Reines et princesses au temps des capétiens - D'Aliénor d'Aquitaine à Blanche de Castille
Préface d'Eliane Viennot.
Un siècle d'histoire de France enfin raconté du point de vue des femmes !
"Les deux femmes dont le nom figure dans le titre de ce livre sont généralement les seules que les Français peuvent citer, après sainte Clotilde et avant Catherine de Médicis, au titre des reines qui ont compté dans l'histoire de leur pays.
Au sommaire :
- Sous Louis VII l'angoisse de la succession 1137 - 1180
- Au coeur de l'empire Plantagenêt 1179 - 1195
- Heurs et malheurs jusqu'à Bouvines 1195 -1214
- De Philippe Auguste à Louis VIII 1214 - 1226 : l'ombre et la lumière .
Entre le mariage d'Aliénor d'Aquitaine et Louis VII en 1137 et l'accession à la régence de Blanche de Castille en 1227, ce qui se déroule entre Capétiens et Plantagenêts est digne d'un roman : unions royales et alliances princières, guerres fratricides et croisades chaotiques, bonnes fortunes et déchéances spectaculaires sont légion.
C'est en suivant l'histoire de cette période charnière - où Français et Anglais sont inextricablement liés par des tractations matrimoniales - que nous découvrons la vie étonnante et les destins croisés de plusieurs reines et princesses. Nous plongeons avec elles dans les turbulences des XIIe et XIIIe siècles et vivons leurs fiançailles, leurs voyages, leurs épreuves et leurs afflictions. Nous suivons leurs destinées, de France en Angleterre, de Flandre en Navarre, de Constantinople en Syrie, et perçons parfois quelques zones d'ombre : Pourquoi Ingeburge de Danemark a-t-elle été répudiée par Philippe Auguste ? Pourquoi Richard Coeur de Lion a-t-il exclu les femmes de son couronnement ? Pour quelle raison sa fiancée, Aélis de France, est-elle tombée dans l'oubli ?
Refusant d'admettre une histoire de France convenue dans laquelle le " deuxième sexe " est souvent délégitimé, diffamé, voire invisibilisé, Gaëlle Audéon fait revivre une trentaine de femmes aux destins méconnus. Aujourd'hui, écrire l'histoire de ces reines et princesses, c'est admettre qu'une jeune fille violée par un roi n'est pas sa " maîtresse ", que les rapts de fillettes pour des mariages forcés ne sont pas des " amours tumultueuses ", et qu'une dame qui doit réclamer son douaire n'est pas " cupide "...
Cet ouvrage, écrit d'une plume fluide et enlevée, réhabilite enfin toutes celles qui ont été mises de côté pendant des siècles et qui ont, elles aussi, pris part au grand récit national. Une synthèse indispensable.
Gaëlle Audéon est essayiste médiéviste, spécialiste de la dynastie capétienne. Ses travaux portent sur l'histoire politique et la situation des femmes de pouvoir, leur invisibilisation ou leur délégitimation dans le récit national. Elle a notamment publié aux Editions L'Harmattan Philippe le Bel et l'Affaire des brus. 1314 (2020, 2025).
Fiche technique
- Reliure
- Broché
- Nombre de pages
- 388
- Hauteur
- 24
- Largeur
- 15.5
- Épaisseur
- 3.5
- Poids en KG
- 0.620