Le Cheval Rouge

Roman historique

Préface et postface de François Livi.

Grand roman historique né dans un pays où l’arbre du roman a donné peu de fruits durables, Le Cheval rouge semble pouvoir résister à l’usure du temps. Il n’a rien d’un météore ou d’une étoile filante, d’une concession à des modes passagères. Il deviendra sans doute une étoile fixe de la littérature de notre siècle.

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   Dès sa parution, et au fil des rééditions - depuis sa publication discrète en 1983,  c'est un véritable phénomène littéraire avec trente et une rééditions à ce jour qui se sont succédé sans discontinuer-  Le Cheval rouge, bien qu’ignoré en raison de son anticonformisme idéologique par la critique, a captivé un très large public.

   Dans une enquête publiée en 1986 sur le plus beau roman italien des dix dernières années, Eugenio Corti et Le Cheval rouge distançaient Sciascia, Morselli, Moravia…

   PRESENT, 15 mai 2020, Sigisbert Clément :  Cavalcade italienne à travers le XXe siècle

   Ce n'est pas le maquettiste de Présent qui me contredira, la littérature italienne sait proposer des ouvrages plus éloignés du politiquement correct que la française. Restons donc sur notre regard transalpin. Car les éditions Noir sur Blanc ont réédité l’immense roman Le Cheval rouge le 6 février 2020 (!).

   Traduit initialement en français par les éditions l’Age d’Homme, ce pavé écrit par Eugenio Corti mérite notre (re)lecture. Car s’il est une vertu dans ce livre, c’est le diptyque passionnant réussi dans ce roman épique et historique : d’une part, l’absence totale de manichéisme dans l’écriture de la période de la Seconde Guerre mondiale et après et, d’autre part, la recherche de la vérité. La vérité morale des personnages. C’est effectivement « cette force de la vérité qui est la charpente qui soutient Le Cheval rouge […].

   Le cas Eugenio Corti montre en définitive que la passion de la vérité – fut-elle anticonformiste – peut encore gagner des batailles cultu- relles. La liberté d’esprit n’a pas totalement déserté la littérature. Un auteur peut avoir confiance en l’intelligence des lec- teurs et de son éditeur », comme le mentionne François Livi dans sa préface. Cet ouvrage est un passionnant mémorial. Celui de la civilisation alpine. La jeunesse du village de Nomana en Lombardie connaîtra des aventures diverses jusqu’à la période plus récente de la démocratie chrétienne italienne. De la Syrie à la Russie en passant par la Grèce, le roman se ramifie avec le parcours de chacun de ces hommes qui découvrent, mûrissent et meurent par- fois dans tous les coins du conflit mondial où les troupes italiennes ont été dispersées.

   Il est aussi intéressant de comprendre que cet ouvrage a eu un immense succès populaire. Un succès d’ailleurs qui s’est construit à l’encontre de tous les médias des années 1980 pour cet auteur qui commence sa carrière littéraire à 62 ans et pro- pose là un ouvrage de plus de mille pages. Un peu comme un film qui rencontre son public par le bouche-à-oreille. Un peu avant lui, Guido Morselli avait connu un succès comparable suite à son décès en 1973. Construit sur trois chapitres aux titres tirés du livre de l’Apocalypse (« Le Cheval rouge », « Le Cheval livide », « L’Arbre de vie ») le roman reflète le tourbillon de l’histoire politique et sociale de son époque dans un style formidable. Tous les registres d’écriture y trouvent leur place au service de la geste épique et de l’intimité des personnages, des grands événements comme des scènes plus intimes. Des joies et des douleurs. Bref, de la vie des hommes. Un roman loin des leçons politiques ou morales, dépouillé de toute idéologie polluante au service d’une idéologie mortifère. Un roman populaire selon le sens que nous lui donnons : celui de la noblesse.

   RENAISSANCE CATHOLIQUE, janvier 1998 :  Il ne s’agit pas là que d’un gros roman mais surtout d’un très grand roman et qui plus est d’un très grand roman catholique.

   Merveilleux conteur, fin psychologue, homme de foi et de doctrine, Eugenio Corti, plus qu’un témoin nostalgique, apparaît comme un prophète à la manière de Soljenitsyne. Par la bouche de Michele Tintori dont le témoignage semble largement autobiographique, il jette les bases d’une authentique Renaissance catholique. Comme rien n’est parfait ici bas, on pourra regretter quelques longueurs et s’interroger sur la nécessité de traduire Padre Pio par Père Pie. A la portée de tous, ce roman foisonnant au souffle épique rarement égalé, renouvelle complètement notre vision de la Seconde Guerre mondiale et devrait à ce titre figurer dans la bibliothèque de tout honnête homme. Il est rare de se trouver dans une telle communion de pensée avec un auteur. Ne boudons pas notre plaisir!

   LES LIVRES D'ANTOINE : lire l'article en entier

   Eugenio Corti a emprunté son titre à l’Apocalypse : "Sortit alors un autre cheval rouge feu ; à celui qui le montait fut donné le pouvoir de bannir la paix de la terre pour faire s’entretuer les hommes. Et on lui donna une grande épée." La barbarie des civilisations qui ont renié Dieu est au cœur de ce roman exceptionnel.

   FAMILLE CHRETIENNE, N°Philippe Oswald, 2014  :

   Le "Guerre et Paix " du XXème siècle, "Le Cheval Ruge"" étant celui de l'Apocalypse de saint Jean, symbole de la guerre universelle comme signe messianique. Une fresque grandiose des épreuves d'un siècle de fer et de feu, culminant dans les paroxysmes de la Seconde Guerre mondiale sur le front russe, théâtre de la lutte à mort des molochs totalitaires, mais aussi un hymne au triomphe de l'amour fidèle, amour de Dieu et de l'Eglise, de la patrie, de la femme aimée, de la famille, du prochain. Ce roman italien est sans conteste l'un des chefs-d’œuvre de la littérature mondiale.

   LE FIGARO LITTERAIRE : "Après Vie et Destin, l’autre grande épopée du XXe siècle."

    LAURENT MABIRE : "Après avoir fermé Le Cheval rouge, on en garde longtemps une trace brûlante dans l’âme, comme une persistance rétinienne qui s’incrusterait derrière nos yeux clos après avoir regardé un point lumineux trop violent."

   CORNELIO FABRO : " Le Cheval rouge est le roman de la passion d’une humanité chrétienne, qui n’a rien de prométhéen ; toutes les classes sociales apparaissent dans ce poème spirituel : les humbles et les gens haut placés, des ouvriers et des entrepreneurs, des soldats et des officiers."


L'auteur : Eugenio Corti
Né en 1921 en Lombardie, Eugenio Corti est envoyé en 1940 sur le front russe.
Après la capitulation de l'Italie fasciste, il s'engage dans le Corps de Libération italien qui combat les Allemands en Italie. De son expérience de la tragique retraite de Russie, Eugenio Corti tire une chronique hallucinante : La plupart ne reviendront pas. La campagne des soldats du Corps de Libération italien, ces laissés pour compte de l'Histoire, inspire une autre chronique : Les derniers soldats du roi.
En 1962, sa pièce Procès et mort de Staline est mise en scène par Diego Fabbri. Elle sera traduite, sous le manteau, en russe et en polonais.
Il est décédé le 4 février 2014.

Co-auteur(s) : Traduction de l'italien, revue et corrigée par François Lantieri

4ème de couverture

   Roman autobiographique, Le Cheval rouge suit la destinée de jeunes italiens engagés dans l'armée de Mussolini, patriotes et hostiles au fascisme. Certains mourront sur le front russe ou au mont Cassin, d'autres témoigneront de la barbarie nazie et communiste, d'autres encore s'engageront dans la reconstruction politique de l'Italie d'après-guerre.

   "On peut s'interroger sur les raisons de l'étonnant succès de librairie d'un livre qui ne s'accorde aucune facilité et qui a su créer, entre son auteur et ses lecteurs, un formidable courant de sympathie. Cela tient d'abord au caractère de témoignage que revêt ce roman : non seulement les personnages historiques qui le traversent, mais tous les événements historiques sont absolument et rigoureusement vrais. Mais Eugenio Corti a écrit aussi un très grand roman. Son souffle épique, la variété des registres stylistiques, la vérité et la puissance des passions emportent le lecteur dès les premières pages. Sans doute destiné à résister à l'épreuve du temps, Le Cheval rouge fait songer à Manzoni, ainsi qu'aux grands romanciers russes, à Tolstoï en particulier".

Fiche technique

Catégories Livres Littérature - Art - Musique Romans / Essais / Pamphlets...
ÉditeurNoir sur Blanc
CollectionLa bibliothèque de Dimitri
ReliureBroché
ParutionPremière édition 1983 - Février 2020
Nombre de pages1420
Hauteur23
Largeur15
Épaisseur5.5
Poids1.480 Kg

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Commentaires clients

Note 
(06/02/2020)
Un regard bleu si doux...

Un livre de souvenirs pour Eugenio Corti. Ceux qui l'ont rencontré ne peuvent oublier ce regard bleu si doux qui a connu tant d'horreurs.

    Note 
    (06/02/2020)
    Fantastique épopée...

    Depuis sa publication discrète en 1983, Le Cheval rouge est devenu en Italie un véritable phénomène littéraire avec trente et une rééditions à ce jour. SOn succès ne se dément pas au fil du temps. Bienvenue à cette nouvelle réédition !

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      Le Cheval Rouge

      Eugenio Corti
      Le Cheval Rouge
      Roman historique

      Préface et postface de François Livi.

      Grand roman historique né dans un pays où l’arbre du roman a donné peu de fruits durables, Le Cheval rouge semble pouvoir résister à l’usure du temps. Il n’a rien d’un météore ou d’une étoile filante, d’une concession à des modes passagères. Il deviendra sans doute une étoile fixe de la littérature de notre siècle.