimations allant de quatre-vingt-dix mille à trois cent mille. Et les plaies ouvertes en 1937 sont loin d’être refermées.
Si le souvenir de Nankin a été habilement instrumentalisé par les dirigeants chinois, qui n’hésitent pas à en exagérer l’ampleur, il est à l’inverse allégrement nié par des « historiens » révisionnistes japonais auxquels les nouvelles générations accordent une audience croissante. Aux provocations de l’ancien Premier ministre Junichiro Koizumi, Pékin a longtemps répliqué en entretenant des sentiments xénophobes chez les Chinois, les manifestations spectaculaires et « spontanées » répondant aux dérapages lourds de sens des dirigeants nippons.
Ce livre interroge deux mémoires distinctes qui, entre propagande et tabou, s’affrontent. Par la rencontre des victimes et des bourreaux, les analyses des plus grands spécialistes chinois et japonais, la confrontation de documents d’archives inédits et une enquête de terrain, de la Chine au Japon, Michaël Prazan s’efforce d’éclairer l’événement plutôt que de jeter l’anathème. Une plongée au coeur d’une histoire qui, aujourd’hui encore, menace l’équilibre de la région.
Michaël Prazan est l’auteur de plusieurs livres dont Pierre Goldman, le frère de l’ombre (2005) et Roger Garaudy, itinéraire d’une négation (avec Adrien Minard, 2007). Il est également le réalisateur d’un important documentaire Nankin, la mémoire et l’oubli, unanimement salué par la critique.
Fiche technique
- Reliure
- Broché, couverture souple
- Parution
- Février 2026
- Nombre de pages
- 314
- Hauteur
- 19
- Largeur
- 12.5
- Poids en KG
- 0.406