Malamorte

Roman

Une plongée sans concession dans une Corse méconnue, sombre et battue par les vents, Malamorte dresse le portrait d'une île vendue au plus offrant où le sang appelle le sang.

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   PRESENT le 6 décembre 2019, Francis Bergeron :

   Si vous ne connaissez pas la Corse, ou même si vous ne la connaissez que quinze jours par an, par ses plages, au cœur de l’été, surtout ne lisez pas Malamorte, le roman policier du journaliste corse Antoine Albertini. D’abord, dans ce roman, il pleut toujours, alors que vous pensiez qu’ici le soleil est perpétuel. Ensuite l’auteur nous raconte une Corse vue côté cour plutôt que côté jardins, ou alors côté « effroyables jardins », pour reprendre le titre du fameux film de Jean Becker. Mais si vous connaissez un peu la Corse, et si vous voulez visiter aussi ses coulisses, au-delà de la carte postale traditionnelle, alors lisez Malamorte. Vous ne lâcherez pas ce roman policier avant la dernière page.

   Dans la Corse d’Antoine Albertini, la mafia locale n’est pas une pure invention de journalistes. Les "natios " (comprenez : les nationalistes corses), les Maghrébins, les continentaux, l’appareil administratif et judiciaire, les forces de l’ordre, se livrent à un redoutable chassé-croisé, et personne n’en sort intact. Le héros est un policier, Corse, bien entendu, looseresseulé, et passablement alcoolisé. Son nationalisme irascible, arrosé trop souvent au Label 5, a provoqué sa relégation au bureau des homicides simples, une voie de garage, un bureau que les poulets du coin ont rebaptisé « issue de secours », parce qu’une pancarte « Issue de secours » est fixée juste à côté de la porte. Un meurtre apparemment d’origine familiale sur lequel il lui est demandé d’enquêter rapidement – car « homicide simple », précisément – va le conduire à démêler les ficelles d’un écheveau où l’on rencontre affairisme, grand banditisme, tueur en série, légionnaires en rupture de ban, marsouins nostalgiques de l’infanterie de marine, et des Corses plus vrais ou plus caricaturaux – comme on veut – que nature.

 


L'auteur : Antoine Albertini
Correspondant du monde en Corse. Son premier roman.

4ème de couverture

   Qui a assassiné une randonneuse sur le sentier des crêtes, près de Bastia, en Corse ? Pourquoi un homme a-t-il tué sa femme et sa petite fille avant de tenter de se suicider ?

   L'enquête est confiée à un capitaine de police un peu trop porté sur la bouteille, qui ne croit plus en rien depuis que l'amour de sa vie a disparu sans laisser d'adresse. Mais qui a dit qu'au Bureau des homicides simples les affaires criminelles l'étaient vraiment ?

   De Bastia à Ajaccio, de bar pourris en bidonvilles, le flic solitaire et sans nom va se lancer à corps perdu sur la piste de voyous, de déserteurs de la Légion et d'hommes d'affaires louches. Il croisera aussi son propre passé.

Fiche technique

Catégories Livres Littérature - Art - Musique Romans / Essais / Pamphlets...
ÉditeurJ.C. Lattès
ReliureBroché
ParutionJuillet 2019
Nombre de pages368
Hauteur20.5
Largeur12
Épaisseur3

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Commentaires clients

Note 
(08/01/2020)
Une enquête, le temps d’un été pluvieux.

Le portrait d’une île loin des clichés et des visions de carte postale où se croisent élus, voyous grossiers, braqueurs et assassins, travailleurs immigrés, continentaux en mal d’une existence qu’ils espèrent plus douce. Quelques jurons... une intrigue enlevée et haletante...

    Note 
    (08/01/2020)
    la Corse côté (effroyables) jardins

    Albertini a un vrai talent de conteur, et sa description des mécanismes justice-police, police-gendarmerie, pègre-corsitude, etc. donne l’impression qu’il connaît tout cela par cœur, qu’il est passé par là. C’est puissant, râpeux et désespérant, aussi. Comme une lampée de ce Label 5, précisément, bue cul sec.

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      Malamorte

      Antoine Albertini
      Malamorte
      Roman

      Une plongée sans concession dans une Corse méconnue, sombre et battue par les vents, Malamorte dresse le portrait d'une île vendue au plus offrant où le sang appelle le sang.