100 nouveaux mots latins pour bien écrire 1000 mots français

Progresser en orthographie et en grammaire devient un plaisir passionnant avec ce joyeux petit livre simple et savant qui permet de s'approprier les mots français en les rattachant à leur source latine.

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LE FIGARO HISTOIRE, décembre 2025 :

   [Un ouvrage] qui sera cher à tous les latinistes et amoureux de la langue française. 

LIBERTE POLITIQUE, Hubert de Champris, décembre 2025 :

   C’est le son ou, plus exactement, la sonorité qui est porteur du sens, partant, de cette nébuleuse émotionnelle qu’on appelle l’inconscience lexicale, laquelle, cependant, éclot et se répand à partir d’un axe objectif, fixe, immuable, indépendant, vivant, quasi biologique qui a pour nom, étymon. Comment sortir de cette apparente contradiction ?

   Dans la foulée d’Emile Littré, Jean Pruvost, depuis belle lurette, s’attache à répondre à la question en préconisant de plus fort le recours à la science exacte que forme l’étymologie, science dont la justesse (à défaut, mineur, d’exactitude et de précision comme on va le comprendre) s’accroîtra à mesure qu’elle se transformera en « science humaine ». Mais, comme le soliste virtuose qui, au départ, s’appuie sur une partition objective écrite par tel fameux compositeur pour, insensiblement et tout personnellement, moduler et imprimer sa touche à la mélodie, le linguiste, le lexicographe, le grammairien, le professeur, l’écrivain, l’étudiant, l’élève, bref vous et moi, tout un chacun, doit et se doit de bien connaître les mots qu’à tout instant il emploie puisque nous ne cessons de penser et que penser, c’est en premier se parler. Bien de nos mots sont de racines grecques ou arabes. Entre les deux empires, régna le latin qui, comme son nom l’indique, continue à régenter si ce n’est, même, à gouverner nos consciences (pour les plus cultivés d’entre nous) et, surtout, nos inconsciences… De la ‘résilience’ avant Cyrulnik à l’absence de ‘repère’ de nos chers délinquants, des ‘bateaux-mouches’ à la ‘musaraigne’, des ‘laudes’ à Charles le Magnifique, de père en fils et de fille (car, n’est-ce pas, ce sont plutôt filles et femmes qui coudent et repassent) en aiguilles, vous arpenterez donc ces cents entrées avant de mériter goûter à pleine langue du dessert de la langue.

   Prolongeant l’ouvrage, il ne vous sera pas interdit de pratiquer l’étymologie rétroactive c’est-à-dire celle que vous, présentement, vous vous sentez en droit de projeter au cœur du terme, comme en en étant l’origine. Bien souvent, il s’avérera que vous avez raison, d’autant plus que les étymons sont comme des poupées russes qui, les mots voyageant dans le temps et, surtout, dans l’espace, s’emboîtent les unes dans les autres. Le va-et-vient des latins réciproquement « travaillés » et littéralement transportés entre Bretagne, Normandie et Grande Bretagne tout au long du Moyen-Âge, qui produisit peut-être, comme dirait Richard de Sèze, nos faux jetons d’Anglais mais aussi nos faux-amis anglais ô combien profonds et riche de sens, en porte la marque. Le ministère de l’Instruction publique aura à cœur d’intégrer une initiation à l’étymologie latine dans l’enseignement de la grammaire française, indépendamment même de l’enseignement du latin proprement dit. Et les parents, dès le jeune âge, de dispenser à leur progéniture des rudiments de la chose : cette saine jeunesse retiendra ainsi plus fermement la bonne parole de ses pères. Quant à nous tous, en suivant Jean Pruvost dans ses explorations du verbe de Dieu et des hommes, à défaut d’éden mais comme le cabaret parisien, nous aurons de la sorte la chance de connaître quelque peu le « ciel » des mots en retrouvant le Paradis latin. 

   Bien orthographier un mot et bien le comprendre, c’est le rattacher à sa famille et en connaître le plaisant parcours.

   Quel rapport peut ainsi s’établir entre manoir, ménage, manant et Ménilmontant, tous les quatre issus d’une même souche latine ? Pourquoi un h à l’initiale des mots huile et huître ? Relever par exemple que d’un type de chêne, robur en latin, viennent la robustesse ou le fait de corroborer, renforcer quelque chose, en passant par un mot souvent mal compris, roboratif, revigorant, c’est effectuer l’un des très nombreux voyages stimulants ici proposés. Comment le latin mus, la souris, peut-il être à l’origine des muscles et de la moule ? Quel rapport entre les tessons d’une cruche et un test ? À découvrir en s’émerveillant avec nos amis, les mots latins.

   Fidèle à l’esprit de la collection « Les Petits Latins » et prenant la suite du premier volume, chaque entrée est accompagnée d’une citation latine et d’un point de civilisation.

Auteur : Jean Pruvost

 

 Jean Pruvost, Professeur des universités émérite et directeur honoraire d’un laboratoire CNRS dévolu aux dictionnaires, est l’auteur d’une soixantaine d’ouvrages et de plus de 5 000 chroniques de langue.

   Prix de l’Académie française, Grande médaille de la francophonie, Prix Émile Littré, il est convaincu que, de l’Antiquité à aujourd’hui, l’harmonie passe par le partage joyeux, simple et généreux des savoirs. 

Jean Pruvost
9782377751365

Fiche technique

Reliure
Broché, couverture souple
Parution
octobre 2025
Nombre de pages
168
Hauteur
18
Largeur
12
Épaisseur
1.6
Poids en KG
0.301

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