L'Eucharistie - (2° partie) Carnets spirituels N°24
Editorial de l'abbé Michel Simoulin.
Au sommaire :
- L'Eucharistie : se laisser envahir par le Christ : L'activité de l'Hostie est en nous - "Et eum qui venit ad Me non ejiciam foras" - Nos attitudes à l'égard de l'Eucharistie - Nos obstacles secondaires et personnels - L'Eucharistie et l'Action de Grâce
- La Présence
- Présence et bienfaisance
- L'Eucharistie est contemplation absolue
- O esca viatorum !
J'ai toujours un peu de scrupule à ajouter quelque chose aux textes du Père que nous vous proposons, et je préfère lui laisser la parole, mais s’il faut introduire ce nouveau carnet, je dirai simplement qu’il fait suite au précédent ! Cela n’est pas très malin ni original mais que dire de plus ? L’Eucharistie, en effet, est une réalité d’une telle richesse que le Père n’a cessé d’en parler. Elle était au centre de sa vie religieuse et sacerdotale, et elle doit être au centre de vie chrétienne. Et saint Thomas d’Aquin ne cesse de nous préciser qu’elle est à la fois sacrifice et sacrement. C’est la même réalité qui est le sacrifice de notre rédemption, dans lequel le Fils (et l’Église unie à son chef) s’offre à son Père dans le seul acte d’amour assez puissant pour compenser la multitude des refus d’amour qui composent le péché du monde, et rendre ainsi à Dieu la gloire qui lui appartient et que le péché refuse de reconnaître ; même réalité que nous recevons dans le sacrement pour nous associer à cet acte d’amour et nous communiquer les fruits du sacrifice auquel nous avons participé.
Le précédent carnet a plutôt considéré l’Eucharistie dans son premier aspect, le sacrifice dans sa « célébration continuée », selon le mot de Bossuet ; le présent carnet regroupe quelques textes relatifs à l’Eucharistie reçue et devenant vie de l’âme pour la sanctifier et lui faire chanter l’hymne salvateur à la gloire de la Sainte Trinité tout au long de ses journées.
Le prochain carnet continuera avec quelques autres textes sur la Cène et la Messe. Belle et sainte lecture, lente et méditative pour laisser le mystère pénétrer nos âmes, nos esprits et nos cœurs, afin de laisser l’Hostie nous apprendre à vivre et à aimer.

1902-1984. Le Père Bernard-Marie de Chivré aura été, comme le Père Calmel, l’image exemplaire d’un religieux dominicain ayant subi une continuelle persécution ecclésiastique pour sa fidélité. Fidèle aux traditions et à la vocation de son Ordre ; fidèle à la théologie du Docteur commun de l’Église, saint Thomas d’Aquin ; fidèle à la dévotion dominicaine à la Vierge Marie, fidèle au chapelet, le P. de Chivré a été persécuté surtout pour son inébranlable fidélité, dans le rite dominicain, à la messe catholique traditionnelle, latine et grégorienne.
Avant d’être persécuté pour sa fidélité à la messe, le P. de Chivré était déjà mortellement suspect pour son amitié militante à l’égard d’Itinéraires la revue de Jean Madiran. Cette longue amitié militante a commencé avec la naissance de la revue, et le P. de Chivré l’a maintenue jusqu’à sa mort. C’était une grande partie de sa pensée, de sa préoccupation, de sa sollicitude, de sa vie.