Cet ouvrage est paru pour la première fois aux éditions Plon, en 1940.
GUERRES ET CONFLITS : Pour mieux connaitre et comprendre les évolutions qui suivent la chute de l'Empire, ce volume s'impose comme une première lecture, aussi précise sur le fond que bien écrite et agréable à lire.
LE FIGARO MAGAZINE : Une brillante étude.
FONDATION NAPOLÉON :
Loin de l’image convenue d’un opportuniste mû par la seule soif de pouvoir, Ferrero propose une lecture plus subtile, fondée sur l’idée d’une révolte intérieure persistante, à la fois féconde et destructrice. Talleyrand apparaît ainsi comme un « cas sans précédent », dont la compréhension est essentielle pour saisir les enjeux du XIXe siècle.
LE FIGARO HISTOIRE, 1 août 2025 : Un corpus impressionnant d'arguments dans une langue étincelante.
L'HOMME NOUVEAU, Benoît Maubrun, N°19 juillet 2025 :
Il est toujours difficile de faire l’éloge de Talleyrand tant sa vie morale et son infidélité, publique et ancrée, à son ordination représentent un scandale objectif. On connaît le jugement implacable de Chateaubriand à son sujet : « Tout à coup une porte s’ouvre ; entre silencieusement le vice appuyé sur le bras du crime, M. de Talleyrand marchant soutenu par M. Fouché ».
Italien, né en 1871 et mort en exil en 1942, Guglielmo Ferrero n’a pas le regard de l’auteur des Mémoires d’outre-tombe sur le « Diable boiteux ». Il n’ignore pas sa conduite morale, mais l’évacue au profit de son action politique alors que se joue le sort de la France et de l’Europe. Il dresse un éloge vigoureux du diplomate qui non seulement parvient à remettre la France épuisée et défaite dans le concert des nations, mais réussit aussi à en faire quasiment l’arbitre des négociations lors du congrès de Vienne.
Écrit dans le souvenir dramatique de la Première Guerre mondiale, qui vit justement partir en fumée l’équilibre européen né en 1815, ce livre s’élève au rang d’une réflexion de philosophie politique, dans une perspective libérale, sur la légitimité du pouvoir et les conséquences totalitaires de l’illégitimité.
Malgré la fragilité politique de la France en 1815, Talleyrand, le "Diable boiteux" comme il fut surnommé, réussit à faire plus qu'éviter l'humiliation de la France dans ce concert des puissances. Initialement exclue des négociations, Talleyrand parvint à placer la France sur un pied d'égalité avec l'Angleterre, la Russie, la Prusse et l'Autriche en exploitant les tensions entre les grandes puissances, créant une sorte de coalition avec l'Autriche et l'Angleterre afin de modérer les appétits de la Prusse et de la Russie.
De la sorte, la France devint quasiment l'arbitre des négociations, apparaissant comme le défenseur de l'équilibre européen. L'habileté suprême du "Diable boiteux" au Congrès de Vienne dont Ferrero brosse ici un tableau détaillé reste un modèle de diplomatie fondé sur la patience, la connaissance des intérêts en présence et l'art du compromis. Un exemple pour aujourd'hui encore !
Guglielmo Ferrero est né en 1871 en Italie et mort en 1942 en Suisse où il était en exil depuis 1929.
Après la publication de sa synthèse sur la Rome antique (Grandeur et décadence de Rome, 6 volumes, 1902), il est appelé dans le monde entier pour donner des conférences qui le mènent jusqu'aux Etats-Unis à l'invitation du Président Théodore Roosevelt. Historien de la Rome antique, il l'est aussi de la Révolution française sur laquelle il écrit notamment Bonaparte en Italie (1796-1797) et Reconstruction : Talleyrand au Congrès de Vienne (1814-1815) parus en France respectivement en 1936 et 1940.
Fiche technique
- Reliure
- Broché
- Parution
- 7 mai 2025
- Nombre de pages
- 386
- Hauteur
- 19
- Largeur
- 12.5
- Épaisseur
- 2
- Poids en KG
- 0.376