Jacqueline Pascal - Fille spirituelle de Blaise Pascal
Soeur Jacqueline porte un nom : éclipsée par le rayonnement du génie de son frère, elle est reléguée dans l'ombre de l'histoire officielle. Cette biographie dévoile de façon inédite une personnalité dont le cheminement intérieur est indissociable du déploiement spirituel de Pascal.
400ème anniversaire de la naissance de Blaise Pascal 1623-1662
L'HOMME NOUVEAU, Antoine Rizzo :
Après la génération de Victor Cousin au XIXe siècle et celle de Mauriac au XXe , la figure de la sœur religieuse de Pascal attire une troisième génération d’auteurs, romanciers comme Alain Vircondelet ou historiens comme le protestant Frédéric Delforge ou, ici, le catholique André Bord. On peut y déceler un progrès assez net dans la prise en compte de cette destinée singulière pour elle-même et non plus à la seule lumière du génie de son frère. André Bord s’est attaché depuis une quarantaine d’années à faire mieux connaître la profondeur chrétienne et spirituelle de deux génies, Jean de la Croix et Pascal (son Pascal et Jean de la Croix de 1987 reste un modèle de spiritualité mystique comparée). Dans ce nouveau livre, il fait œuvre d’historien, mais sa compétence de pascalien affleure à bien des pages. La crise de 1652 n’est pas minorée, ni les différences entre une religieuse cloîtrée et un laïc dans le monde.
Ce livre d’Histoire qui se lit comme un roman peut guérir de la tentation de voir en Jacqueline une sorte de Pascal plus Pascal que lui-même, et montre que dans le champ de la grâce et de la sainteté, aucune fleur n’est semblable. La sévérité aimante de Jacqueline, âme d’oraison et de direction spirituelle, envers les jeunes filles qui lui sont confiées n’est pas moins belle que l’explosion de toutes les potentialités humaines consumée au feu de l’amour du Christ chez son frère.
RESEAU REGAIN, 2017 : Cheminement spirituel
Son père s’oppose d’abord à sa vocation, mais elle entre à Port-Royal, peu après le décès de ce dernier, le 4 janvier 1652 et fait profession dès le 5 juin 1653, sous le nom de Jacqueline de Saint-Euphémie. Elle a alors une grande influence sur sa famille, en particulier sur son frère Blaise, alors mondain, brillant, mais qui ressent un «grand mépris du monde ». Ce dernier se rapproche des jansénistes et se place sous la direction spirituelle de Singlin. Elle-même reprend la plume pour célébrer le miracle de la Sainte-Épine. Elle se voit parallèlement confier des missions au sein de l’abbaye : le soin des postulantes (1655), l’éducation des enfants (1657), le sous-prieurat (1659). Lorsque les religieuses doivent signer le Formulaire de 1661, elle se montre parmi les plus opposées à la signature, refusant de transiger. Elle écrit alors à Antoine Arnauld une lettre où se trouve la célèbre formule: «Puisque les évêques ont des courages de filles, les filles doivent avoir des courages d’évêques». Elle finit cependant par être contrainte de signer et meurt peu après, en octobre 1661.
Voici la biographie du cheminement spirituel exceptionnel d’une brillante intellectuelle, éducatrice, poétesse et âme d’oraison qui ne cessa de progresser sur le chemin de la sainteté. Pour la première fois, à la lumière de ses écrits, se dessine un portrait riche et émouvant. De sa petite enfance à ses derniers jours, l’auteur révèle, avec une spontanéité qui touche parfois à la confession, un être extrêmement doué, séducteur, passionné de Dieu et de la vérité.
La biographie du cheminement spirituel exceptionnel d'une brillante intellectuelle, éducatrice, poétesse et âme d'oraison qui ne cessa de progresser sur le chemin de la sainteté.
Pour la première fois, à la lumière de ses écrits, se dessine un portrait riche et émouvant. De sa petite enfance à ses derniers jours, cet ouvrage nous révèle, avec une spontanéité qui touche parfois à la confession, un être extrêmement doué, séducteur et passionné de Dieu et de la vérité.
Fiche technique
- Parution
- 2009
- Nombre de pages ou Durée
- 130
- Hauteur
- 22
- Largeur
- 14.5