Au sommaire :
- Un système : l'Empire
- Un courant politique : le Bonapartisme après l'Empire
- Une méthode : le Bonapartisme et Louis-Napoléon
- Cartes
- Annexes
Comment concilier la légitimité démocratique issue de la souveraineté populaire et l'hérédité dynastique ? L'histoire du bonapartisme à ses origines est celle d'une gageure. L'ouvrage de Frédéric Bluche, première étude d'ensemble sur le bonapartisme méconnu de la première moitié du XIX° siècle fait le point sur ses origines doctrinales.
Le bonapartisme, doctrine simpliste et ambiguë à la fois, courant politique souterrain et méthode de conquête du pouvoir, cherche tout au long de ce demi-siècle à réconcilier la souveraineté du peuple et la monarchie administrative et centralisatrice. Ce souci constant de fusion nationale au-dessus des partis lui donne paradoxalement une orientation politique centriste : le bonapartisme entend appliquer sur le mode autoritaire les principes de la révolution modérée.
Du cout d'état du 19 brumaire an VIII à celui du 2 décembre 1851 le bonapartisme ne parviendra pas à surmonter ses contradictions. Il séduit pourtant et séduira encore longtemps un personnel politique assez marginal composé d'aventuriers et un électorat paysan (ce que les historiens conviennent d'appeler la démocratie rurale). En revanche, le ralliement des élites au premier puis au Second Empire est provisoire par définition. La séduction qu'exerce le bonapartisme sur les hommes est aussi occasionnelle que le phénomène politique est lui-même intermittent.

Frédéric Bluche, historien du droit et grand prix du Souvenir napoléonien 1980 pour son essai Le Bonapartisme. Aux origines de la droite autoritaire, 1800-1850 (Nouvelles Éditions Latines).
Maître de conférences à l’université de Paris II, il avait commencé sa carrière à l’université de Metz où il avait notamment dirigé le mémoire de maîtrise de notre directeur général, Thierry Lentz, en 1981. Après son ouvrage sur le bonapartisme (complété par un « Que sais-je ? » sur le même sujet l’année suivante), il avait publié un très remarqué Danton (Perrin, 1984), un ouvrage devenu de référence sur les massacres de Septembre (Robert Laffont, 1986), une Révolution française (avec Jean Tulard et Stéphane Rials, 1989) puis de nombreux travaux juridiques dont un remarquable Manuel d’histoire politique de la France contemporaine (PUF, 2001).
Il était aussi l’auteur de plusieurs romans et essais romanesques. Se consacrant toujours en priorité à ses cours et ses étudiants, il était un enseignant-né qui laisse autant d’orphelins qu’il a eu d’étudiants.
Frédéric Bluche est décédé le 3 janvier 2024.
Fiche technique
- Reliure
- Broché
- Parution
- 2008
- Nombre de pages
- 366
- Hauteur
- 22
- Largeur
- 14
- Épaisseur
- 2.5
- Poids en KG
- 0.410