L'Evangile médité avec les Pères - Tome 3 - Le ministère public - Les paraboles
Nouvelle édition fac-simile de Victor Lecoffre, 1905.
Belle édition fac-simile de qualité professionnelle, avec couverture à rabats, papier fin crème de 70 gr.
Bibliothèque-catholique :
Ce volume s’inscrit dans une œuvre ambitieuse : faire revivre l’Évangile à la lumière des Pères de l’Église, en unissant l’exégèse, la théologie et la méditation spirituelle.
Le Père Thiriet s’attache ici à la période centrale du ministère public de Jésus, marquée par l’enseignement en paraboles et par de nombreux miracles. Les paraboles occupent une place essentielle dans ce tome. Elles sont présentées non seulement comme des récits symboliques, mais comme des instruments vivants de la pédagogie divine. Chaque parabole — du semeur à l’enfant prodigue — est étudiée dans son sens littéral, moral et spirituel, en s’appuyant sur l’interprétation traditionnelle des Pères. ---L’ouvrage met également en lumière les grands thèmes évangéliques : la miséricorde de Dieu, la conversion du pécheur, la vigilance chrétienne, le renoncement et la vie intérieure. Les épisodes majeurs — miracles, discours, missions apostoliques — sont expliqués avec précision et profondeur.
Le lecteur découvre ainsi une vision cohérente de la doctrine du Christ, où chaque enseignement s’inscrit dans un ensemble organique. Loin d’une simple analyse intellectuelle, le texte invite constamment à la méditation et à la transformation intérieure. Par son style clair et nourri de tradition, ce tome constitue un guide précieux pour tous ceux qui souhaitent approfondir leur compréhension de l’Évangile et vivre plus pleinement de ses enseignements.
Le père Thiriet dans son introduction :
Au XIIIe siècle, à la demande du pape Urbain IV, S. Thomas d’Aquin, alors à l’apogée de son génie, composa sur les quatre Évangiles, une chaîne formée uniquement des textes des Pères Grecs et Latins, et qui bientôt reçut le nom de Chaîne d’or (rééditée aux éditions Saint-Remi). L. Veuillot affirmait à des novices dominicains qui louaient sa Vie de Jésus-Christ (rééditée en édition de luxe aux ESR), qu’il n’avait employé, pour la composer, d’autre ouvrage que la Catena aurea. La Grande Vie de Jésus-Christ, de Ludolphe le Chartreux, ne doit-elle pas son charme et le grand succès qu’elle eut, aux pensées des pères dont elle est pleine. Bossuet lui-même, dans ses immortelles Méditations sur l’Évangile, ne fait souvent que traduire les Pères. Mais quel traducteur ! C’est à ce titre de traducteur des Pères, autant qu’à celui de Père de l’Église que lui décernait Labruyère, que nous lui ferons de nombreux emprunts. Nous avons donc pensé aux âmes désireuses de méditer l’Évangile avec les Pères, et nous avons voulu les aider à réaliser leur désir. Prenant la Catena aurea comme base première, nous en avons vérifié les textes, en les revoyant dans leur contexte. S. Thomas s’excusait de la brièveté dans laquelle il les avait cités, brièveté qui pouvait les rendre obscurs ; et en effet, ils gagnent à être lus dans l’original. En unissant les quatre Évangélistes en un seul récit, nous avons pu éviter des répétitions nombreuses qui allongent l’œuvre du grand docteur. Saint Thomas avait à sa disposition des commentaires qui n’ont pas été imprimés : nos lecteurs bénéficieront des passages cités par lui. Nous avons des œuvres importantes des Pères que S. Thomas ne possédait pas : nous joindrons ces trésors à ceux qu’il avait recueillis.
Pour S. Thomas, la tradition patristique s’arrêtait au XIe siècle ; mais dans les siècles qui ont suivi, Rupert, S. Pierre Damien, S. Bernard, Albert le Grand, S. Thomas lui-même, S. Bonaventure, S. Bernardin de Sienne, ne représentent-ils pas aussi la tradition et ne fallait-il pas recueillir leurs pensées sur l’Évangile ? À peu près tous les textes cités ont été vérifiés : et les références notées en marge donnent le moyen d’en contrôler l’exactitude ; je dis à peu près tous, car la dispersion des religieux s’étant faite avant l’entier achèvement de notre travail, nous avons été privés des livres qui nous avaient servi pour le faire. Quelquefois, mais rarement, nous avons donné le sens plutôt que les paroles elles-mêmes, disant avec S. Bernard : “J’aime à employer, toutes les fois que je le puis, les paroles des saints pour que la valeur du vase rende plus précieuses les choses qui y sont présentées.” Et quand nous avons ajouté à ces paroles vénérables quelques réflexions personnelles, ou des citations d’auteurs plus modernes, nous pensons être toujours demeuré dans le sens de la tradition.
C’est pourquoi je présente avec confiance ce livre, puisqu’il n’est pas de moi. À ceux qui le liront, je souhaite toutes les joies que j’ai éprouvées dans la compagnie de ces saints Docteurs. Il est doux d’entendre des hommes comme nos Pères dans la foi nous parler de Jésus-Christ. Que de fois, recevant de ma lecture des illuminations vraiment divines, j’ai dit à Dieu : Ô mon Dieu, récompensez le docteur qui nous a apporté de telles lumières ! J’estimerais ma récompense très grande si parfois une prière semblable sortait du cœur de ceux qui liront ces volumes. »
Le Révérend Père Th. M. Thiriet, dominicain, s’inscrit dans la tradition spirituelle et théologique de l’Ordre des Prêcheurs. Son œuvre se caractérise par une forte inspiration patristique et une orientation contemplative, destinée à nourrir la vie intérieure.
Fiche technique
- Reliure
- Broché, couverture souple avec rabats
- Parution
- 2025
- Nombre de pages
- 554
- Hauteur
- 22
- Largeur
- 16
- Épaisseur
- 2.6
- Poids en KG
- 0.850