L'Eucharistie - (3° partie) Carnets spirituels N°25

Prédications

Editorial de l'abbé Michel Simoulin.

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   La loi de l’amour est la Présence, car la Présence traduit l’affection plus que les mots. Elle traduit la décision d’apporter son maximum de preuves pour aider, consoler, soutenir et sauver. L’amour n’accepte pas les distances définitives, il se sert des séparations occasionnelles pour aviver le besoin de retour, de Présence renouvelée. Or la Présence de l’être aimé empêche le découragement chez l’être aimant, elle consolide et cimente les raisons de persévérer et les courages à endurer les contradictions et les épreuves. La Présence nourrit pour empêcher d’être entamé par les fléchissements et les lassitudes, donc les démissions. L’Eucharistie s’affirme nourriture qui fait tenir, qui fait fournir l’effort, qui fait avancer malgré l’obstacle, la nourriture qui entame nos peurs et nos craintes et qui nous met à même d’entamer le monde et ses théories. La Présence est la preuve majeure de l’affection. Aussi entame-t-elle en nous les inerties qui conseillent l’abstention dans la preuve. Elle dispose à fournir sa part de preuves méritoires en reconnaissance de l’amour reçu.

   L’Eucharistie est le sacrement de la fidélité et celui des fidélités qui ne se laissent pas ébranler par les luttes et les moments tentateurs. Elle est donc le sacrement des décidés et des forts. « Celui qui mange ma chair et qui boit mon sang aura la vie éternelle en lui. » Or est éternelle la vie que rien ne peut plus entamer, même la mort. Ces lignes, vous l’aurez reconnu, ne sont pas de moi mais du Père de Chivré. Elles résument un peu tout ce que nous aurons médité dans ces trois carnets consacrés à l’Eucharistie. « Amour, présence, force et courage, confiance… ». Je n’en dis pas plus. Lisons ensemble, méditons et décidons-nous à aimer « per ipsum, cum ipso et in ipso ».

Au sommaire :

  • L'éditorial
  • Le Nom de Jésus
  • Le Saint Nom de jésus
  • Jeudi Saint
  • Jeudi Saint Jean, La Cène
  • Méditations pour le Jeudi Saint
  • La Messe
  • La Messe, premier additif
  • La Messe, deuxième additif
  • La Fête-Dieu
  • La personnalité et l'Eucharistie
  • Dislexit Eos

   1902-1984. Le Père Bernard-Marie de Chivré aura été, comme le Père Calmel, l’image exemplaire d’un religieux dominicain ayant subi une continuelle persécution ecclésiastique pour sa fidélité. Fidèle aux traditions et à la vocation de son Ordre ; fidèle à la théologie du Docteur commun de l’Église, saint Thomas d’Aquin ; fidèle à la dévotion dominicaine à la Vierge Marie, fidèle au chapelet, le P. de Chivré a été persécuté surtout pour son inébranlable fidélité, dans le rite dominicain, à la messe catholique traditionnelle, latine et grégorienne.

   Avant d’être persécuté pour sa fidélité à la messe, le P. de Chivré était déjà mortellement suspect pour son amitié militante à l’égard d’Itinéraires la revue de Jean Madiran. Cette longue amitié militante a commencé avec la naissance de la revue, et le P. de Chivré l’a maintenue jusqu’à sa mort. C’était une grande partie de sa pensée, de sa préoccupation, de sa sollicitude, de sa vie.

9780000000533

Fiche technique

Reliure
Broché
Parution
Juin 2010
Nombre de pages
56
Hauteur
20
Largeur
14
Poids en KG
0.090

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