Dans les ténèbres

Précédé de Léon Bloy devant les canons par François Angelier
Jérôme Millon
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LÉON BLOY DEVANT LES CANONS
Léon Bloy, le catholicisme et la guerre par François Angelier

Préface
I. Le mépris
II. Les apparences
III. La volupté
IV. L’attente
V. La peur
VI. Le cœur de l’abime
VII. Les aveugles
VIII. Un sanglot dans la nuit
IX. La douleur
X. Le canon
XI. Le miracle
XII. Le dernier cri
XIII. La putréfaction
XIV. L’avènement inimaginable
XV. La frontière
XVI. Commémoration
XVII. Le désastre intellectuel
XVIII. Un solécisme
XIX. L’inventaire des âmes
XX. Les nouveaux riches
XXI. L’aveugle-né

    Nous sommes des dormants pleins des images à demi effacées de l’Éden perdu, des mendiants aveugles au seuil d’un palais sublime dont la porte est close. Non seulement nous ne parvenons pas à nous voir les uns les autres, mais il nous est impossible de distinguer, au son de sa voix, notre voisin le plus proche.

   Écrit entre juillet et octobre 1917, paru posthume en juillet 1918, Dans les ténèbres est, au sens fort, premier, du mot, une œuvre «terrible»: un chant où la terreur et la désolation s’offrent en basse continue; mais une terreur au loin qui, accrue d’une soumission sans faille aux divins décrets, se pare d’une sérénité sombre, témoigne d’une résignation hantée. Non l’ultime coup de griffe d’un vieux lion d’arène lassé de dilacérer la chair fade de ses ennemis, non le chant du cygne d’un zélote désenchanté ou d’un pieux croisé ayant nostalgiquement remisé son glaive au magasin des souvenirs, d’un vieux sonneur de tocsin aux paumes sciées par la corde, mais le vibrant testament d’un prophète, certes las de labourer le désert, mais qui sent venir, avide, l’ultime secousse. La lame qui va tout emporter, le tremblement dernier. Bloy nous offre là une fusion de tous ses cris, le faisceau de tous ses combats, l’entier creuset de toutes ses colères.

Auteur : Léon Bloy

   En 1867, venu à Paris, il fit la rencontre – décisive – de l’écrivain Jules Barbey d’Aurevilly, qui allait devenir son maître et ami. C'est d'ailleurs sous son influence qu'il se convertit au catholicisme en 1869. C'est aussi grâce à Jules, qui réunissait chez lui le dimanche des auteurs débutants, que Bloy fit la connaissance de Paul Bourget, François Coppée, Joris-Karl Huysmans et Jean Richepin.

   Après sa conversion, Bloy se plongea dans les œuvres de Joseph de Maistre, Louis de Bonald, Ernest Hello et Blanc de Saint-Bonnet, qui l'orientèrent en religion vers un catholicisme ardent, en politique vers l'option monarchiste, en lettres vers le pamphlet. C'est véritablement avec la parution du "Salut par les Juifs" en 1892 que le style de Bloy se révéla dans toute sa splendeur. En 1898, il édita la première partie de son "Journal". Elle sera suivie par d'autres parties.

   Plusieurs écrivains et penseurs aux XIXe et XXe siècles ont puisé leur inspiration chez Bloy. Parmi ses héritiers spirituels directs, on compte Jacques et Raïssa Maritain, Georges Bernanos, Pierre Emmanuel, Stanislas Fumet et le géologue Pierre Termier.

Editeur : Jérôme Millon
Léon Bloy
9782841373086

Fiche technique

Reliure
Broché
Parution
2014
Nombre de pages
152
Hauteur
19
Largeur
13
Épaisseur
1.2

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