Dictionnaire des généraux français de la Seconde Guerre mondiale
Un outil indispensable pour comprendre les élites militaires françaises et la Seconde Guerre mondiale.
Pourquoi ce dictionnaire ?
Les chefs militaires français de l’armée de terre, en fonction durant la Seconde Guerre mondiale, n’ont pas fait l’objet d’une étude biographique exhaustive, à la différence par exemple du Royaume-Uni ou de l’Allemagne. Ce dictionnaire a donc pour but principal de combler ce vide et de permettre d’avoir un aperçu de la carrière de tous les généraux ayant exercé des responsabilités entre 1939 et 1945. Pour réaliser cet ouvrage, une trentaine d’historiens se sont lancés dans des recherches approfondies dans toutes les directions. Le dossier personnel du général conservé au Service historique de la Défense à Vincennes a servi de base à la rédaction de la notice. S'ajoutent à cela de nombreuses références bibliographiques, des milliers de cartons d'archives minutieusement décortiqués, mais aussi de précieux documents de descendants ou d'héritiers, dont des dizaines de biographies jamais publiées.
Quels sont les généraux qui font l’objet d’une notice ?
Nous avons retenu tous les généraux de l’armée de terre d’active (1 re section), et aussi ceux de réserve (2e section) rappelés à des postes opérationnels ou territoriaux. Quelques généraux de gendarmerie ayant occupé des emplois de prévôts dans les Forces terrestres sont aussi présents. De même, les généraux de la Résistance font l’objet d’une notice. En revanche, tous les généraux en 2e section n’ayant occupé aucun poste entre le 2 septembre 1939 et le 8 mai 1945 ne sont pas traités. Pour chaque général sont indiqués : son état civil, sa date d’entrée en service, les écoles militaires par lesquelles il est passé, les unités où il a servi et ses principales fonctions, ainsi que des appréciations, notamment à des moments cruciaux de la carrière (ESG, chef de corps, CHEM notamment) qui permettent, malgré le caractère généralement laudatif de celles-ci, de se faire une idée sur le tempérament, les qualités et les défauts de l’intéressé. Les faits et traits saillants sont bien sûr mis en avant. Le rôle du général étudié durant la Seconde Guerre mondiale est davantage développé que les autres périodes. Les citations, les grades successifs dans la Légion d’honneur sont mentionnés. En revanche, nous avons fait le choix de ne pas indiquer la totalité des décorations étrangères, mais seulement celles décernées pour fait de guerre.
L'HOMME NOUVEAU, Christophe Carichon, 4 mars 2026 :
Cet ouvrage monumental est une mine d’informations : 1126 pages pour 2,5 kg. Une trentaine d’auteurs spécialistes en histoire militaire retracent ici la carrière des chefs de l’armée de terre durant le dernier conflit mondial. Ce précieux dictionnaire comble un vide et permet enfin aux chercheurs d’avoir sous la main un outil précis sans être obligé de se déplacer forcément au Service historique de la Défense (SHD), sis au fort de Vincennes. Ils sont tous là, 1 087 généraux de brigade, de division, de corps d’armée et d’armée qui ont servi la France entre 1939 et 1945 au sein de l’armée de terre : de cette cohorte, on distingue les onze généraux morts au combat lors de la campagne de France – dont plusieurs tombés les armes à la main comme Caille, Olivier Thierry d’Argenlieu ou Courson de La Villeneuve –, les prisonniers malheureux des Offlag, les martyrs des camps de concentration – illustrés par les généraux Frère (« un saint » selon le prêtre qui l’assista en ses derniers instants), Vernau, Delestraint, Fresne de Virel, Gentil, Labat, etc. –, les trois seuls qui rallièrent De Gaulle en 1940 (Catroux, Legentilhomme, Eon) et ceux promus au sein des FFL, des FFI et de l’armée d’Afrique (Hauteclocque dit Leclerc, Larminat, Brosset, Magrin-Vernerey, Koenig, Monsabert, Chaban-Delmas...) et aussi les parias sur qui s’abattit la vindicte du vainqueur à la Libération (Arnould, Dentz, Huntziger, Galy et le plus grand de tous, Weygand).
On lira avec intérêt la notice consacrée à Pierre Robert de Saint-Vincent, « juste parmi les Nations » qui refusa son concours lors des rafles des Juifs en 1942, face à celles du ministre collaborationniste Eugène Bridoux (fils d’un général mort pour la France en 1914) et de « l’hérétique » Edgard Puaud, commandant de la division Waffen-SS Charlemagne sur le front de l’Est. Quant aux autres, la majorité, ils sont morts dans leur lit après avoir servi toute leur vie « pour le bien du service, l’exécution des règlements militaires et le succès des armes de la France ». Issus de Saint-Cyr, de Polytechnique ou sortis du rang par le biais des Écoles d’arme, les généraux de la Seconde Guerre mondiale forment un ensemble relativement cohérent. Jeunes sous-officiers et officiers subalternes multidécorés en 1914-1918, engagés dans les colonies et dans les campagnes du Rif et du Levant dans les années 1920 puis dans les affres des années 1930, ils sont colonels et jeunes généraux en 1939 avant de perdre la bataille de France. Leur carrière, pour la plupart, s’arrête à la fin des années 1940 et au début des années 1950, sauf pour les plus jeunes à l’époque, comme Salan ou Koenig qui servent jusqu’aux derniers feux de l’Empire.
Cet ouvrage remarquable souffre cependant d’une absence d’analyse sociologique sur la population étudiée (âge au début de la guerre, état matrimonial, enfants, origine sociale, religion, choix politiques, prisonniers en 1940, généraux d’origine juive, pourcentage des vichystes, des gaullistes et des giraudistes convaincus, etc.). Le lecteur aurait également apprécié des photos des généraux étudiés et des cartes de la campagne de 1940 où ils se sont, pour beaucoup, illustrés. Quoi qu’il en soit, cette somme est une réussite. On ne peut que souhaiter une suite sur les généraux de la génération suivante, ceux des rizières d’Indochine et des djebels d’Afrique du Nord, mais aussi sur les officiers généraux de la Marine, de l’aviation et des services.
REVUE D'HISTOIRE EUROPEENNE :
Ce dictionnaire est une mine d'informations que nous vous encourageons à découvrir.
LE FIGARO, 2026 :
Avec rigueur et honnêteté intellectuelle, l'ouvrage n'évite pas les sujets qui fâchent - Vichy vs France combattante, combats fratricides au Levant, etc...-. Un remarquable outil de travail.
1087 : c'est le nombre de généraux français de la Seconde Guerre mondiale. Qui étaient-ils ? Quels furent leurs parcours, leurs responsabilités, leur rôle en 1939-1945 ? Ce dictionnaire monumental, dirigé par François de Lannoy et Max Schiavon, entouré de plus de trente historiens, répond à ces questions avec rigueur et précision.
Grâce aux dossiers du Service historique de la Défense et à la découverte d'archives privées, le parcours complet de ces officiers de l'armée de terre a pu être reconstitué : affectations, promotions, décorations, faits saillants, et surtout notations qui révèlent leurs tempéraments, leurs forces leurs faiblesses.
A travers ces biographies c'est un demi-siècle d'histoire militaire de la France de la III° République à celle de la Libération qui se dessine en filigrane.
Fiche technique
- Reliure
- Livre relié, dos carré
- Parution
- Décembre 2025
- Nombre de pages
- 1200
- Hauteur
- 30.5
- Largeur
- 22
- Épaisseur
- 6.1
- Poids en KG
- 2.410