- Epuisé totalement chez l'éditeur
Recueil d'études menées par la philosophe à l'Institut d'anthropologie de Münster.
Le premier volume comprend les essais philosophiques et aborde la nature de l'homme, de la pédagogie appropriée au désir de transcendance qui l'habite, auquel vient répondre la révélation chrétienne.
Ils intègrent, au sein d'une vision chrétienne de l'homme, la démarche phénoménologique découverte par Husserl.Ce premier volume d'anthropologie comprend les cours qu'Edith Stein dispensa pendant le semestre d'hiver 1932-1933 à l'université de Münster, dans le cadre de l'Institut allemand de pédagogie scientifique (Deutschen Institut für wissenschaftliche Pädagogik).
Devant un auditoire composé de futurs professeurs de l'enseignement catholique, Edith Stein procède à une réduction phénoménologique afin de déterminer ce qui constitue le noyau intime de la personne humaine. L'homme est examiné d'abord en tant que corps matériel, c'est-à-dire à partir de son mode premier d'apparaître dans le monde, puis comme organisme, être animé et enfin être spirituel. Edith Stein intègre l'anthropologie aristotélicienne adoptée par saint Thomas d'Aquin à l'intérieur d'une perspective phénoménologique qui conçoit la personne comme un être intentionnel, ouvert aussi bien vers l'intérieur que vers l'extérieur, et dont la personnalité se constitue à partir d'un centre - le noyau de l'âme - et à travers une triple appartenance : à une communauté humaine, à une culture et à une religion.
Comme l'écrit Edith Stein en conclusion, dans des lignes qui forment la transition entre la dimension philosophique et la dimension théologique de son anthropologie, « intériorisée, comme il convient à son sens véritable, la vérité dogmatique possède la plus grande vertu pédagogique. L'homme en a besoin pour devenir ce qu'il doit être.
Aucune science de l'éducation ne pourra donc parvenir à atteindre ses objectifs, si elle ne s'efforce pas de savoir ce que veut dire vivre de la foi ; et si elle n'enseigne pas à atteindre ce qui est le but de l'existence en apprenant à vivre en s'appuyant sur la foi. »
Edith Stein naquit à Breslau le 12 octobre 1891, dernière d’une famille de onze enfants. Ses parents, Siegfried et Augusta Stein- Courant, étaient des juifs pieux. Edith faisant preuve de grands dons pour l’étude mais perdit sa foi juive vers l’âge de 15 ans...
Un des évènements les plus importants de sa vie fut sa conversion au catholicisme, par suite de deux faits. D’abord Edith fut vivement touchée par l’attitude d’Anna, une de ses amies, devenue croyante quelques mois auparavant. A la suite de la mort de son mari, elle fit preuve d’une force intérieure incroyable. Edith écrira plus tard : ” Ce fut ma première rencontre avec la Croix, avec la force divine qu’elle donne à ceux qui la portent”. Mais l’évènement décisif fut la lecture de l’autobiographie de sainte Thérèse d’Avilla. “Là est la vérité” murmure-t-elle après l’avoir lue. Elle découvre ce qu’elle a cherché depuis tant d’années.
A 31 ans elle reçoit le baptême. Elle vit l’eucharistie quotidienne où elle trouve sa force. Au bout de quelques années, elle décide d’entrer au Carmel ; elle franchit la porte de clôture le 14 octobre 1933 à l’âge de 42 ans. Elle prend le nom de soeur Thérèse-Bénédicte de la Croix. Devant la montée du nazisme elle ne veut pas faire courir de risque à sa communauté ; elle part au Carmel d’Echt où elle arrive le 31 décembre 1938. C’est là qu’elle écrit son dernier grand livre ” La science de la Croix”. Elle écrit également son testament qu’elle achève le 9 juin 1939, par ces mots : “Je demande au Seigneur qu’il accepte ma vie et ma mort, pour qu’il soit reconnu par les siens (…) et pour tous ceux que le Seigneur m’a donnés” . Elle reste à Echt jusqu’au 2 août 1942, jour où, avec sa soeur Rosa, elle fut arrêtée par la Gestapo et déportée pour mourir de faim, martyre à Auschwitz.
Le 1er mai 1987, la carmélite sœur Thérèse- Bénédicte de la Croix (Edith Stein) fut béatifiée par le pape Jean- Paul II à Cologne. Le 11 octobre 1998, elle fut canonisée par le même pape, Place Saint-Pierre à Rome. En 1999, le pape nomma Edith Stein patronne de l’Europe.
Fiche technique
- Collection
- Le Cerf - Ad Solem
- Reliure
- Broché
- Parution
- 2012
- Nombre de pages ou Durée
- 280
- Hauteur
- 21.5
- Largeur
- 14.5