Former sa foi au fil de l'année liturgique

Des méditations quotidiennes pour nourrir l’âme et mieux servir Dieu et le prochain. 

Via Romana
22,75 €
Actuellement en réapprovisionnement, expédition sous 5 à 15 jours.

    Redécouvrir et approfondir la foi chrétienne au fil des saisons et des fêtes liturgiques du christianisme.

ACTION FAMILIALE ET SCOLAIRE, Pauline Deswarte, mars 2025 :

   Ce livre de méditations est d’une richesse incomparable, qui fait honneur à la pensée chrétienne contemporaine. Son auteur, l’abbé Cyrille Debris, prêtre de l’archidiocèse de Rouen, s’adresse avec un rare bonheur à l’intelligence, mais aussi au coeur de tout homme de bonne volonté. Disposant d’une grande envergure intellectuelle, il en a la capacité : agrégé, docteur en histoire, théologie, distingué par l’Académie française, chercheur et spécialiste de l’Autriche, il enseigne en outre en lycée et exerce un bel apostolat dans la tradition de l’Église. Ce riche bagage le met à l’abri d’un consensualisme lénifiant propre à affadir la parole de Dieu. Il le dit lui-même, reprenant l’exhortation de saint Paul à donner non du lait aux hommes, mais une « nourriture solide ». Le plan du livre est le calendrier traditionnel de l’année liturgique. Au fil des jours, des mois, des saisons et des fêtes de notre belle religion, nous sommes comme portés sur les solides épaules du Christ qui, tout en marchant dans notre histoire, ne cesse de nous enseigner les paroles qui sauvent.

  •  Les leçons de l’Histoire ou la leçon des faits

   Donnant le contexte historique de l’intervention divine, ces leçons sont du plus haut intérêt, tant par la culture qu’elles nous transmettent que par la résonance qu’elles ont dans notre coeur et dans notre âme. Chacun des thèmes abordés par l’abbé Debris est ainsi appuyé sur des faits avérés et traité en profondeur ; la géographie et la linguistique y ont aussi leur part. Le Christ prend alors véritablement chair. Ainsi, lors de l’épisode du recouvrement au Temple, l’abbé Debris relate les détails de la montée à Jérusalem que devaient effectuer tous les juifs pieux, trois fois par an, la situation élevée de la Ville sainte, les psaumes chantés lors de ces montées, la façon dont ils étaient chantés, la logique du va-et-vient de ces chants qui nous dit de reprendre sans cesse notre ouvrage. Plus loin, lors du dimanche de la Quinquagésime, la topographie des lieux est reprise : la ville de Jéricho qui symbolise la mort, est située au-dessous de la Méditerranée. Nous sommes invités à mourir à nos péchés pour ressusciter et retrouver Jérusalem. Ou encore, le 5e dimanche après la Pentecôte est l’occasion de se transporter dans les montagnes de Gelboé pour apprendre très précisément la jalousie de Saül contre David, ainsi que la clémence de David, qui sait que Saül sera jugé le moment venu. Parfois les faits sont reconstitués avec une grande exactitude à partir de l’Écriture. Le récit de la Résurrection est, sur ce point, tout à fait exemplaire. Jésus est allé chercher dans les limbes tous les Justes de l’Ancien Testament pour les conduire au Ciel. Puis, il revient sur terre. L’abbé Debris décrit très exactement le concret de sa résurrection : son âme qui a quitté son corps depuis trois jours, y rentre pour le réanimer ; le sang revient dans les veines, Jésus se dégage de tout ce qui l’entourait dans le tombeau, les meurtrissures disparaissent, hormis les stigmates, il traverse la pierre du tombeau comme il a traversé l’hymen de la Vierge au moment de l’accouchement. La frayeur des soldats, relatée par les Évangiles, atteste bien des faits.

  • La science de Dieu

E   lle a besoin d’être expliquée par les prêtres. Comme Jésus, qui est le bon pasteur, ils sont les envoyés de Dieu pour, à partir des faits de notre histoire, nous donner accès à la connaissance de Dieu. Quelques exemples tirés de la sainte liturgie prouvent ce souci constant de l’Église. Dieu prend soin de nous sur terre, non pas pour nous y établir, mais en vue du Ciel. Le temps qui va de Pâques à l’Ascension est rempli de cette attention divine. Pour cette période, l’Église a ainsi utilisé le discours d’adieu de Jésus après la Cène. Notre Sauveur veut alors consoler ses Apôtres de son départ, tourner leur regard vers le Ciel et les rendre capables de supporter les souffrances de la terre. « Nous avons les pieds sur terre et la tête au Ciel », conclut l’abbé Debris. Suit alors la mission de l’Esprit Saint envoyé par le Fils et le Père. Il établit la culpabilité des méchants et guide vers la Vérité tout entière. Cette mission qui est de faire passer de la vérité auriculaire à la vérité du coeur est expliquée de très belle façon. Elle nous prépare à entrer en relation de filiation avec le Père, ce que de notre propre chef nous n’aurions jamais osé même imaginer. Le 18e dimanche après la Pentecôte est l’occasion d’une méditation sur le sacrement de la confession. C’est le « sacrement qui façonne sans doute le plus le prêtre » et qui fait toucher du doigt la miséricorde de Dieu, observe l’abbé Debris, qui en fait une description très précise. Il y a les mots : confession/réconciliation. Dans la confession nous disons notre foi en la miséricorde de Dieu. Elle est complétée par la pénitence qui est l’acte d’amour de la réparation. La réconciliation, quant à elle, évoque le lien d’amitié qui a été brisé et qui, grâce au pardon, peut être à nouveau rétabli. L’abbé Debris nous fait ici l’historique du sacrement, avec notamment la classification des divers péchés mortel et véniel. Il insiste aussi sur la nécessité souvent contestée de la présence du prêtre pour être pardonné et enfin le regret sincère de ses péchés. Tout montre qu’il n’y a pas de limites à l’amour de Dieu qui « est plus grand que notre coeur ».

   Un exposé des grandes fêtes de l’année, nourri de nombreuses connaissances historiques et théologiques, complète heureusement cet enseignement. De l’Immaculée Conception au rituel de la Dédicace, tout fourmille d’heureuses réflexions propres à former notre intelligence et attendrir notre coeur. Celles concernant saint Joseph, « le taiseux », sont particulièrement justes et touchantes. N’attendons pas pour nous mettre à l’école de l’abbé Debris. Nous sommes en bonne main.

    Le prêtre évangélise, administre les sacrements et conduit les fidèles vers Dieu. Mais des trois : enseigner, sanctifier, diriger, la transmission intégrale de la foi prime.


    L’Abbé Cyrille Debris, à travers le calendrier traditionnel de l’année liturgique, fait redécouvrir la foi et l’enseignement de l’Église afin d’éveiller son lecteur au salut promis par Dieu. À l’appui des Écritures, des docteurs de l’Église et de la vie des saints, sa riche méditation s’adresse à tous les hommes de bonne volonté désireux de retrouver un sens à leur vie, par la révélation et la grâce reçue de Jésus Christ, Sauveur du monde.

L'abbé Cyrille Debris est agrégé de l'université, docteur en histoire et en théologie et postulateur de la cause de béatification de l'impératrice Zita.
Editeur : Via Romana
9782372712323

Fiche technique

Reliure
Broché, couverture souple
Parution
Juin 2023
Nombre de pages
281
Hauteur
24
Largeur
16
Épaisseur
2 cm
Poids en KG
0.465 Kg

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