Le pays des étés

   Après le succès de Que reviennent ceux qui sont loin, Pierre Adrian signe un roman d’une beauté déchirante sur les lieux qui nous habitent et les souvenirs qui nous font.

Gallimard
Blanche
19,00 €
TTC
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ALETEIA, juillet 2026 :

   "La maison de famille, c’est l’inverse de l’appartement Airbnb", confie Pierre Adrian, écrivain profondément inspiré par ces demeures où se rassemblent les générations et s’accrochent les souvenirs. Après "Que reviennent ceux qui sont loin", récit bouleversant paru en 2022, il publie cet été chez Gallimard "Le Pays des étés", un roman traversé, une fois encore, par la mémoire d’une maison familiale. 

   - Vous publiez votre nouveau roman, Le Pays des étés, dont l’histoire tourne autour de la vente d’une maison de famille. Peut-on la comparer comme une petite mort ?

   - La maison de famille apparaît souvent comme un lieu sûr et pérenne. Mais dans beaucoup de cas, pour des raisons matérielles, les gens sont amenés à s’en séparer après la disparition d’une grand-mère ou d’un grand-père. Ce livre raconte la manière dont une famille apprend à dire au revoir à un lieu cher, en passant du matériel à l’immatériel. Oui, c’est comme une petite mort. Mais comme pour le deuil, l’accepter, c’est accueillir l’idée de repartir. "Je vais recréer l’été ailleurs !", peut-on se dire. Au-delà de la maison, c’est une terre que l’on aime. Pour ma part, c’est la Bretagne. Aller la revoir est comme une consolation. Je crois beaucoup au pouvoir de consolation des lieux. Quand ils évoquent des moments heureux, le temps de l’enfance et de l'insouciance, ils sont pour nous un réconfort.

OUEST-FRANCE, Florence Pitard, le 16 août 2026 :

   Ce roman empreint de nostalgie est l’un des tout premiers de la rentrée littéraire 2026. Et ce n’est pas un hasard, puisqu’à l’heure où une bonne partie de la France est en congés, « Le pays des étés » aborde l’inépuisable sujet des vacances de l’enfance. Celles de Pierre Adrian se déroulaient dans la maison de famille du merveilleux pays des Abers, non loin de Brest, dans le Finistère. Sa plume poétique caresse les cavalcades sur les plages, dans les bois, autour du lavoir, la tendresse des grands-parents, les bagarres avec les cousins, les apéros au Café du Port, les virées à la discothèque du coin… Ces vacances, il les avait déjà évoquées dans « Que reviennent ceux qui sont loin ».

    Ce pays était celui de mon bonheur. Ce sentiment se passait d’explication ; c’était une intuition, un consentement, et la survivance des jours heureux de l’enfance quand, allongé sur la pelouse grasse encore trempée de rosée, j’écoutais le bruissement du vent dans les arbres. Prêt à pleurer, j’avais déjà le cœur serré devant une joie si facile. J’appris plus tard, en apprivoisant l’absence, que les lieux que nous aimons nous aident à supporter un grand chagrin. Ils réparent, et la mer où qu’elle soit console. La mer console toujours. »

   Alors que sa grand-mère vient de mourir, le narrateur retrouve sa famille dans la maison bretonne de son enfance. Peu après, celle-ci est mise en vente. Entre sentiment de dépossession et trouble provoqué par les nouveaux occupants, une menace plane désormais sur le pays des étés…

   Après le succès de Que reviennent ceux qui sont loin, Pierre Adrian signe un roman d’une beauté déchirante sur les lieux qui nous habitent et les souvenirs qui nous font.

Auteur : Pierre Adrian

Pierre Adrian est né en 1991 et vit à Rome. R est notamment l'auteur de La piste Pasolini (prix des Deux Magots, prix François Mauriac de l'Académie française). Son dernier roman, Que reviennent ceux qui sont loin, paru aux Editions Gallimard en 2022, a obtenu le prix Michel Déon.

Editeur : Gallimard
Pierre Adrian
9782073140920

Fiche technique

Reliure
Broché, couverture souple
Parution
8 août 2026
Nombre de pages
192
Hauteur
20.5
Largeur
14
Poids en KG
0.250

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