L'Evangile médité avec les Pères - Tome 4 - La fin du ministère public de Jésus - La préparation de la Passion
Nouvelle édition fac-simile de Victor Lecoffre, 1905.
Belle édition fac-simile de qualité professionnelle, avec couverture à rabats, papier fin crème de 70 gr.
Bibliothèque-catholique :
Ce volume marque une étape décisive dans la progression de l’œuvre : il conduit le lecteur vers le mystère central du christianisme, la Passion du Christ.
Le Père Thiriet y rassemble les enseignements les plus élevés du Sauveur, prononcés à l’approche de son sacrifice. ---L’ouvrage s’ouvre sur une série de méditations sur la véritable grandeur chrétienne, fondée sur l’humilité, la charité, le pardon et le renoncement. Les paraboles et les épisodes évangéliques illustrent cette doctrine, en opposition avec les conceptions humaines de la grandeur.
---Une large place est accordée aux enseignements eschatologiques : vigilance, jugement dernier, récompense des justes. Les grandes paraboles — les vierges sages, les talents, le jugement final — sont expliquées avec une profondeur théologique et spirituelle remarquable.
---Le récit se concentre ensuite sur les derniers jours du Christ : entrée à Jérusalem, controverses avec les pharisiens, discours solennels, puis préparation immédiate de la Passion. Chaque épisode est interprété à la lumière de la tradition patristique.
---Le sommet du volume est atteint avec la méditation sur la Cène et l’institution de l’Eucharistie. Le Père Thiriet en expose la nature, la matière, la forme, le sacrifice et les effets spirituels, en montrant son lien intime avec la Passion. Enfin, les discours après la Cène et la prière sacerdotale ouvrent sur les mystères les plus élevés : union à Jésus-Christ, action du Saint-Esprit, charité fraternelle et destinée éternelle de l’Église.
---Ce tome constitue ainsi une synthèse doctrinale et spirituelle de première importance, préparant le lecteur à contempler le mystère de la Passion dans toute sa profondeur.
Le père Thiriet dans son introduction :
Au XIIIe siècle, à la demande du pape Urbain IV, S. Thomas d’Aquin, alors à l’apogée de son génie, composa sur les quatre Évangiles, une chaîne formée uniquement des textes des Pères Grecs et Latins, et qui bientôt reçut le nom de Chaîne d’or (rééditée aux éditions Saint-Remi). L. Veuillot affirmait à des novices dominicains qui louaient sa Vie de Jésus-Christ (rééditée en édition de luxe aux ESR), qu’il n’avait employé, pour la composer, d’autre ouvrage que la Catena aurea. La Grande Vie de Jésus-Christ, de Ludolphe le Chartreux, ne doit-elle pas son charme et le grand succès qu’elle eut, aux pensées des pères dont elle est pleine. Bossuet lui-même, dans ses immortelles Méditations sur l’Évangile, ne fait souvent que traduire les Pères. Mais quel traducteur ! C’est à ce titre de traducteur des Pères, autant qu’à celui de Père de l’Église que lui décernait Labruyère, que nous lui ferons de nombreux emprunts. Nous avons donc pensé aux âmes désireuses de méditer l’Évangile avec les Pères, et nous avons voulu les aider à réaliser leur désir. Prenant la Catena aurea comme base première, nous en avons vérifié les textes, en les revoyant dans leur contexte. S. Thomas s’excusait de la brièveté dans laquelle il les avait cités, brièveté qui pouvait les rendre obscurs ; et en effet, ils gagnent à être lus dans l’original. En unissant les quatre Évangélistes en un seul récit, nous avons pu éviter des répétitions nombreuses qui allongent l’œuvre du grand docteur. S. Thomas avait à sa disposition des commentaires qui n’ont pas été imprimés : nos lecteurs bénéficieront des passages cités par lui. Nous avons des œuvres importantes des Pères que S. Thomas ne possédait pas : nous joindrons ces trésors à ceux qu’il avait recueillis.
Pour S. Thomas, la tradition patristique s’arrêtait au XIe siècle ; mais dans les siècles qui ont suivi, Rupert, S. Pierre Damien, S. Bernard, Albert le Grand, S. Thomas lui-même, S. Bonaventure, S. Bernardin de Sienne, ne représentent-ils pas aussi la tradition et ne fallait-il pas recueillir leurs pensées sur l’Évangile ? À peu près tous les textes cités ont été vérifiés : et les références notées en marge donnent le moyen d’en contrôler l’exactitude ; je dis à peu près tous, car la dispersion des religieux s’étant faite avant l’entier achèvement de notre travail, nous avons été privés des livres qui nous avaient servi pour le faire. Quelquefois, mais rarement, nous avons donné le sens plutôt que les paroles elles-mêmes, disant avec S. Bernard : “J’aime à employer, toutes les fois que je le puis, les paroles des saints pour que la valeur du vase rende plus précieuses les choses qui y sont présentées.” Et quand nous avons ajouté à ces paroles vénérables quelques réflexions personnelles, ou des citations d’auteurs plus modernes, nous pensons être toujours demeuré dans le sens de la tradition.
C’est pourquoi je présente avec confiance ce livre, puisqu’il n’est pas de moi. À ceux qui le liront, je souhaite toutes les joies que j’ai éprouvées dans la compagnie de ces saints Docteurs. Il est doux d’entendre des hommes comme nos Pères dans la foi nous parler de Jésus-Christ. Que de fois, recevant de ma lecture des illuminations vraiment divines, j’ai dit à Dieu : Ô mon Dieu, récompensez le docteur qui nous a apporté de telles lumières ! J’estimerais ma récompense très grande si parfois une prière semblable sortait du cœur de ceux qui liront ces volumes. »
Le Révérend Père Th. M. Thiriet, dominicain, s’inscrit dans la tradition spirituelle et théologique de l’Ordre des Prêcheurs. Son œuvre se caractérise par une forte inspiration patristique et une orientation contemplative, destinée à nourrir la vie intérieure.
Fiche technique
- Reliure
- Broché, couverture souple avec rabats
- Parution
- 2025
- Nombre de pages
- 560
- Hauteur
- 22
- Largeur
- 16
- Épaisseur
- 2.5
- Poids en KG
- 0.780