La femme pauvre - Poche

Écrit dans une langue fulgurante, ce roman n'est pas seulement la chronique d'une vie : il est une méditation vive sur la misère humaine, la foi, l'amour et la sainteté.

"Il n'y a qu'une tristesse, lui a-t-elle dit, la dernière fois, c'est de n'être pas des saints...''

Ephata
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REVUE ELEMENTS, Jacques Chambray, mai 2025, Chroniques des lettres oubliées :

   « La femme pauvre » de Léon Bloy Qui lit aujourd’hui encore « La Femme pauvre » de Léon Bloy (1846-1917) ? Une poignée d’irréductibles. Ce roman fait partie de ces œuvres à demi effacées de la mémoire collective, mais qu’un seul lecteur peut suffire à ressusciter. Roman de la déréliction et de la grâce, il condense la fureur mystique de son auteur, entre exaltation du malheur, ivresse de la souffrance et aspiration à la sainteté. Trop violent, trop incandescent, trop sublime pour son siècle – et sans doute encore davantage pour le nôtre, rongé par le confort –, « La Femme pauvre » est un livre qui dérange parce qu’il exige une mobilisation totale de son lecteur. Rien que pour cela, il mérite d’être lu – ou relu.

   Dans le Paris de la fin du XIXe, Clotilde vit dans l'ombre : enfant livrée à la misère, la violence et l'abandon, elle incarne la « femme pauvre » non seulement dans ses habits, mais aussi dans son âme et son regard.

  Puis survient la rencontre avec Gacougnol, peintre au coeur généreux, et Marchenoir, écrivain hanté, et toute sa vie bascule : un passage, fragile et lumineux, entre le néant des choses et l'espérance. Lentement, Clotilde accepte de se défaire de ses rêves de richesse matérielle, d'abandonner sa quête de reconnaissance, pour s'ouvrir à un autre trésor : celui du don, de la souffrance transformée, de la prière. À l'ombre de la catastrophe, dans la lueur ardente des flammes, s'accomplit la conversion ultime : la pauvreté se fait destin, l'effacement se fait don et la femme dépouillée de tout devient un phare incandescent dans la nuit du monde.

Auteur : Léon Bloy
En 1867, venu à Paris, il fit la rencontre – décisive – de l’écrivain Jules Barbey d’Aurevilly, qui allait devenir son maître et ami. C'est d'ailleurs sous son influence qu'il se convertit au catholicisme en 1869. C'est aussi grâce à Jules, qui réunissait chez lui le dimanche des auteurs débutants, que Bloy fit la connaissance de Paul Bourget, François Coppée, Joris-Karl Huysmans et Jean Richepin. Après sa conversion, Bloy se plongea dans les œuvres de Joseph de Maistre, Louis de Bonald, Ernest Hello et Blanc de Saint-Bonnet, qui l'orientèrent en religion vers un catholicisme ardent, en politique vers l'option monarchiste, en lettres vers le pamphlet. C'est véritablement avec la parution du "Salut par les Juifs" en 1892 que le style de Bloy se révéla dans toute sa splendeur. En 1898, il édita la première partie de son "Journal". Elle sera suivie par d'autres parties. Plusieurs écrivains et penseurs aux XIXe et XXe siècles ont puisé leur inspiration chez Bloy. Parmi ses héritiers spirituels directs, on compte Jacques et Raïssa Maritain, Georges Bernanos, Pierre Emmanuel, Stanislas Fumet et le géologue Pierre Termier.
Editeur : Ephata
Léon Bloy
9782385501082

Fiche technique

Reliure
Broché
Parution
2026
Nombre de pages
462
Hauteur
17.5
Largeur
11
Épaisseur
2
Poids en KG
0.464

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