L'Homme, animal politique
L'Homme est par nature un animal politique. Ce fait de nature, premier et capital, fonde une juste conception du politique, à l’opposé des thèses contractualistes purement hypothétiques, qui ont mené au chaos actuel.
LE SALON BEIGE, Michel Janva, le 1er octobre 2026
Sur RCF, Thomas Cauchebrais reçoit Guillaume Bergerot, maître de conférences en histoire du droit à l’Université catholique de l’Ouest, à propos de son ouvrage sur L’Homme, animal politique, paru aux éditions Hora Decima : Fractures territoriales, conflits entre les générations, opposition entre les sexes, multiplication des revendications individuelles : notre société semble de plus en plus divisée. Pour Guillaume Bergerot, cette fragmentation trouve sa cause profonde dans la montée de l’individualisme. Dans L’Homme, animal politique, paru aux éditions Hora Decima, le maître de conférences en histoire du droit à l’Université catholique de l’Ouest remonte aux origines philosophiques de cette crise. Il montre comment la pensée moderne, notamment celle des Lumières, a progressivement imposé l’image d’un individu autonome, préoccupé par ses droits et son accomplissement personnel, au détriment de ses devoirs envers la famille et la communauté.
À cette conception, Guillaume Bergerot oppose la pensée d’Aristote, de Cicéron et de saint Thomas d’Aquin. Pour les Anciens, l’homme est naturellement fait pour vivre avec les autres et ne peut s’accomplir qu’au sein d’une communauté tournée vers le bien commun. Comment sortir de l’impasse individualiste et empêcher notre société de se défaire ?
Au sommaire :
- Introduction
- Mirage du contrat social et écueil de l'individualisme
- L'évolution naturelle et nécessaire de la vie communautaire vers la cité
- Les preuves de la nature politique de l'homme
- La finalité de la cité : le bien-vivre
- Autorité politique et constitution
- L'éducation et les lois
- Conclusion - Notes
L'individualisme, fondement de nos sociétés démocratiques, a progressivement éteint le sens civique. L'homo democraticus, nouveau Narcisse, entend jouir de lui-même dans une société atomisée et vide de sens. Souhaiter la restauration du contrat social pour lutter contre ce délitement est un leurre : la thèse de l'artificialité de la cité porte en germe la destruction de cette dernière. Mieux vaut renouer avec la pensée classique qui démontre que l'homme est un animal politique, fait pour vivre dans une communauté politique qui seul lui permet non seulement de vivre mais encore de bien vivre. La politique ne sera plus alors objet de défiance car elle aura retrouvé ses lettres de noblesse.
Guillaume Bergerot, maître de conférences en Histoire du droit, a consacré sa thèse à la justice capétienne au XII° siècle. Il enseigne l'Histoire du droit et la philosophie du droit à l'Université Catholique de l'Ouest, intervient à l'Institut catholique d'études supérieures en Histoire des doctrines sociales, à l'Institut Catholique de Rennes en Histoire médiévale ainsi qu'à l'Université du Mans en Histoire du droit.
Fiche technique
- Reliure
- Broché
- Parution
- Janvier 2026
- Nombre de pages
- 70
- Hauteur
- 18
- Largeur
- 12
- Poids en KG
- 0.079